Le PCR et les autres libéraux africains au forum de Ouagadougou : Carton rouge aux fossoyeurs de l’alternance démocratique

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Une vue du presidium à l'ouverture du forum. On reconnaît à partir de la gauche, Ousmane Ben Fana Traoré du PCR
Une vue du presidium à l’ouverture du forum. On reconnaît à partir de la gauche, Ousmane Ben Fana Traoré du PCR

Le leader du Parti citoyen pour le renouveau (PCR), Ousmane Ben Fana Traoré à la tête d’une forte délégation de cette formation politique a pris part, le 14 mars dernier à Ouagadougou, au forum libéral de dialogue politique, organisé par le réseau libéral africain (RLA) en partenariat avec l’AFD-RDA de Gilbert Ouédraogo. La rencontre s’est déroulée au palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre Guingané en présence du président du RLA, Olivier Kamitatu, du président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain.

 

Le forum de haut niveau des dirigeants politiques du libéralisme africain a été organisé grâce au soutien de la fondation Friedrich Naumann pour la liberté (FNF). Les leaders ou représentants des partis d’obédience libérale du continent ont fait en grand nombre le déplacement de la capitale du pays des hommes intègres pour participer à cette rencontre politique. On pouvait noter au podium le président du RLA, le Congolais Olivier Kamitatu, le Burkinabé Gilbert Ouédraogo de l’AFD-RDA, le Malien Ousmane Ben Fana Traoré, qui avait à ses côtés le président de l’UM-RDA, le ministre malien Bocar Moussa Diarra. S’y ajoutent les représentants du RDR d’Alassane Ouattara, du PDS d’Abdoulaye Wade, de l’UFDG de Ceillou Dalein Diallo, etc.

Ce forum, faut-il le rappeler, se tenait à Ouaga, où le climat politique est polarisé par la question de la mise en place contestée du Sénat et de la révision de la Constitution du Burkina Faso pour permettre une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré. Et le thème centrale de la conférence est «Les enjeux de la gouvernance démocratique en Afrique : Réflexions sur les transitions démocratiques et les alternances au pouvoir».

Plusieurs intervenants, parmi lesquels les représentants maliens, ivoiriens, sénégalais, guinéens et burkinabés ont expliqué la nécessité “des alternances démocratiques paisibles en Afrique dans le respect du cadre normatif”. C’est dans cette logique que les participants ont appelé à imposer le respect des dispositions du protocole de la CEDEAO de 2001 sur la bonne gouvernance et la démocratie et de la charte de l’Union Africaine de 2007 sur la bonne gouvernance, la démocratie et les élections. Ils ont insisté sur la généralisation de la limitation du nombre et de la durée des mandats à la tête de nos pays, par “l’adoption de dispositions constitutionnelles intangibles”.

Pour Gilbert N Ouédraogo, Olivier Kamitatu, Ousmane Ben Fana Traoré et les autres, il sied d’interdire toute modification des lois électorales de nature à remettre en cause les acquis démocratiques un an avant la tenue des élections. Il s’agit d’une pique à peine voilée à l’endroit du président Blaise Compaoré, qui se prépare à une nouvelle candidature en modifiant les textes du pays.

Plusieurs leaders libéraux africains se sont positionnés clairement pour «la promotion d’une démocratie libérale» sur le continent. Il ont mis l’accent sur la nécessité d’une alternance démocratie dans la concorde nationale au Burkina Faso.

Enfin, les libéraux du landernau politique africain ont appelé à promouvoir le dialogue entre toutes les parties prenantes, en vue de dégager un consensus sur le fichier électoral, le mode de scrutin, le découpage des circonscriptions et le calendrier électoral dans divers pays.

 Bruno Djito SEGBEDJI

 

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