Nomination de Abdoulaye Idrissa Maiga comme premier ministre : Le clash est-il inévitable au RPM désormais ?

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Mali: un nouveau gouvernement et quelques surprises

Le vieil bélier de Yamoussokro Feu le Président Houphouët Boigny  ne disait –il pas que le meilleur homme politique est celui qui trahit vite et bien. Cela veut dire qu’il ne s’agit pas d’avoir la main sur la gâchette du fusil AK44, mais qu’il faudra être toujours le premier à tirer. Avec les événements successifs au RPM depuis la prise du pouvoir par le Président IBK, on ne se trompera pas lorsqu’on dira que le ver de la discorde est dans le fruit.

D’abord par le fait qu’IBK devenu président n’a pas voulu choisir son Premier ministre dans les rangs du RPM, on peut comprendre cela. En effet il avait signé un deal avec les membres du CNRDRE. Ce deal portait sur la nomination de Moussa Mara sur lequel le choix du capitaine SANOGO s’est  porté dès le départ comme Président de la République. Mais pour cela, IBK a demandé et obtenu du CNRDRE, qu’on lui permette de choisir un économiste dans un premier temps pour faire l’évaluation  de l’économie Malienne et après ce diagnostic Moussa MARA pouvait venir. Cette proposition a été acceptée par les militaires. Voici la raison qui fait qu’Oumar Tatam LY est venu à la tête du premier gouvernement. Mais il a été empêché de travailler selon les normes républicaines.  Exaspéré par les mauvaises pratiques et les maladresses de son patron  il a préféré claquer la porte. C’est aussi la raison pour laquelle sans même consulter son Bureau Politique National, il a immédiatement nommé Moussa Mara comme son deuxième premier ministre.

Moussa Mara fut à son tour mis à la porte sous la pression de la France qui l’a désigné comme le ‘’petit imprudent’’ de l’ancien combattant du chanteur Idrissa SOUMAORO. Il a été largué également sous la pression de la CMA à cause de sa visite tourmentée à Kidal et la défaite des FAMAS en mai 2014 qui a tout de même permis au malien de savoir que Kidal n’est plus malien.

Le troisième Premier ministre fut Modibo KEITA, cet autre ancien Premier ministre d’Alpha Oumar KONARE en fin de mandat en 2002. Il fut le haut représentant du chef de l’état dans les négociations avec les groupes armés d’octobre 2014 à février 2015. Comme on peut le constater durant quatre ans le RPM n’a jamais été à la place qu’il fallait sous IBK, du fait qu’il pense que son élection n’est pas le fait de son parti, mais des religieux.

Le combat du Dr TRETA était contre une telle pratique qui frôle l’ingratitude. En voulant forcer le concept non écrit de la vraie règle et pratiques démocratiques qui voudraient que le parti qui a la majorité relative a l’Assemblée Nationale assume le poste de Premier ministre, Dr TRETA est apparu comme le comploteur contre les ambitions présidentielles d’IBK et famille pour son second mandat. Avec le remaniement du 12 Avril 2017, non seulement le tout nouveau Président du parti n’a pas été appelé au poste de dernier Premier ministre du quinquennat d’IBK, mais aussi aucun de ses supposés proches ne figure dans le nouveau gouvernement jugé par le chef de file de l’opposition de gouvernement d’attelage fait pour préparer l’élection présidentielle de 2018.

Du côté du RPM au delà du camp TRETA, le constat est amer dans la famille des tisserands, car tous les premiers cadres ont été laissés pour compte. Même l’élection du Dr TRETA à la présidence du parti a été fait au forceps, croyant ainsi que leur protégé aura un boulevard devant lui, pour assurer le dauphinat en commençant par le poste de Premier ministre. Malheureusement, cet autre coup est senti par la tendance TRETA comme une énième trahison de plus qu’elle ne saura admettre.

Va-t-on donc vers le  clash qu’a  connu tous les partis politiques du Mali ?

Disons qu’avant cela il s’est créé en 2012 entre les deux hommes le muret du quiproquo. En effet au cours de cette investiture, Dr TRETA aurait dit à IBK que : ‘’ça sera la dernière fois pour nous de te soutenir comme candidat, que tu passes ou pas’’. Cette phrase a été prononcée avant le coup d’Etat du 22 mars 2012. Avec la victoire du RPM et le recul, on s’aperçoit que Dr TRETA, en prononçant cette phrase, a signé son arrêt de mort. Quelles interprétations aujourd’hui peut-on donner à cette idée si ce n’est que, son étoile ne brillera plus avant la fin du premier quinquennat.

Seydou DIARRA

 

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4 COMMENTAIRES

  1. Rien n’est vrai dans cette histoire. Les conditions de la désignation de Tatam Ly, l’arrivée de Moussa Marra, celle de Modibo et enfin A.I.M ne reflètent pas la réalité. I.B.K ne faisait pas confiance tout simplement aux cadres de son parti pour la fonction. Cette fois-ci, c’est contraint et forcé qu’il a désigné A.I.M pour taire les mécontentements dans les rangs de son parti. Sinon, c’est Boubèye qui était pressenti pour occuper le poste. Avec l’approche des élections, I.B.K a eu peur de s’exposer au courroux de ses camarades, et l’option Boubèye fut abandonnée. Des articles comme celui-là relèvent de la compétence de journalistes d’investigations. L’auteur ne tient ses conneries de personne. Il n’a fait aucune enquête pour vérifier l’exactitude de ses informations. Il les a tout simplement inventé puisque qu’il sait que le texte est accrochant pour ceux des moins informés. Tréta n’aurait jamais eu le courage de tenir de tels propos devant I.B.K et prétendre à la présidence du parti. Peu importe, ces affaires n’intéressent vraiment personne. Si A.I.M est un Premier Ministre de combat, on le jugera à l’œuvre.

  2. Monsieur Diarra, avant de prétendre publier des “articles de presse”, pourquoi ne pas commencer à apprendre le Français?

    Votre papier est truffé de fautes de toutes sortes, avant même de porter un jugement sur le fond.

    Et oui: Le JOURNALISME (le vrai, j’entends) c’est…. un métier!

    Houbien?

  3. Monsieur les propos que vous attribuez à Dr Treta, Président du RPM à l’égard du Chef de l’État sont gravissimes même si vous utilisez le conditionnel. Croyez moi si c’était vrai, ni le RPM ni le pays n’aurait cette stabilité même relative. Où vous ne connaissez pas ces deux personnalités ou vous jouez à un jeu dangereux qui ne saurait prospérer.

  4. Monsieur le journaliste on ne dit pas vieil bélier mais vieux bélier. Parce que bélier commence par une consonne et non une voyelle ou h muet. EX vieil homme , vieil adage.;

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