L’Union nationale des jeunes musulmans à propos de la présidentielle d’avril 2012 : \”La Ceni a l’obligation de vérité et de transparence\”

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C’est l’un des messages forts lancés à l’endroit de la Commission électorale nationale indépendante par le guide spirituel des Ançardines Cherif Ousmane Madani Haidara, non moins président d’honneur de l’Union des jeunes musulmans du Mali. C’était le samedi 31 décembre au CICB à l’occasion d’une journée de réflexion sur l’islam et la consolidation de la paix. "La Ceni a un rôle capital à jouer dans la réussite d’une élection. Pour cette année, ce rôle devient beaucoup plus déterminant quand c’est encore un membre du Haut conseil islamique qui le dirige. La Ceni a un devoir de vérité et de justice pour la stabilité sociale" a déclaré Cherif Ousmane Madani Haidara.

Les mêmes propos sont repris par l’ensemble des différents intervenants dont Thierno Hady Thiam. Il rappelle à juste titre le rôle joué  par les leaders religieux lors des élections présidentielles de 2007 et 2002. Un rôle qui, dit-il, avait permis de conforter la cohésion sociale. ‘’Nous devrons être des messagers de la paix  et toutes nos actions doivent concourir à consolider cet acquis’’ a indiqué pour sa part le président de l’Union des jeunes musulmans du Mali (UJMMA) Mohamed Macki Ba.

Cette journée de réflexion, qui en était à sa première expérience, a mobilisé outre les personnes citées précédemment, d’éminentes personnalités des milieux religieux et politiques. 

Il s’agit de Thierno Hady Bocar Thiam, ancien président du Haut conseil islamique, Amadou Thierno Hady Tall dit Nour, le jeune prêcheur Bandiougou Doumbia, l’imam Mahamadou Diallo. Ainsi que Mountaga Tall du Cnid et de Modibo Sangaré de l’Unpr.

Au terme de cette journée de réflexion, les participants ont élaboré une série de recommandations adressées  entre autres à l’administration, aux leaders politiques et religieux.

A l’attention de l’administration, les participants ont plaidé pour l’organisation d’élections transparentes, justes et crédibles ainsi que l’information et la sensibilisation des populations sur les réformes constitutionnelles et l’acceptation de la liberté d’opinion et d’expression des opposants aux dites réformes afin qu’ils s’expriment sur les médias publics.

Aux leaders politiques, les musulmans ont appelé à la tolérance et au maintien d’un climat paisible pendant la période électorale et à la présentation d’un projet de société bien détaillé et fiable.

Ils ont en outre demandé aux leaders politiques l’arrêt effectif de toute action immorale pendant la période électorale comme les enlèvements d’enfants, l’exhumation des défunts. Ils leur ont demandé l’acceptation des résultats fiables proclamés et plus de modération dans les actions.

Aux responsables religieux, les jeunes musulmans ont  appelé à l’unité d’action des leaders religieux et des associations islamiques durant la période électorale et cela pour l’intérêt supérieur de l’islam. Ils ont, par ailleurs, demandé plus d’information et de sensibilisation des musulmans dans les mosquées et dans les zawyias lors des prêches et discours sur les élections. Ils leur ont enfin demandé l’organisation de débats contradictoires sur les réformes constitutionnelles pour une meilleure compréhension de l’opinion publique.

Un comité de suivi et d’action a été mis en place et est dirigé par Chérif Ousmane Madane Haidara et comprenant entre autres :Thierno Hady O. Thiam de la confédération nationale des Tidjanis, Bayela Bah de la ligue des soufis du Mali, l’imam de la grande mosquée Koké Kallé, Mohamed Moufa Haïdara du Conseil des Chorfa du Mali, pour ne citer que ceux-là.

Ce comité aura pour mission de veiller au respect strict de ces résolutions et d’amener les musulmans à parler d’une seule et même voix.

Des missions de consultation, d’information et de sensibilisation sont prévues à l’intérieur du pays pour une meilleure sensibilisation de l’opinion.

                            Abdoulaye DIARRA

 

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