L’Echiquier et le Mouvement : Lancement des FARE

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L’échiquier politique connaît une reconfiguration sous le travail stimulant du mouvement. Cette divine espérance des hommes. Tout se tient et tout bouge. Un nouveau parti est né, non pour amuser la galerie mais pour inscrire un cycle nouveau. La présidence du parti assumée par un jeune, Alou Keita, est déjà un message fort tant ceux qui l’ont approché témoignent de la ferme volonté de Modibo Sidibé de faire une synthèse générationnelle avec une forte implication de la jeunesse dans la gestion du Mali.

Fare xEn effet, les inconditionnels de l’ancien PM, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre des Affaires étrangères et non moins ancien ministre de la Santé, décidés à porter sa candidature jusqu’à Koulouba, ont franchi un pas décisif ce dimanche 03 mars 2013 en mettant sur les fonts baptismaux les FARE, Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence. Un parti au nom plein de sens en ces moments décisifs pour le Mali. Les partisans de Modibo Sidibé entendent apporter la lumière des FARE pour éclairer l’Horizon Mali. Nom d’un parti à la Vision prospective, projetant le Mali comme pays émergent tout en faisant des urgences du moment des fondamentaux. Nulle perspective sans sécurité et sans stabilité. Les FARE entendent intégrer cette dialectique globale dans leur démarche politique et leur altérité citoyenne. Urgence et Vision, quotidiens et perspectives, concilier le présent pressé et le demain patient. Rien de solide ni de durable sans des forces unies ; l’Alternative est un projet d’innovation mais aussi de consolidation ; le Renouveau est visage du génie humain sans cesse en mouvement au nom du progrès social solidaire. Enfin, l’Emergence est l’Horizon des aspirations collectives que le poids des Urgences sécuritaires ne doit nullement obérer. Tout se tient car l’urgence et la perspective trouvent confluence dans la Vision stratégique. Les FARE, cohérence et ambition pour porter le candidat de la synthèse. Modibo Sidibé s’étant, il y a un an, défini, à travers sa déclaration de candidature le 17 janvier 2012 comme candidat de la synthèse symbolise en effet ce trait d’union qui fédère, unit, rassemble pour diriger le Mali. Il plaît au Suprême Seigneur de décider du déroulement des destins. Il appartient au Dieu des Hommes et des Choses d’écrire le décret régissant les vies. Un destin est somme d’énergie personnelle, de volonté divine et de circonstances ouvrant le champ des possibles. Dieu est volonté qui s’accomplit. Et le destin choisit ses hommes. L’enfant du Wassoulou, de Badialan, du Mali en somme, a le sien et seul Dieu en connaît la suite. Seigneur des mondes insondables !

N’Golo DIARRA

 

FARE : le choix de la jeunesse !

Le parti, Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence, Fare An Ka Wuli, nouveau parti politique porté sur les fonts baptismaux le dimanche 03 mars, a réussi ce que beaucoup de grands partis politiques s’interdisent toujours au Mali : porter le choix sur la jeunesse dans ses instances dirigeantes.

Certains me contrediront tout de suite en voulant me rappeler que Moussa Mara est jeune, voire Ousseyni  Amion Guindo. Qu’ils s’en ravisent d’autant plus que si Moussa Mara est jeune, il est vrai, il existe d’autres paramètres qu’il faudra prendre en compte : 1- Moussa Mara est créateur de son parti, comme Mountaga Tall, Ibrahim Boubacar Keita, Tiébilen Dramé. À ce titre, ils sont immuables, collés, cimentés, bétonnés car on sait comment ça se passe ici ! 2- Les membres du parti Yèlèma sont majoritairement dans un rôle figuratif : chercher simplement à citer deux autres membres du bureau influents relèvera déjà d’un casse-tête chinois ! 3- Moussa Mara est à la fois le robinet et le réservoir de son parti. Nul ne peut le nier ou contester la toute-puissance de son président. Or, aux Fare, le président Aliou Keita, transfuge justement de Yèlèma, incarne la jeunesse et le choix porté sur lui n’a nullement un côté surprenant. D’abord, Aliou Keita est un homme politique chevronné malgré son jeune âge. De plus, de la composition du bureau provisoire des Fare, il ressort que le Dr. Cissé Djita Dem, Amadou Cissé… ou Mme Bouaré Aissata Sidibé sont encore plus jeunes. Un vrai signal à la jeunesse de notre pays. Ensuite, malgré cette jeunesse, dans le soutien apporté à Modibo Sidibé, Aliou Keita a fait un travail formidable dans la région de Kayes d’où il est originaire. Ce travail est reconnu et mis au mérite du président kayesien. Enfin, le savant dosage du bureau a fait apparaître la présence d’autres personnalités de la classe politique malienne ou de plusieurs nouveaux venus dans l’arène politique à commencer par Sory Ibrahim Makanguilé, celui-là même qui avait organisé la CAN 2002 au Mali, mais qui n’avait jamais accepté de militer dans un parti politique ; de l’ancienne ministre M’Bodj Sène, du docteur Oumar Ouane ou du banquier Abdoulaye Dia. Les vieux briscards comme Zoumana Mory Coulibaly, Mme Traoré Oumou, Mme Fofana Salimata Gakou ou Bazett, eux, incarnent l’expérience, la sagesse et la respectabilité dont a besoin tout regroupement politique. Ce qui est aussi formidable dans les Fare, c’est qu’en évoquant le parti, un seul visage ne vous vient pas à l’esprit comme pour le CNID où Mountaga Tall vous saute à l’œil tout de suite, ou au RPM où IBK s’impose nettement, voire le Yèlèma incarné par Moussa Mara. À noter que la jeunesse était représentée à plus de 60% et aussi la presque parité, hommes femmes, à l’assemblée constitutive du parti.

HAIDARA Mamadou Lamine 

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3 COMMENTAIRES

  1. Les messieurs qui sont sur le podium du FARE sont tous des voleurs qui ont mis le pays à genoux au temps de la primature Modibo Sidibé donc nous ne voterons pas Modibo Sidibé.
    Vous ferez mieux d’aller Ă  autre chose que de soutenir l’insoutenable mĂŞme si c’est pour lui rendre la monnaie parce qu’il vous a lissĂ© voler durant tout son temps.

  2. Que le peuple élise le meilleur candidat sans discrimination aucune… On veut un État fort, un pays sans discrimination, un pays où il y a, non pas une démocratie de façade, mais une vraie démocratie, dans une démocratie où chaque individu compte comme un être humain dont les droits et devoirs sont respectés.
    Et vivement qu’au Mali, on ait enfin moins de partis politiques. Il y a tellement de partis politiques que des citoyens ne s’y retrouvent plus idéologiquement, surtout pour des illettrés dont je suis, dans un pays à la population en grande majorité analphabète. Un grand parti de gauche( Socialiste comme en France de François Hollande ) , un parti de droite, un parti communiste, un parti Vert… C’est largement suffisant… ?

  3. Bonne chance au Peuple de Maliba de ne pas tomber sur un autre gargantua y ses 40 voleurs.

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