L’umam a offert un don en vivres d’une valeur de 5 millions fcfa a l’armée nationale lors de la journée de prières pour la paix au nord-mali : “Nous allons œuvrer à ce que les enfants de nos soldats tombés sur le champ d’honneur puissent trouver du travail” dixit El Hadj Jeamille Bittar

0
1

C’est en présence de son président d’honneur, El Hadj Jeamille Bittar, que le bureau des Femmes de l’Union des mouvements et associations pour le Mali (Umam) a réuni les musulmanes pour une cérémonie de prières et de bénédictions pour le retour de la paix au nord-Mali. Il s’agissait également, selon la présidente du bureau des Femmes de l’Umam, Mme Dembélé Ramatoulaye Touré, de “réaffirmer (leur) soutien indéfectible à notre pays, à notre président de la République, au gouvernement et à notre vaillante armée en cette situation particulièrement marquée par la crise au nord”. Quant à El Hadj Jeamille Bittar, il a dit œuvrer à ce que les enfants de nos soldats tombés sur le champ d’honneur puissent trouver un emploi. Un engagement qui est allé droit au cœur de la présidente de la coordination des femmes des camps, Mme Traoré Aïcha Maïga.

C’est le samedi 3 mars 2012, que la communauté musulmane, à l’initiative de des Femmes de l’Umam de soutien à Jeamille Bittar, s’était donné rendez-vous au CICB pour prier pour la paix et la sécurité au nord-Mali. Mais avant cette cérémonie, la présidente de l’Umam, Mme Dembélé Ramatoulaye Touré, avait pris soins d’approcher le Haut conseil islamique, l’association des Femmes musulmanes et certains leaders religieux pour la bonne organisation de cette journée dédiée à la paix dans notre pays et, principalement, au nord-Mali en proie à des attaques de bandits armés et cela depuis la mi-janvier de cette année.

Dans ces conditions, inutile de dire que c’est l’ensemble des femmes musulmanes du district de Bamako et environs qui se sont senties concernées par cette journée de prières er de bénédictions pour la paix ; une paix aujourd’hui menacée suite au conflit qui nous est imposé par des bandits sans foi ni loi.

Dans l’après-midi de ce samedi 3 mars, les musulmanes et musulmans sont donc venus de partout ; la salle de 1000 places assises ayant refusé du monde bien longtemps avant le début de la cérémonie. C’est naturellement par des chants religieux que cette journée allait commencer. Ainsi, allaient se succédé au micro des groupes de femmes musulmanes pour rendre grâce à Dieu et au prophète Mohamed (PSL). Parmi les personnalités religieuses présentes au présidium, citons El Hadj Mamadou Lamine Moustapha Haïdara, Alpha Irampo, Bocar Kallé…Dans son intervention vivement applaudi, El Hadj Haïdara dira que : “nous prions pour le Mali et remercions les femmes de l’Umam pour cette initiative. C’est la recherche de la paix et de la quiétude qui nous réunit ici. Que les gens continuent, après, ici, à prier et à faire des bénédictions pour le Mali“.

Dans son message à l’assistance, la présidente du bureau des Femmes de l’Umam, Mme Dembélé Ramatoulaye Touré, a tenu à adresser des motions de félicitations et de remerciements au président de la République “pour son esprit d’écoute…“, à l’Armée nationale “pour son efficacité et sa détermination“, à l’ensemble du peuple malien “pour l’esprit de solidarité” et à l’ensemble des femmes du Mali “pour leur inlassable combat pour l’équilibre du foyer“.

Quant au président de l’Umam, le jeune dynamique et volublile Amadou Koïta, il a dit que “nous sommes tous partisans de la paix et fidèles aux idéaux de notre peuple“. S’agissant de nos militaires morts les armes à la main, il dira : “La nation est fière de nos soldats tombés sur le champ d’honneur…et nous saluons les efforts inlassables du président ATT pour le retour de la paix“.

Après la lecture de la Fatiya et de Sadakalaou, magistralement récités par Afsatou Telly, le président d’honneur de l’Umam, El Hadj Jeamille Bittar a remis à la représentante de la commission de réception des dons, Capitaine Malado Kéïta, un don en vivres d’une valeur de 5 millions FCFA. D’autre part, El Hadj Jeamille Bittar a pris l’engagement, devant la présidente de la coordination des femmes des camps, Mme Traoré Aïcha Maïga, d’œuvrer à ce que des enfants des soldats tombés sur le champ d’honneur puissent trouver du travail. Un engagement qui a été salué à sa juste valeur.

Mamadou FOFANA

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.