Mali: Diango Cissoko consulte avant de former son gouvernement

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Mr Diango Sissoko, ancien Médiateur de la République, Premier Ministre

Le nouveau Premier ministre du Mali, Diango Cissoko, nommé en début de semaine par le président Dioncounda Traoré, poursuit ses consultations en vue de former son gouvernement qu’il dit vouloir «représentatif de toute la société malienne». La société malienne, elle, s’impatiente et appelle les hommes de pouvoir à prendre la mesure de la gravité de la situation. 

Diango Cissoko poursuit les consultations à son domicile ou à son ex-bureau de la Médiature. Il reçoit les politiques et des figures de la société civile mais également des religieux comme l’archevêque de Bamako et le président du Haut conseil islamique. Il veut écouter tout le monde avant de former son gouvernement.

Le principe est acquis : tous les regroupements politiques ont donné leur accord pour faire partie de la nouvelle équipe. C’est que, pour le moment, le tout nouveau Premier ministre malien fait l’unanimité. On lui reconnaît une grande capacité d’écoute, des talents d’organisateur. Sans couleur politique, il a l’autorité nécessaire pour faire face à la situation ; le gouvernement pourrait d’ailleurs être connu plus tôt que prévu. D’ailleurs des listes de noms de ministres entrants, sortants ou confirmés circulent.

La classe politique interpellée

En attendant la nomination prochaine du nouveau gouvernement d’union nationale, des voix s’élèvent dans la société malienne pour appeler les hommes du pouvoir, gouvernement et classe politique à prendre leurs responsabilités et se mettre au travail pour sortir le pays de la crise. Ils se surnomment eux même la majorité silencieuse, ces hommes et ces femmes, investis dans la société malienne qui regardent effarés ce que l’un d’eux qualifie de «grand cirque politique» qui se joue sous leur yeux depuis le coup d’Etat du 22 mars dernier.

Oumou Touré est présidente de la coordination des organisations féminines du Mali. Pour cette femme solide, pétrie de convictions démocratiques, les autorités de transition ont jusque là perdu trop de temps, et n’ont pas respecté le peuple : «On nous a dit au départ : la mission de ce gouvernement de transition, c’est… préparer des élections crédibles et apaisées et puis reconquérir le Nord. Ca fait huit mois… personne n’est venu nous dire ce qui ne va pas… la démocratie a des exigences, il faut rendre des comptes au peuple, surtout un peuple déjà martyrisé

Parce qu’ils se sentaient ignorés du pouvoir, des jeunes Maliens, fonctionnaires, profession libérales ont crée il y a quelques mois le CREM, un Cercle de réflexion sur le Mali. Pour Amadou Alpha Sissoko, leur secrétaire général, il y a un total décalage entre l’urgence de la situation et le comportement de la classe politique. «Elle est dans des querelles de clocher, de positionnement. Chacun cherche les élections pour venir au pouvoir. Encore faudrait-il que l’on sorte de cette situation, que chacun prenne la mesure de l’extrême gravité de la situation» confie-t-il à RFI.

Ces hommes et ses femmes attendent beaucoup du futur gouvernement Sissoko et promettent cette fois de se faire entendre, si rien ne bouge.

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L’Union africaine a dénoncé comme toute la communauté internationale les conditions dans lequelles le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a été contraint à la démission par les militaires putshistes en début de semaine à Bamako.

A Malabo, où il participe à la réunion UE-ACP, le président en exercice de l’UA,  Boni Yayi invite fermement le capitaine Sanogo à se retirer de la vie politique malienne.

Yayi Boni invite fermement les militaires à se retirer de la vie politique au Mali

Président du Bénin et président en exercice de l’Union africaine

Il faut absolument que les militaires retournent dans leurs casernes. Définitivement. Et cessent leurs interférences dans la vie politique de ce pays… il faut que le capitaine Sanogo se retire de l’animation de la vie politique de ce pays. Il peut prendre sa retraite et devenir civil pour nous simplifier la tâche…

RFI / 15/12/2012

 

12 Réactions à Mali: Diango Cissoko consulte avant de former son gouvernement

  1. HÉLAS mes chères frères ce YAYI BONI ná aucune raison de faire ses cours aux Maliens.
    CHEICK MODIBO DIARRA s´est opposé durement sur l´envoi d´une force étrangère au MALI sans connaitre réllement la nature dde cette FORCE.
    Je suis personnelleme décu de MODIBO DIARRA en l´entendant dire qu´il ne TUE PAS UN MALIEN étant bien donné que ceux tuent nos frères NOIRS HABITANTS DU NORD sont aussi des SOIT DISANTS MALIENS.ATT avait lui aussi dit ce mot.c´est un faux mot qu´un vrai responsable ne doit le penser et surtout le prononcer.
    Le Mali librera son térritoire avec ou sans une force étrangère et cela sera fait dans un petit peu de temps,car les MALIENS ont connu tous ceux qu´ils ne connaissaient pas avant dans votre soit disant FRATERNITÉ.
    CHEICK MODIBO DIARRA a recconnu son propre ÉRREUR qui n´aidera jamais á réccuperer les térritoires MALIENS occupées,et ne voulant plus dire « OUI » á son propre »NON » il a préfére de laisser sa place á un autre fils DIGNE DU MALI,prèt á achever la TACHE.
    LES MALIENS NE VEULENT ET N´ACCEPTERONT JAMAIS UNE QUELCONQUE FORCE DE CETTE CEDEAO rentré á BAMAKO: NON NON.
    A force de certaines CRITIQUES mème un president démissione sutout un premier ministre.Les principales parties politiques qui se sont réjouient de sa démission ne sont pas des Militaires.
    LE MALI AIME SON ARMÉE MILITAIRE ET RESTERA DERRIÈRE SES FRÈRES MILITAIRES.
    Yayi BONI connaisse très bien que Blaise Compaoré ne fait pas une Médiation,car il supporte l´autre contre l´autre.INDIGNITÉ