Meeting de l’UMAM à San : Accueil triomphal pour Jeamille Bittar

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Samedi 10 décembre dernier, les Sanois ainsi que les populations du cercle et même au delà  (Yorosso, Koutiala, Bla, Ségou avec Markalabla et bien d’autres…), ont effectué le déplacement du stade municipal de San, situé à trois kilomètres de la ville. Plus de 10 000 personnes se sont donné rendez-vous là pour rencontrer l’enfant du terroir, M. Jeamille Bittar et ses camarades de l’UMAM émus et surpris par l’accueil digne d’un Suzzerin. Reportage.

Très tôt le matin, nous avons été surpris de trouver à l’entrée du stade municipal de San, des populations avec leurs baluchons et mécanismes de musique. A majorité des femmes et des jeunes, la commission d’organisation avait eu du pain sur la planche car l’offre a dépassée de très loin, la demande puisqu’il y avait plus de personnes qui attendaient dans les villages qu’à San ville. Surtout au stade municipal.

Toutes les dispositions ont été prises pour mettre ces hôtes spéciaux dans les conditions requises (hébergement, nourriture, déplacements).

 

 Arrivée de Jeamille Bittar

Tout de blanc vêtu d’un boubou avec un chapeau de la même couleur, comme un vrai empereur, Jeamille Bittar a été accueilli aux environs de 16H45mn à sa descente de la voiture par le président de la coordination de l’UMAM à San, M. Doumbia, suivi du Président de l’UMAM, M. Amadou Koïta ainsi que les autres membres du Comité d’organisation et de la délégation en présence d’une foule nombreuse. « Un vrai accueil triomphal rarissime à San », nous confie un habitant.

Après un bain de foule sur une centaine de mètre, l’enfant du terroir reprendra à bord de sa voiture 4×4 le chemin du stade municipal où une foule compacte, enthousiaste l’attendait. Escorté par un motard semblable à celle de la Police nationale ainsi que d’une centaine mobylettes dont les conducteurs étaient habillés en t-shirts aux couleurs de l’UMAM, la file de voiture à majorité des 4×4 traversera la ville sous les you-you des femmes et des enfants arrêtés aux abords de la Nationale. Le tout sous bonne escorte de la Police mais en civile ainsi que des loubards venus de San, Ségou et de Bamako pour la circonstance.

 

L’heure de vérité

Il faut dire que le cortège de Jeamille Bittar a eu toutes les peines du monde pour accéder au stade et à l’enceinte à cause de la foule où chacun voulait voir et même toucher le président d’honneur de l’UMAM. En quittant sa voiture pour le bain de foule, Jeamille Bittar  et sa forte délégation n’imaginaient pas un tel accueil aux sons des tam-tams, flûtes et balafons ainsi que les cris des femmes et des jeunes. Cette forte présence des populations venues de toute la région a donné du fil à tordre aux loubards très remarquables et à la Police toute discrète. C’est dans ce climat festif agrémenté par les coups de fusils des chasseurs venus de la région que Jeamille Bittar accèdera aux environs de 17h20  à la pelouse par l’entrée des vestiaires. Là encore, un autre challenge l’attendait parce que la foule composée à majorité de jeunes voulait le toucher coûte que coûte. Branlebas de combat pour les forces de sécurité et les loubards. Il y a eu plus de peur que de mal.

Après un bain de foule réussi sans anicroches, ni blessés car, la foule était compacte, bouillante et joyeuse pour recevoir son fils, l’enfant du pays dont beaucoup entendait parler mais ne l’avait jamais vu des yeux. Comme l’atteste cette femme d’une cinquantaine d’année venue de Daelan (un village qui est à 10 km de SAN sur la route de Bla): « J’entends parler de Jeamille Bittar qu’il est un hommes bien qu’il est de San comme nous et aide beaucoup les gens. Donc, nous nous sommes dits que nous devons venir lui souhaiter la bienvenue pour tout ce qu’il a fait et fait encore pour nous».

 

Défilé des troupes

Des Bobos en passant par les Dafings, les Bozos, les Peulhs et autres composantes de la population de la quatrième région, toutes les délégations ont défilé avec leurs instruments musicaux. Des moments importants. Qu’il s’agisse de Sobala, San, Belanitié, Sienso, Tominian, Macina, Dioro, Niono, Molodo, Dogofri, les délégations ont défilé dans l’ordre pour souhaiter la bienvenue à Jeamille Bittar et à sa délégation. « La richesse culturelle de la région a été exhibée aux grands dam des saboteurs du meeting », explique un membre de la commission d’organisation. Il faut ajouter que plus de 20 artistes toute tendance confondue étaient présents sur le podium même si certains n’ont pas joué faute de temps.

 

Place aux discours et aux témoignages

Dans son allocution, le coordinateur de l’UMAM à San, M. Bourama Doumbia tout en souhaitant la bienvenue à son frère Jeamille Bittar puisqu’il est natif de San, a salué l’impoprtance du président d’honneur pour eux. Et pour cause, il dira que : « San est uni comme un seul homme, derrière vous qui êtes une lumière, l’avenir ». Ensuite, l’orateur dira que : « San est ta ville natale. Saches que tes frères te soutienne avec cette sortie grandiose des Sanois ». Pour Bourama Doumbia qui appelle tout le monde à voter Jeamille Bittar par ce qu’il représente ce qu’incarne le monde : sa jeunesse. « Le monde est dirigé par des esprits jeunes comme Jeamille Bittar. L’avenir se joue maintenant ? Saches que le douté est levée par rapport à notre soutien à ton égard. Rendez-vous à Koulouba le 08 juin prochain », a martelé le coordinateur de l’UMAM à San.

Pour le représentant du Chef de village, M. Sadio Traoré, fils du Chef : « Jeamille Bittar est chez lui puisqu’il est né ici. Il a nos bénédictions et que Dieu exhausse nos vœux ! Sa candidature demeure notre affaire par ceque s’il est élu Président de la République, ce sera une fierté pour nous et pour toute la région ». Les griots abondent dans le même sens à travers le fils de Bella Koné. Ils soutiennent Jeamille Bittar sans ambages.

Pour ce qui est des femmes, la présidente nationale de l’UMAM, Mme Dembélé Ramatoulaye Touré, elle a rappelé la grande mobilisation de la junte fé&minine derrière Jeamille Bittar. « Les femmes de l’UMAM travaillent d’arrache-pied pour le rayonnement de notre mouvement. Jeamille Bittar est notre fierté puisqu’il est de notre génération. La cérémonie actuelle atteste de l’existence de notre mouvement. Nous sommes prêtes pour la victoire de Jeamille Bittar car ne dit-on pas souvent que ce veut la femme, Dieu le veut ? ».

Le Président des jeunes de l’UMAM, M. Beydi Diakité, a sonné le tocsin en rappelant aux jeunes que » l’heure a sonné pour nous car, nous avons beaucoup donné pour notre démocratie. Nous avons toujours été aux côtés des patriotes sincères comme ATT.  2012, c’est notre tour. Notre place de choix et le changement tant souhaité est arrivé. Mobilisons-nous derrière un homme cœur qui a tout donné au pays ». Et comme une sérise sur le gâteau, Beydi rappelle qu’aux âmes bien nées, n’attendant pas le nombre d’année. Soutenir Jeamille, c’est nous soutenir. Notre combat est celui du Mali pour notre devenir. Nous sommes avec Jeamille Bittar pour vivre mieux.  Ne dit-on pas souvent qu’un jeune sans formation, est un criminel en puissance ! Tout comme un jeune sans formation est un bétail électoral. Il s’agit maintenant pour nous de faire une victoire qui sera celle des démocrates, des femmes et des jeunes de notre génération et du Mali ». En clair, pour Beydi Diakité, « le Takokelen » demeure leur objectif en 2012.

Le Président Koïta a rappelé les qualités de Jeamille Bittar qui sont synonymes de : promesses tenues, travailleur infatigable, pragmatique comme ATT, son champion, sociable (la compagnie Bittar-Trans » en est une illustration parfaite, elle qui transporte les personnes âgées gratuitement. Il suffit de présenter sa carte de membre personne âgée. La présence de plus de 10 000 personnes dans le stade et ses alentours a séduit, voir comblé le président de l’UMAM qui poursuit sa description de Jeamille qui est un « homme de notre temps ». Pour Koîta parlant de l’UMAM : « C’est une force sociale au sein de la quelle toutes les couches du peuple malien sont représentées et où plus de 80% réfléchissent et agissent Mali, donne de l’emploi, s’occupe de la santé, sécuriser les personnes et leurs biens comme ATT l’africain humaniste l’a fait et le fait encore». Pour Koïta, il s’agit avec « l’UMAM et Jeamille Bittar de quitter un ordre ancien à un nouveau ». Pour cela explique-t-il, « nous avons besoin de compétence, de travailler. Et Notre candidat est le meilleur pour relever ces défis cités ci-dessus. Avec Jeamille Bittar, c’est la continuité d’ATT. Et pour cause, il est l’un des dignes fils qui est capable de poursuivre et d’entretenir les œuvres du Chef de l’Etat. Si nous conjuguons nos efforts, Bittar sera Président de la République en 2012 car, il est l’un des rares à pouvoir relever les défis et les challenges d’ATT. Et faire encore mieux ».

 

Jeamille Bittar face au public

C’est un président d’honneur de l’UMAM, requinqué mais la voix nouée à cause de l’émotion qui s’est adressé à un public enthousiaste et discipliné.

D’entrée, il convaincra le public par ceci : « Si je suis ce que je suis, c’est grâce à vous qui me guidiez et guide encore. Je suis venu demander la route aux anciens, à mes frères. Je suis venu pour le Mali, pour le Santoro et Karantéla. C’est la route à venir qui m’intéresse. Unissons donc nos efforts et grâce à Dieu, nos vœux seront exaucés ». Et Jeamille Bittar d’interpeler les siens en ces termes : « Si les Sanois sont d’accords, nos vœux seront exaucés. Dans les jours à venir, je reviendrai ici pour vous répondre car chacun d’entre nous a une mission sur terre. Si je suis apprécié ailleurs et ici, ce sera mieux pour moi», a-t-il conclu.

Ce meeting a été riche en couleur par la présence de grands artistes tels qu’Abdoulaye Diabaté (un fils du terroir) ; Saly Sidibé (l’amie inconditionnelle), Lamine et Mariam, Batoma Kouyaté, « Flamme d’Or » de Ségou, les rappeurs du groupe « Mamelon » de Bamako y compris les troupes artistiques de la région. Surtout ceux du pays Bobo ont ravivé la vedette.

Enfin, les quatre grandes familles de San ( les Traoré de la chefferie, les Théra, les Toumagnona et les Santara) avaient donné le mot d’ordre pour accueillir le président d’honneur de l’UMAM. Ce qui a été  fait malgré les différentes tentatives de sabotage. La fête a été belle et réussie avec une foule nombreuse et joyeuse. Vivement le prochain meeting à Sikasso dans la première quinzaine du mois de janvier prochain. Ajoutons que l’UMAM à San, c’est plus d’une centaine de conseillers municipaux qui l’animent.

 

 

 

Bokari Dicko, envoyé spécial

 

 

Dans les coulisses

 

Les membres de la commission d’organisation portée disparus

A une heure de l’arrivée du président Jeamille Bittar à San, il a été constaté l’absence des membres de la commission d’organisation. Il aura fallu que son jeune frère, M. Dramane Bittar débarque au stade pour se rendre compte du coup de Jarnac de leurs détracteurs. Aussitôt avec l’appui des autres membres de la délégation venue de Bamako et de Ségou, les choses ont été prises en main et les gradins ont été occupés. Selon nos informations, c’était une tentative de saborder le meeting.

 

La Police Nationale discrète

Comme ne de pareille situation, les forces de sécurité (Police, Gendarmerie et Garde) sont mobilisées. 0 San, samedi dernier, l’on a frôlé la catastrophe par manque d’agents d’ordre. Ils n’étaient pas présents. Du moins pas en tenue. Après investigations, il s’est avéré que les Policiers étaient présents dans la foule mais en civile. Notre reporter a même aperçu un jeune Inspecteur qui était le chef de la mission de maintien d’ordre. Ceux qui étaient plutôt visibles et remarquables étaient les loubards venus de San, Ségou et Bamako. Ils ont su avec professionnalisme canaliser la foule « surexcitée ». Il y a eu plus de peur que de mal.

 

Mention bien à nos confrères des radios privées

 

Ils ont joué un rôle capital dans la mobilisation des populations. Leur message a bien passé, nous confie un organisateur.

 

Un confrère du journal « GAZELLE » tabassé

Envoyé par son organe pour couvrir l’évènement, un confrère a été tabassé par des individus non identifiés et ses journaux arrachés puis déchirés. Cet actes selon un membre de la délégation a été commis par les détracteurs de Jeamille Bittar dont ils avaient prévu le fiasco de son meeting.

 

Des centaines personnes qui attendaient en campagne

Le meeting de l’UMAM au stade de San a réellement crée un engouement à cause de son champion qui est adulé dans nos compagnes. Surtout dans le cercle de San et la région de Ségou. Notre équipe de reportage a traversé des villages sur l’axe Koutiala/San où les femmes et les jeunes attendaient les bus « Bittar-Trans » pour les acheminer au stade. « La demande a été supérieure à l’offre puisque les Bus était insuffisant tellement que les populations voulaient voir, écouter leur fils », nous confie un vieux du village de Kimparna.

 

La famille Bittar assiégée

La nouvelle de l’arrivée de Jeamille Bittar pour animer un meeting à San a vu de nombreuses personnes défilées dans sa famille en plein cœur de San. « D’habitude les gens viennent ici. Notre porte n’est jamais fermée aux gens », explique un membre de la famille Bittar.

 

La presse en action

Comme d’habitude, la presse est prise en charge afin de lui permettre de faire son travail. Un minibus a été affrété depuis Bamako pour l’évènement et « drivé » par le jeune confrère Cissé. Idem pour nos confrères de l’ORTM et d’Africable télévision dont les reporters se rivalisaient en méthode de travail. Le meeting du stade de San a permis de comprendre encore, le professionnalisme des uns et des autres.

 

 

 

Rassemblées par B. Dicko


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