Par où est passé le patrondes services secrets malien

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L’homme ne s’est même pas préoccupé de savoir ce qui se tramait contre l’institution dont il a la charge. C’est seulement après la parution du pamphlet qu’il se réveillât en sursaut. Engageant une course poursuite effrénée contre les supposés auteurs. Il est allé loin, jusqu’à Paris. Mais voilà que les auteurs eux-mêmes se dévoilent, se présentant comme membres à part entière de sa maison. En même temps qu’ils lui facilitent la cherchent, ils lui compliquent la tâche. Comment en effet, après n’avoir rien su de ce qui se tramait de plus dégoûtant -ce qui est un crime en soit en matière de renseignements généraux- et après couru, loin de chercher le coupable, on le découvre chez soi.

Que l’entreprise de dénigrement d’ATT soit logée dans les locaux même de la SE n’a rien d’étonnant quand on sait que les services secrets maliens ont été fortement politisés depuis plusieurs années.

Il n’y a pas longtemps que des tendances au sein de ce service vital ont failli en arriver aux mains. Chacune d’entre elle défendant sa chapelle, la République étant laissée à elle-même. On leur a fait comprendre qu’ils peuvent faire élire ou faire tomber le chef.

Ce qui n’est pas totalement faux. Mais de là penser que c’est à la base aérienne (siège de la SE) qu’on nomme le président de la République, il y a de quoi frémir.

Le président ATT lui-même a contribué à conforter l’idée d’hommes et de femmes faiseurs de roi. Sinon, qu’il y a-t-il à dire à propros de cet ex-patron qu’il avait relevé pour, dit-t-on, faute grave pour ensuite le propulser au rang de conseiller à la présidence. Plus grave, celui qu’il a appelé pour le remplacer donne l’impression de n’être au courant de rien.

Sauf si lui-même en est pour quelque chose dans la cabale en cours contre le chef. Dans les deux cas, il ferait peut-être mieux de rendre le tablier. 

B. TAMBOURA

 

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