Moussa Mara au congrès du parti Yelema à Sikasso : « Ceux qui ont été libérés n’ont pas été amnistiés»

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Moussa Mara au congrès du parti Yelema à Sikasso : « Ceux qui ont été libérés n’ont pas été amnistiés»
Moussa Mara

Le premier congrès du parti du changement s’est tenu dans la capitale du Kénédougou, les 20 et 21 Décembre 2014 dans la salle Lamissa Bengaly, devant une ribambelle de membres du parti ; des partis amis et des membres du corps diplomatique. Le président du parti Moussa Mara a épluché le parcours du parti, depuis sa création jusqu’au premier congrès, tout en évoquant la brûlante question de la récente libération des présumés terroristes contre l’otage français Serge Lazarevic.

Le premier congrès a drainé du monde dans la capitale du Kénédougou. Le président du parti pour le changement, Moussa Mara, lors de son discours, a décortiqué le parcours du parti sur l’échiquier politique malien.  Porté sur les fonds baptismaux en 2010, la  vie de la jeune formation politique n’as pas été un long fleuve tranquille a il affirme. Ce congrès permettra à la jeune formation politique de faire une rétrospective sur son parcours et  à relever les défis qui se pointent à l’horizon notamment les prochaines élections communales où le parti compte bien rafler d’énormes postes », -t-il dit. Avant d’assurer que son parti compte promouvoir certaines valeurs qui ouvriront la voie du succès au Mali ; des valeurs comme le leadership jeune ; faire de la vérité et de la transparence des leitmotivs quotidiens. « Yelema s’emploiera à ce que le malien connaisse son pays et se connaisse », a-t-il expliqué. Il a rappelé la participation du parti dans les élections présidentielles et législatives ou ils ont acquis des fortunes diverses.  « Si nous avons été classé 11eme lors des échéances présidentielles, les législatives nous ont permis d’avoir un député au sein de l’hémicycle ». Il a évoqué la maladie à virus Ebola qui a fait des victimes au Mali, mais qui est en train d’être vaincu grâce à l’effort conjugué de tous. Concernant les négociations d’Alger, le président du parti du changement a fait savoir que le gouvernement veillera à ce qu’un accord définitif soit paraphé, un accord qui permettra au Mali de souffler après une grave crise qui l’avait ébranlée et époumonée. Quant à la brûlante question de la libération des présumés terroristes contre la libération de l’otage français Serge Lazarevic, le président du parti Yelema Moussa Mara a signalé que la vie d’un français ne valait pas mieux que celui d’un malien. « Ceux qui ont été libérés n’ont pas été amnistiés, ils peuvent toujours être traqués et trimballés devant les juridictions maliennes » a-t-il martelé.
Moussa Samba Diallo

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