Les jeunes du Sadi et du Modeme face à la presse: Les grands problèmes du pays en question !

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Le secrétaire général du Mouvement des Jeunes Diplômés sans Emploi (Modeme), Ibrahima Mahamane, et le secrétaire général du bureau des jeunes du parti SADI, Ibrahim Kébé, ont animé une conférence de presse le 25 Février dernier à la Bourse du Travail. Au menu des échanges, les questions brûlantes de l’actualité nationale et les maux dont souffre le pays.

D’entrée de jeu, Ibrahim Mahamane, président des jeunes diplômés sans emploi a pointé du doigt les maux dont souffre notre pays : « La crise de l’emploi au Mali constitue une situation de chaos général. Dans notre pays, ce n’est pas en fonction du diplôme qu’on est recruté mais plutôt en fonction de celui qui t’envoie », affirme-t-il. Pour lui, il est regrettable de voir des étrangers venir prendre les places que les Maliens peuvent occuper. « Ils sont supérieurs à nous parce qu’ils n’ont pas eu leurs diplômes au Mali, l’Etat fait tout pour enterrer l’école malienne et les diplômes ne sont pas reconnus». Il a prévenu que le 5 mars prochain, si tous les diplômés sans emploi au Mali ne sont pas recrutés à la fonction publique, une marche généralisée sera organisée pour faire partir du pouvoir, le régime en place. Il a poursuivi : « Notre objectif est de transformer tout le système, le sort du Mali se trouve entre les mains de la jeunesse malienne. »  Il a aussi été question de la crise au Nord et des élections générales d’avril 2012. Pour le Collectif, les élections ne peuvent pas se tenir dans des conditions d’incertitude. « Plusieurs villes sont contrôlées par les rebelles et aucune condition n’est favorable à l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles ; ni le fichier électoral, ni le fonds ne sont réunis pour ça », ont déclaré les conférenciers. Pour eux, c’est le système en place de 1992 à nos jours qui a échoué et il faut une grande révolution pour un changement de méthode de gouvernance à la tête de notre pays : « Nous voulons que notre pays soit dirigé comme dans les années 1960-1968 car le système en place n’a fait que des malheureux et des veuves, c’est pour quoi, il faut le stopper. »

A la suite de l’intervention du secrétaire général du Modeme, celui du SADI, Ibrahim Kébé a indiqué que « la fin du mandat d’ATT ne signifie pas la fin de ce système ».

Dans la déclaration commune, ils ont traité le régime en place d’incapable puisque «  pendant cinq ans, il n’a pas pu trouver un fichier électoral et que les élections ne seront ni transparentes, ni crédibles, car on ne peut pas voter dans les camps de réfugiés, ni sous les balles des rebelles »

Par Alfousseini Togo

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