Les partis politiques se partagent 1,5 milliard CFA

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Près de 1,5 milliard CFA ! C’est le montant de l’aide publique accordée, aux partis politiques, au titre de l’année 2011.

Les plus gros bénéficiaires sont : l’ADEMA, l’URD, le RPM et le CNID –FYT.

 

Sur les 47 partis politiques ayant déposé leurs dossiers à la section des comptes de la Cour suprême pour en bénéficier, seuls 34 ont été retenus selon les critères définis : tenue régulière des assises statutaires et d’une comptabilité, le nombre d’élus nationaux et communaux, le nombre d’élus nationales et communales etc…

 

Avec ses 52 députés dont 4 femmes, ses 3.464 élus locaux (dont 267 femmes), l’Adema se classe en tête du peloton. Il empoche la bagatelle de 468,6 millions CFA.

 

Le parti de ‘‘l’abeille solitaire’’ est suivi par l’URD (Union pour la République et la Démocratie) de politique de notre pays, avec ses 34 députés dont 3 femmes, ses 2.173 élus communaux (dont 169 femmes) le « parti de la pogné de mains » s’en sort avec 304,9 millions CFA.

Vient, ensuite, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) d’Ibrahim Boubacar Keïta. Le « parti du Tisserand » compte 11 députés et 925 conseillers, dont 89 femmes. Il empochera 113,9 millions CFA.

Le CNID –FYT de Me Mountaga Tall ferme la marche des plus gros bénéficiaires avec 75,8 millions CFA.

Autres bénéficiaires de l’aide publique aux partis politiques : le MPR (75,6 millions CFA) ; le PARENA (52,4 millions CFA), SADI (45 millions CFA), la CODEM (33,9 millions CFA), l’UDD (30,3 millions CFA) le MIRIA (21,5 millions CFA), le BARICA (16,7 millions CFA), le PIDS (12,3 millions CFA), la FCD (11 millions CFA).

 

Les autres partis politiques, éligibles à l’aide publique se retrouvent, chacun, avec moins de 10 millions CFA. Il s’agit, notamment, de l’UDM, le PE du Mali, le PDM, le RDS, le PARI, le RDR, FAMA, RAMAT, PEI, PECSAM, MPLUS –RAMATA, MPJS, FDM, MNJ, MADI, ANC, BARA, UNPR, UPD, UFD.

Quant au PDES, le parti dit ‘‘présidentiel’’, est inéligible au financement public des partis politiques.

En dépit de ses 15 députés et de ses 2000 conseillers. Cette clé de répartition de l’aide publique aux partis politiques devrait être entérinée par le conseil des ministres d’hier

Oumar Babi

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