Moussa Mara dénonce la corruption : Prévenir et sévir sans état d’âme

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Pour le candidat Moussa Mara du parti  du changement à l’élection présidentielle du 29 avril 2012, l’effet dissuasif des sanctions à infliger à tout acte de corruption freine les ardeurs. Mais, en amont, il faut prendre des mesures préventives contre ce mal endémique.

C’est à la faveur de sa série de conférences de presse de précampagne que le candidat investi par le parti YELEMA-le Changement, Moussa Mara, s’est prononcé, le vendredi 6 janvier, à son QG sur le thème de la corruption et de la mauvaise gouvernance.

 

Si on prête au pouvoiractuel une réticence à sanctionner les corrompus de la République pour, dit-on, ne pas les humilier, le candidat Moussa Mara affirme, lui, sa détermination à châtier avec une main lourde tous les actes de corruption ou de détournements de deniers publics. «La corruption est une faute. Si quelqu’un commet une faute telle que la corruption, il faut la sanctionner. Que la sanction l’humilie ou ne l’humilie pas, ce n’est pas mon problème. Le mal de la corruption est si profond qu’il ne faut pas la combattre par des mesurettes ou des incantations. Il faut la sanctionner avec une lame de fond», a-t-il souligné sans détour.

Il a toutefois mis l’accent sur la nécessité de prendre des mesures de prévention, de mettre les fonctionnaires dans des conditions idoines en revalorisant les salaires afin  de les éloigner des tentations de mauvaises gestions des fonds publics.

Parlant des nombreuses structures de  contrôle de la bonne gestion des deniers publics, le candidat du parti du changement et non moins maire de la commune IV du district de Bamako s’est montré réformiste.

«Ces structures ne sont pas bien intégrées. Il y a entre elles des croisements de compétences, des conflits de compétences. Bref, certaines de ces structures se marchent sur les pieds». Il faut, a-t-il indiqué, revoir le système du contrôle a priori et du contôle a postériori. Pour M. Mara, il faut purement et simplement supprimer la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA) car, il s’agit là d’un contrôle entre les mains du politique qui décide si tel rapport doit être transmis à la justice ou non.

Il a aussi plaidé pour une fusion du Contrôle général des services publics, qui dépend  de la primature, avec le Bureau du Vérificateur général. Mais il a indiqué que les inspections de contrôle des administrations doivent être conservées du fait du caratère technique de leur vérifications.

Il faut  signaler que Moussa Mara préconise l’inscription de la lutte contre la corruption dans la Constitution pour mettre l’accent sur l’ampleur du mal.

Bruno D SEGBEDJI

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