Participation du RPM à la présidentielle de 2012 :IBK s’engage à redorer l’image de l’Etat malien

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Le président du rassemblement pour le Mali (RPM) a rassuré ses partisans sur la participation de son parti.  Les militants et sympathisants ont battu le record de la mobilisation pour rassurer la victoire à leur mentor en avril 2012.

 

 C’est devant un public acquis à sa cause, qu’Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2012. « Oui je suis candidat car je veux redonner confiance à notre peuple qui doute, qui s’interroge », a lancé le président du RPM sous les ovations des militants et sympathisants venus lui soutenir. Ses priorités restent à redresser l’école malienne marquée par une crise sans précédent, assurer la santé de ses compatriotes, sécuriser le pays marqué par des crises à répétition. Pour le RPM la solution existe et cela passe par le vote des maliens. Avec cette déclaration, le doute n’est plus permis. On comptera sur la participation du Rassemblement pour le Mali. Une mission noble et exaltante que de répondre à la sollicitation de son peuple. « Vous  devez répondre à ses attentes, à sa sollicitude, car vous êtes l’espoir de ce même peuple » a ajouté Nancoma Keïta Secrétaire Politique du parti. Selon lui, cette confiance placée en l’homme est le témoignage de l’immense estime du peuple à cet homme, a martelé le secrétaire politique.

 

IBK bénéficie jouit aujourd’hui d’une grande popularité auprès de ses concitoyens. Sa candidature est fortement réclamée par plus de 1000 associations et clubs, sans compter les partis amis. Il demeure le candidat providentiel, qui pourrait ou peut sauver le Mali, qui a besoin de redresser l’autorité de l’Etat, instaurer la bonne gouvernance. Une mission certes difficile mais pas impossible pour l’homme qui a servi à toutes les sphères administratives de l’Etat. 

Cette rencontre a vu la participation des maliens de l’intérieur et ceux de la diaspora, qui sollicitent sa candidature.

 

Son investiture aura lieu le 14 janvier 2012 au Stade Omnisport Modibo Keïta. Il participe pour la troisième fois à une élection présidentielle dont les espoirs sont aujourd’hui largement grands au vu des forces en présence.

Hassane Kanambaye

 

 

Ibrahim Boubacar Kéita

« Oui je suis candidat à l’élection présidentielle d’avril prochain ».

 c’est du moins ce qu’a affirmé, le Président du Rassemblement pour le Mali, Ibrahim Boubacar kéita. C’était samedi dernier, au palais de la culture amadou Hamapaté Ba, au cours du meeting organisé par son parti afin de répondre à la sollicitation des multiples clubs, associations et mouvements et collectifs des partis politiques qui appellent IBK à se présenter à la prochaine présidentielle. 

Collectif des mouvements,  associations et clubs de soutien à IBK, Synergie Diaspora (Europe, Etats unis, Chine, Amérique, etc.), Club de soutien à IBK de Medina- Coura, Mouvement Volontaire pour le Soutient (MVS-IBK), Association Jeunesse Développement et pour le Soutien d’IBK, Kafo Folo Jama Jigui, Association Appui aux Initiatives d’IBK, Clubs Jiguiya 2007, Club de Soutien Yacouba Traoré sont, entre autres des mouvements qui appellent IBK à se porter candidat. S’y ajoute le Collectif des Partis Politiques pour le Soutien de la Candidature d’IBK. Ce collectif comprend : le MIRIA, l’UMP, le parti FAMA, le RDR, le RJP, le PSO,  la CD, le PDM, l’ADCAM, le  MPLO et l’US RDA. Selon, un responsable du RPM, il est difficile de dire, avec exactitude, le nombre des associations et clubs créées pour soutenir IBK.  Car il en existe dans tous les Etats où vivent des Maliens. «IBK est le plus populaire des candidats puisqu’il est le plus courtisé par les populations », indique un autre responsable du parti.

 

En tout cas le palais de la culture a refusé du monde samedi dernier. La salle qui était pleine comme un œuf a été, instantanément, enflammée par des artistes. Bako Dagnon, DJ Mix, Tièfarichi, Oumou jolie ont vanté les mérites d’IBK à travers  des chansons.

 

Outre IBK, c’est le secrétaire politique du BPN, Nancoma Kéita qui a, véritablement prononcé un discours. Les autres intervenants, à savoir, Mamadou Kassa Traoré du Miria, représentant le Collectif des partis politiques pour le soutien de la candidature d’IBK et  le 3è conseiller de la commune V, se sont contentés à remercier le public pour avoir fait massivement le déplacement et pour avoir porté  leur confiance à IBK.

 

Nancoma Kéita a rappelé les raisons qui ont poussé les innombrables clubs et associations à lancer un appel à candidature à IBK. Selon lui, depuis des mois, les associations, clubs et mouvements ne cessent de pousser comme du champignon pour la cause d’IBK. Plusieurs  lettres d’appel à candidature lui ont été adressées par ces mouvements. Des lettres qui témoignent leur détermination et leur souci d’avoir en 2012 à la tête du Mali, un «homme de vertu, un homme capable de créer un Mali uni et prospère ». Pour Nancoma Kéita, les jeunes sollicitent IBK à se porter candidat, pour son expérience politique, son engagement dans la défense des intérêts du Mali mais aussi et surtout pour son respect de la parole donnée

Après avoir dit « Oui » à l’appel  de ses fans, IBK n’a pas tardé de leur faire une batterie de promesses. La situation actuelle du Mali appelle, dit-il, une politique nouvelle, un homme d’expérience, honnête, et libre pour lequel la chose publique est sacrée. «Avec moi en 2012, le Mali aura un président rassembleur et dévoué à chacun. Mon unique obsession est le Mali. Je suis candidat, car je veux donner confiance aux citoyens ; aider les plus fragiles, je  ferais en sorte que tous les Maliens mangent à leur faim, quelles que soit les conditions climatiques ; je veux donner un sens à l’école. Il n’y a pas plus noble combat que celui pour les jeunes. Je suis candidat car je veux relever le défi d’un Mali créateur d’emplois et restaurer l’autorité de l’Etat » a-t-il rassuré. Avant d’ajouter que des solutions  existent aux maux qui minent le Mali. Les solutions s’appellent, selon lui, « bonne gouvernance et lutte contre la corruption ».  IBK a promis de rester un «kankélétigui». «Toute ma vie, je me suis préparé à servir le Mali au plus haut niveau. Je ne vais jamais décevoir» a-t-il conclu. Rappelons qu’IBK fut ambassadeur, ministre, premier ministre, président de l’Assemblée nationale et aujourd’hui, il continue à défendre les intérêts du peuple en tant que député. Rendez-vous est pris le 14 janvier prochain pour l’investir candidat du RPM à l’élection présidentielle.

Abou Berthé

 

 

Qui est Ladji Bourama ?

 

Certains l’appellent « Ladji Bourama ». D’autres, par ses initiales : IBK. Mais pour ses collègues du parlement, il reste « Mr le Président ».

Ibrahim Boubacar Keïta, puisque c’est de lui qu’il s’agit, apparaît aux yeux de l’écrasante majorité des Maliens comme le candidat à même de restaurer l’autorité de l’Etat, de remettre les Maliens au travail et de réaffirmer le leadership de notre pays sur le plan continental, voire mondial.

Né à Koutiala, le 29 janvier 1945, IBK est l’un des plus beaux fleurons de l’intelligensia malienne. Ancien Premier ministre sous le régime Konaré, ex –ambassadeur du Mali en Côte –d’Ivoire et ex –président de l’Assemblée nationale, il aura été de toutes les luttes ayant conduit à la révolution de mars 1991, qui a balayé le régime dictatorial du Général Moussa Traoré.

 

Avec sa taille au dessous de la moyenne, élégant et le verbe haut, le « Kankélintigui » (homme de parole) comme on l’appelle –semble avoir hérité de la forte corpulence de son grand –père maternel : « Tiémoko Bélébélé » (Tiémogo le gros) ou « Tiémoko Néguédiourou », à cause de ses fonctions de « télégraphiste » à la poste d’alors.

 

Sous la houlette d’un pédagogue malien de renon, Sory Diakité, le jeune Ibrahim Boubacar Keïta réussit, peine, son passage en sixième. C’était en 1958 à Koutiala.

 

Orienté à «l’Ecole des Grottes de Hamdallaye », à Bamako, il passe –avec succès –le concours général de l’AOF (Afrique Occidentale Française) regroupant 14 pays africains.

 

Major de sa promotion au concours général de l’AOF

A la proclamation des résultats, le jeune Ibrahim Boubacar Keïta se classe « premier » du Soudan français, actuelle République du Mali. Puis, s’envole en France où, il poursuivra ses études au Lycée Janson Dessailly.

 

 A la demande de ses parents, il retourne au bercail, notamment, au Lycée Terrason de Fougères, actuel Lycée Askia Mohamed où, il passe bac.

Seul élève dans la série redoutée, lettres classiques –latin –grec, il décroche son bac. Avec la mention « Très bien ».

De retour en France, il entame des études d’Ethnologie, d’Archéologie et d’Histoire.

Après l’obtention de sa licence, il s’inscrit à Sciences –Po. Son diplôme en poche, il entre à l’IMRC (l’Institut d’Histoire des Relations Contemporaines) de la prestigieuse Sorbonne. Il en ressort muni de son diplôme. Avant d’entamer une brève carrière de professeur à Paristal Biac, à la Sorbonne.

Quelques mois après, il est admis au CNRS (Centre National de Recherches Scientifiques) à Paris.

 

L’appel du large

De retour au bercail, Ibrahim Boubacar est recruté par la Communauté Economique Européenne. Avec l’ONG « Terre des Hommes », il a parcouru tout le nord du Mali.

 

1991 : le tournant décisif

C’est en 1991 qu’Ibrahim Boubacar Keïta rejoint les rangs de l’Adema, tout nouveau parti politique opposé au régime dictatorial du Général Moussa Traoré. C’était aux côtés d’Alpha Oumar Konaré Dioncounda Traoré… pour ne citer que ceux –là.

 

A  l’issue de son congrès constitutif, et sur proposition d’Alpha Oumar Konaré et de Dioncounda Traoré, Ibrahim Boubacar Keïta est élu secrétaire aux relations extérieures du parti. C’est le début d’une fulgurante carrière politique.

 

Une longue et riche carrière politique

Le 08 juin 1991 marque un autre tournant dans sa longue et riche carrière politique. En effet, c’est à cette date que IBK a été nommé porte parole et conseiller diplômatique de Alpha Oumar Konaré. C’était en 1992, au lendemain de l’investiture de celui –ci à la magistrature suprême de notre pays.

Aussi, IBK aide le président Konaré à constituer son premier gouvernement. Avec, à sa tête, un certain Younoussi Touré, actuel président de l’URD (Union pour la République et la Démocratie). Avant de se lancer dans une carrière diplômatique, qui l’a conduit en Côte –d’Ivoire, au Gabon et au Burkina Faso, avec résidence à Abidjan.

 

C’est à cette époque que naissent ses ennuis avec le vieux « croco » de la Lagune Ebrié : Félix Houphouet Boigny. Ami de Laurent Gbagbo, opposant farouche au régime d’Houphouet, IBK est sommé, par Houphouet Boigny, de mettre fin à ses relations avec Gbagbo. Ce qu’il refusa. En dépit des pressions et des menaces. Aujourdh’ui encore, IBK reste fidèle à cette amitié.

 

En novembre 1993, Abdoulaye Sékou Sow succède à Younoussi Touré à la Primature. Il rappelle IBK, en poste à Abidjan, pour lui confier le poste –feuille des Affaires Etrangères.

 

Une anecdote : arrivé à l’aéroport de Bamako –Sénou, on lui instruit d’attendre qu’on vienne le cherche. Comme s’il était, ou devrait être, en résidence surveillée. C’était mal connaître l’homme. Sans attendre midi à quatorze heures, il rentre chez lui. Sans sirène, ni gyrophare.

A la démission de Me Abdoulaye Sékou Sow, le président Konaré lui propose, au téléphone, le poste de Premier ministre. C’était depuis Addis-Abeba où, il participait à une session budgétaire. La suite, on la connaît.

Un excellent Premier ministre

Nommé, dans un contexte marqué par d’interminables marches et de troubles scolaires, IBK a réussi en l’espace de quelques petits mois à ramener le calme sur toute l’étendue du territoire national. Mais surtout, à restaurer l’autorité de l’Etat.

« Force doit rester à la loi ! » voilà son crédo.

Après avoir claqué la porte de l’Adema, il crée son parti politique : le Rassemblement Pour le Mali (RPM). Avant de participer aux présidentielles de 2002.

Donné favori, IBK devenu plus populaire qu’A.T.T, s’incline devant ce dernier, après la décision de la Cour constitutionnelle.

S’estimant floués, ses partisans menacent de mettre la ville de Bamako à feu et à sang. A la surprise générale, et contre la volonté des militants de son parti, il accepte la décision des urnes. Et, cerise sur le gâteau, il félicite le vainqueur : un certain Amadou Toumani Touré.

Investi, le week –end dernier comme candidat de son parti à l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu pour le 29 avril prochain, IBK risque –encore une fois –de faire mal. Très mal.

 

A en croire l’écrasante majorité de nos concitoyens, il serait le favori des favoris.

Oumar Babi

 

 

 

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