Mali: le Front anti-putsch réclame “sans délai” l’intervention d’une force africaine

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Des combattants islamistes de la MUJAO paradent sur un char abandonné par l’armée malienne, le 7 août 2012 à Gao AFP

BAMAKO — Le FDR, front anti-putsch au Mali, presse Bamako de demander “sans délai” à l’Afrique de l’Ouest et à l’ONU la permission pour le déploiement d’une force africaine dans ce pays, où des islamistes occupant le Nord ont pris le week-end dernier Douentza, une ville du Centre.

Dans un communiqué reçu mardi par l’AFP, le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR) “demande instamment au président de la République d’adresser, sans délai, à la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), à l’Union africaine et aux Nations unies la requête tant attendue aux fins d’interventions des forces africaines pour aider” l’armée malienne “à libérer le territoire national”.

La Cédéao se déclare prête à envoyer au Mali une force de quelque 3.300 soldats, dont les contours restent flous, mais souhaite obtenir un mandat de l’ONU pour ce déploiement, qui dépend en outre d’une demande officielle des autorités de transition maliennes.

“Il est temps, grand temps de mettre fin aux tergiversations sur la question de la requête qui est la jauge de notre volonté politique et de notre détermination à nous engager dans la voie du recouvrement de l’intégrité de notre territoire”, estime le FDR dans son communiqué daté de lundi.

Le front anti-putsch, qui regroupe 40 partis politiques, s’indigne de la prise de Douentza, dans la région de Mopti, le 1er septembre par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes islamistes extrémistes armés contrôlant depuis cinq mois le vaste Nord.

Douentza est à environ 145 km au nord-est de Mopti-ville.

Pour le FDR, “la prise de Douentza par le Mujao, à la barbe des forces armées et de sécurité massivement cantonnées à Sévaré (à environ 15 km à l’est de Mopti)” est un “affront intolérable” à l’armée.

Il “exige du gouvernement des actions appropriées et immédiates pour sécuriser les zones non encore occupées et procéder sans délai à la récupération des zones occupées par les islamistes armés.”

Kidal, Gao et Tombouctou, les trois régions administratives composant le nord du Mali, sont tombées il y a cinq mois aux mains du Mujao et d’autres groupes armés, dont des rebelles touareg et jihadistes liés à Al-Qaïda. Les islamistes ont ensuite évincé leurs ex-alliés touareg et contrôlent désormais totalement le Nord.

 

AFP /

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4 COMMENTAIRES

  1. Le pouvoir malien a adressé une requête au président ivoirien par ailleurs président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), a indiqué cet après-midi au Palais présidentiel, Jean Félix-Paganon, envoyé spécial du ministre français des Affaires étrangères au sortir d’un entretien avec Alassane Ouattara sur la crise malienne comme constaté par KOACI.COM.

    L’émissaire de Laurent Fabius a également expliqué que cette requête malienne s’articule autour de trois points essentiels. Il s’agit selon lui, de la sécurisation des autorités de la transition, de la restructuration des forces armées maliennes et de la restauration de l’intégrité territoriale du Mali. « Pour chacune de ces phases, des éléments spécifiques en terme matériel, de contribution humaine de déploiement de forces où de contribution d’autres natures, échanges de renseignements ou soutien logistiques sont évoqués, » a insisté Jean Félix-Paganon affirmant au passage que la Côte d’Ivoire et la CEDEAO viennent de recevoir cette requête au moment même où il s’entretenait avec le président de la république.

    La France envisage-t-elle d’intervenir dans la crise malienne ? En réponse à cette question, l’émissaire du ministre français des Affaires Etrangères a déclaré ceci : « Les institutions africaines compétentes décideront. Je croix comprendre d’une certaine façon, à un moment ou l’autre tout ceci aboutira sur la table du conseil de sécurité de l’ONU. Mais il convient d’abord que les organisations africaines compétentes examinent la capacité à répondre à ces demandes. Les concours extérieurs pourront être sollicités.»

    En évitant de donner clairement la position de la France, Jean Félix-Paganon rassure tout de même. «La séquence qui devra suivre en terme de saisine des différents organes compétents de la CEDEAO, Union africaine et éventuellement conseil de sécurité. Pour notre part aussi sur cette base nous entamerons des consultations avec nos pays européens puisque l’union européenne pour sa part a d’ores et déjà manifesté une disponibilité de principe à apporter sa contribution soit dans la coopération civile soit dans le domaine militaire pour assurer la restructuration et la recomposition des forces armées maliennes, » a-t-il précisé.

  2. ILS preferent envoyé les bombes et les flammes sur leurs pauvre populations ( car n oublions pas qu’en cas de d’attaque, les 1er exposé c’e sont les populations…maliennes ( ou pas??????)

  3. LES FDRISTES SONT DES LACHES, DES FILS DE LACHES.
    AU LIEU DE PRIER LES BAOULE, LES AGNIS, LES ACHANTI, LES DOGONBA,………….. je n’ en sais pas encore, vous ferez mieux de vous mobilisez pour vous defendre contre vos frères qui sont fâchés contre vous.
    Personne ne viendra vous aidez à éteindre l’ incendie que vous avez allumé et attisé.
    Horde de mécréants sans âmes.
    Vous serez frapper la malédiction divine sur cette terre avant même de pourir l’ audélàs

  4. TOUS DES LACHES CES MAILENS!!. VOUS ETES LACHES. JE DIS QUE VOUS ETES LACHES. LEVEZ VOUS ET LIBEREZ VOTRE PAYS AU LIEU DE PASSER TOUT LE TEMPS A BOIRE DU THE ET REGARDER LES FESSES DES FEMMES LA NUIT TOMBEE. VOUS AVEZ DIT QUE VOUS NE VOULEZ PAS DE LA CEDEAO NON? EH BIEN, LA CEDEAO VOUS DIT MERCI. ELLE AUSSI NE VOULAIT PAS ALLER MOURIR POUR VOUS AU NORD. ESPECES DE FEMMELETTES AUX GRANDES GUEULES , LIBEREZ VOTRE PAYS.

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