Politique économique financière et bonne gouvernance : Le parti Yéléma propose des solutions

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La présidentielle de 2012 s’approche à grands pas et comme dirait l’autre, qui veut aller loin ménage sa monture. C’est le cas du parti Yéléma (changement) à travers son candidat,  Moussa Mara, qui compte mettre son expertise en jeu pour apporter des solutions aux problèmes des Maliens et Maliennes. En effet, le candidat du parti Yéléma, Moussa Mara, a initié une vingtaine de conférences de presse pour partager ses ambitions au cas où il serait élu à la magistrature suprême.

Pour le président du parti Yéléma, le Mali, pendant cinquante ans, a vécu sous l’emprise des idées économiques et financières venues d’ailleurs. Selon lui, le budget du Mali accuse, d’année en année, des déficits couverts essentiellement par la solidarité internationale. Ce qui limite les marges de manœuvres du pays et surtout le rend tributaire de décisions extérieures.

Dans un premier temps, le premier responsable du parti Yéléma a parlé du cadre économique qui concerne le processus de désendettement, amener la dette publique à 30% du PIB, maintenir le déficit budgétaire autour de 140 milliards de FCFA chaque année, entraînant du coup une baisse en proportion du PIB et améliorant de manière significative les ratios de gestion budgétaire de notre pays, avec à terme un ratio de 1% du PIB d’ici 2020, une croissance à 5%  en 2012, à 7% en 2013 et un accroissement d’un point chaque année, hors pétrole éventuel, pour amener le taux à deux chiffres.

Parlant d’une politique budgétaire efficace, Moussa Mara fera savoir que cela concernera le respect des principaux critères de convergence de l’UEMOA et de la CEDEAO, endettement productif vers un effet de levier, orthodoxie budgétaire et de la comptabilité publique, contrôle systématique pour faire des économies, orientation des projets et programmes actuels avec les structures associées.

Abordant le sujet concernant les recettes  accrues, il dira par ailleurs que l’objectif est d’accroître le taux de pression fiscale de deux points chaque année et donc de dégager, sur la période 2012-2013, un gain de deux points du PIB, soit en PIB constante 110 milliards FCFA d’augmentation sur cette période et de 183 milliards CFA en PIB courant, tenant compte du taux de croissance de 2013.

Concernant la bonne gouvernance, Moussa Mara a abordé des sujets comme la promotion du leadership qui se caractérisera par la promotion de responsables de valeur agissant exclusivement dans la défense et la promotion de l’intérêt collectif. Sur la société de l’alternance et des contrepouvoirs, il dira que cela fonctionnera selon des codes et conventions édictés ou acceptés par la société. Il a promis le soutien à la transparence. Cela ne doit pas être une figure imposée, loin encore un effet de mode. Sur les actions de bonne gouvernance, il dira par ailleurs que l’Etat s’emploiera à développer et à soutenir, au niveau local, des initiatives de bonne gouvernance afin que les collectivités territoriales s’engagent pleinement sur ce chantier. Selon Moussa Mara, le partenariat avec la société civile doit être de mise à travers une collaboration.

 

Destin GNIMADI   

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