L’élection du Président de la République en 2012 : La situation actuelle au nord fait d’IBK le favori incontesté

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Si le 29 avril 2012, date du premier tour de l’élection du président de la République, trouve le pays dans cette situation confuse dans sa partie nord, il est possible que les maliens portent Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) au pouvoir dès le premier tour. Et pour cause :

Honorable Ibrim B. KEITA

Les maliens dans leur écrasante majorité n’approuvent pas la manière dont le régime ATT est entrain de gérer les problèmes du nord. Depuis les évènements du 23 mai 2006 à Kidal jusqu’à la situation actuelle en passant par la légèreté avec laquelle le cas d’Ibrahim AG Bahanga a été géré par Koulouba.

Les maliens sont sûrs d’une chose, c’est que les instigateurs de ces différents évènements au nord du pays, précisément à Kidal sont le fait d’une minorité dans une minorité. D’abord, c’est des touaregs qui sont à la base de ces comportements séparatistes depuis l’avènement d’ATT au pouvoir et les touaregs sont minoritaires par rapport aux autres communautés du nord (sonrhaï, arabe, peul, kel tamasheq). Ensuite, tous les touaregs n’approuvent pas les comportements apatrides de quelques groupuscules. Les fauteurs de trouble au nord du Mali sont donc une minorité dans une minorité. Et c’est pourquoi les maliens ne comprennent pas comment tout le pays peut être pris en otage par cette petite minorité. Les maliens cherchent à comprendre pourquoi le régime ATT accordent toujours des privilèges aux membres de ces groupuscules au nom d’une paix qui n’est même pas au rendez-vous.

Ibrahim Boubacar Keïta, à l’époque Président de l’Assemblée Nationale avait montré clairement et publiquement son opposition aux accords d’Alger en 2006. En fait le Président du Rassemblement pour le Mali n’a jamais caché qu’il n’est pas d’accord avec ATT sur la gestion des problèmes du nord. En plus, IBK est connu pour sa stature d’homme d’Etat, sa capacité à restaurer l’autorité de l’Etat (Alpha Oumar Konaré ne dira pas le contraire), et surtout pour sa franchise aussi. Voici des qualités qui ont largement manqué au Président actuel et c’est pourquoi le pays est dans cette situation : inexistence de l’autorité de l’Etat, banalisation de la fonction présidentielle, laisser aller totale partout et dans tous les domaines même dans les corps de la sécurité et de la défense.

C’est pourquoi aujourd’hui, les maliens où qu’ils se trouvent réclament IBK. Sa popularité a monté d’un cran après la traversé du désert de 2007 où il a eu besoin de l’apport de beaucoup de partis politiques pour se faire réélire député en commune4 du district de Bamako. Aujourd’hui, il est adulé par les maliens, car on voit en lui le sauveur.  Nous n’avons, certes, pas fait un sondage, mais si une vérité devient évidente d’après  le philosophe hollandais de la renaissance Baruch Spinoza, elle se fait voir d’elle-même. C’est pourquoi il affirmait que : « devant l’évidence, la tête acquiesce ».

Sur les réseaux sociaux (notamment face book), dans les grins, dans les sotrama… ; le nom d’IBK revient toujours à chaque que la question suivante est posée : Qui peut sauver le Mali de la situation actuelle confuse au nord ? Même des cadres d’autres partis (notamment de l’ADEMA) ont confié à des journalistes qu’ils ne sont pas du RPM, mais qu’ils préfèrent aujourd’hui IBK comme Président pour la seule raison que seul lui, parmi tous les candidats et probables candidats peut faire face à la situation actuelle du pays. Il semble donc que pour une fois, les maliens ont appris à considérer l’intérêt supérieur du Mali au détriment des intérêts personnels. Pourvu que ça continue !

M’pè.

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