Personnalité de l’année 2011 au Mali : Mariam Kaïdama Sidibé marque les esprits !

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Mariam Kaïdama Sidibé, figure emblématique, loin des calculs politiciens, a été nommée Premier ministre du Mali en avril 2011 par le Président ATT. Elle a la lourde mission de réussir l’alternance démocratique en juin 2012. Cela passe par l’organisation des élections transparentes, régulières et apaisées. Depuis sa domination au poste de Premier ministre, elle est en train de tout mettre en œuvre pour gagner ce pari, bien que le chemin soit parsemé d’embûches.

 

C’est la toute première fois au Mali qu’un Président de la république confie ce poste stratégique de Premier ministre à une femme. Le cas est rarissime en Afrique, surtout dans un contexte où les défis sont nombreux et grands. Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est la 11e sur la liste des personnes qui ont assumé les fonctions de Premier ministre au Mali depuis l’indépendance.

Le Président ATT en portant Mariam Kaïdama Sidibé à la tête de l’exécutif mobile (Gouvernement) en avril 2011, sait qu’elle peut tenir la dragée haute. Elle est héritière d’une situation politico-sociale très difficile et agitée, en toile de font la préparation des consultations électorales et référendaire de 2012, les problèmes sécuritaires, alimentaires et scolaires, la grogne de la société civile et syndicats, etc. Depuis sa prise de fonction, Mariam Kaïdama Sidibé, rompue à de hautes fonctions, est en train de mettre en œuvre la politique générale du Président de la république, qui prend en compte tous les problèmes soulevés. Il sera fastidieux de rappeler ici les débuts de solutions qu’elle a apporté aux problèmes de l’heure, même s’il reste beaucoup.

Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est native de Tombouctou. Elle est née le 4 janvier 1948. Diplômée de l’Ecole nationale d’administration (ENA), administrateur civil.

Elle demeure une actrice majeure de la démocratie au Mali. Après la chute du régime de Moussa Traoré en mars 1991, elle a été appelée dans le gouvernement de transition de Soumana Sako pour poser les premiers jalons de notre démocratie. Patriote convaincue, militante engagée, bonne mère de famille, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a dirigé avec brio (août 1991 à juin 1992) le ministère du Plan et de la Coopération internationale. Cumulativement avec le portefeuille du Plan et de la Coopération internationale, elle a dirigé le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement (mai 1992-juin 1992).

Dix ans plus tard, à la veille des élections de 2002 (mars-juin), elle sera de nouveau sollicitée par le président Alpha Oumar Konaré pour s’occuper du département du développement rural. Comme en 1992, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé était également membre de l’équipe gouvernementale qui a organisé les élections de 2002.

En 1992, elle a aidé ATT à organiser les élections et à transmettre le pouvoir au président démocratiquement élu, à travers sa participation au gouvernement. En 2002, le destin a voulu qu’elle soit encore actrice (ministre) de l’organisation d’élection qui a porté cette fois-ci ATT à la magistrature suprême.

Ironie du sort, c’est encore à elle, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé que le président ATT fait appel en avril 2011 pour préparer cette fois-ci l’alternance démocratique, c’est-à-dire son départ du pouvoir et l’arrivée de son successeur. Cela à travers l’organisation du scrutin présidentiel de 2012.

On ne sera pas disert sur son passage remarquable au poste du secrétaire exécutif du Comité Inter Etats de Lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).

Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a marqué le pays depuis sa nomination, et continuera à le faire. Avec l’engagement et l’implication de tous, elle et son équipe peuvent surmonter les préoccupations essentielles des maliens avant le départ d’ATT.

A.M

 

 

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