L’Etat de droit: le rêve d’IBK

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Les travaux du 3e congrès ordinaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) ont pris fin dimanche, tard dans la nuit. Durant les deux jours qu’a duré cette rencontre, les militants et cadres du parti du Tisserand ont posé les balises de la préparation des élections générales. Les délégués au congrès ont également adopté le projet de société du parti pour 2012.

 

 En effet, ces assises ont permis au RPM de véritablement tester ses capacités de mobilisation et surtout au Tisserand en chef de mesurer son aura auprès de la population malienne. Et si l’on se réfère aux différentes sollicitations, à lui adressées, aussi bien à l’ouverture qu’à la clôture de ces travaux, on peut conclure que sa notoriété est restée intacte. Et, pour l’occasion, IBK n’a pas manqué de s’illustrer magistralement à travers un cours de l’Etat de droit dont il rêve pour notre pays et qui est l’un des axes majeurs du projet de société de son parti. 

De la même manière que Martin Lutter King rêvait de voir un noir devenir président des Etats-Unis d’Amérique, IBK rêve de voir notre pays devenir un Etat de droit véritable. "Maninka Bourama" croit, dur comme fer, à l’avènement d’un "Etat fort et dont la force ne sera pas seulement la répression". Mais plutôt "un Etat où le droit sera le même pour tous et appliqué à tous les citoyens de la même manière, sans qu’on dise qu’un tel est le fils d’un tel pour lui faire des dérogations. Un Etat où le citoyen aura confiance en la justice avec des cadres intègres et patriotiques".

Pour IBK, il faut donc réhabiliter l’autorité de l’Etat. Cela passe par l’exemplarité des agents de l’Etat. "Ce n’est que parce que les agents de l’Etat seront exemplaires et respecteront les administrés, que l’Etat sera respecté en retour", a-t-il expliqué dans la langue de Molière qu’on lui connait. Ladji Bourama pense que "l’Etat malien est affaibli. Son autorité est affaissée, banalisée, au point que beaucoup de nos compatriotes le considère plus comme un acteur nuisible que comme le pôle stabilisateur qu’il doit être pour notre société. C’est seulement en respectant le citoyen que celui-ci se sentira associé à la gestion  de son pays" a-t-il précisé.

Aux dires d’IBK, c’est seulement de cette façon que le Mali se développera. Pour ce faire, "l’Etat doit encourager le mérite en cultivant la valeur du travail et de l’excellence. Les emplois publics ne doivent être l’apanage d’une minorité. Ils doivent faire l’objet d’une compétition et offrir  l’égalité de chances à tous les enfants du Mali".

Aux yeux du n°1 du RPM, "toutes autres pratiques sont susceptibles d’aggraver la fracture entre les différentes classes et discréditer l’action publique en amenuisant davantage les ressources déjà limitées". Ce rêve, le président du RPM compte bien le réaliser si le peuple malien lui accorde sa confiance lors de l’élection présidentielle de 2012.

Du côté des Tisserands, il n’y a aucun doute que leur leader ira à Koulouba en 2012. Cette ambition était fortement exprimée sur des banderoles. "IBK ibetaka Koulouba, IBK ibe kayé", traduction (IBK, tu iras à Koulouba, IBK, tu le seras.) C’est pourquoi, à la fin des travaux, le parti a invité IBK à porter les couleurs du parti lors de la présidentielle de 2012. De son côté, Maninka Bourama se dit "être en forme physique et mental pour affronter ces échéances électorales". Mieux, il a souligné que "le RPM acceptera toutes les mains qui lui seront tendues dans le cadre d’une alliance électoraliste".

 

Youssouf Diallo

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