Premier congrès ordinaire CNAS : Le BEN annonce la couleur

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En prélude à son premier congrès ordinaire, le parti CNAS a fait un point-presse au cours duquel certains membres du Bureau exécutif national ont fait le bilan des tâches qui leur ont été confiées depuis le lancement du parti.

Samedi 10 décembre, au siège du parti sis à Hamdallaye, le Bureau exécutif national de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS) a animé un point-presse pour faire l’état des lieux sur les préparatifs des travaux du premier congrès ordinaire du parti, prévu les 17 et 18 décembre prochain au Palais de la culture. Pour la circonstance, Zoumana Tangara, secrétaire général, et Mamadou Sala Konaté, secrétaire administratif et principal conférencier, étaient entourés de plusieurs membres de la direction dont Kassim Dembélé et colonel Bakary Coulibaly, tous deux conseillers politiques du BEN, et Zoumana Diallo, secrétaire adjoint à la communication.

Dès l’entame de son propos, le conférencier, Mamadou Sala Konaté, a déclaré que tout est fin prêt pour le bon déroulement du congrès ordinaire auquel sera couplée la cérémonie d’investiture de Soumana Sako à la candidature de l’élection présidentielle prévue le 29 avril 2012.

Lancé le 25 mai 2011 à Niamakoro, le parti CNAS, fondé sur les bases de la Convention nationale des associations de soutien à Soumana Sako (CNAS), a tenu à faire ce point-presse pour «édifier l’opinion nationale et internationale sur la marche inéluctable du parti vers son destin ». La stratégie que ces femmes et hommes de la CNAS ont adoptée s’inspire d’une démocratie républicaine et citoyenne, des valeurs cardinales de notre société (sens des responsabilités, esprit d’engagement, bonne éducation).

La nécessité d’une refondation.

Le congrès de la CNAS intervient dans un contexte particulier marqué par une «gouvernance mondiale qui exige des Etats un autre type de dirigeants face aux nouveaux enjeux géopolitiques et géostratégiques» ; la crise financière internationale et les menaces qui pèsent sur les pays détenteurs de ressources naturelles et de matières premières. Un contexte qui exige désormais des Africains qu’ils prennent en main leur propre destin, la solution se trouvant surtout ici-même en Afrique. Un contexte marqué également, au Mali, sur le plan socio-économique et politique, par des «tares et manques dans plusieurs domaines», notamment le manque d’une vision d’anticipation sur des crises majeures comme la famine qui s’annonce, le manque de solutions à la crise récurrente de l’école, le manque de gestion appropriée à l’insécurité au nord, la problématique de l’accès aux soins de santé, etc.

Face à ses «tares et manques», le réalisme impose le choix de l’homme qui convient à la situation. Au moment où plusieurs segments de l’opinion nationale et internationale s’interrogent, doutent et hésitent, le choix qui s’impose aux fondateurs de la CNAS est le Dr Soumana Sako, «un patriote dont le cœur bat indéniablement pour le Mali, dont le pragmatisme et la sensibilité aux souffrances des populations sont aujourd’hui plus nécessaires qu’en 1986-87 ou 1991-92»

Parce que «le peuple malien, dans son écrasante majorité, s’interroge et s’indigne quant à la détérioration morale, la perte de repères et la déviance morale érigée en mode de vie». Il faudrait une réponse populaire, Soumana Sako, à la demande sociale, la nécessité d’une société saine et expurgée de toutes tares.

La nécessité d’une refondation de l’Etat, sur la base d’un programme qui réalise les ambitions de rayonnement «d’un Mali pour tous, des chances égales pour chacun». La nécessité de la restauration de l’autorité de l’Etat, la restitution au peuple malien de sa grandeur et de sa gloire d’antan.

C’est avec la ferme conviction de respecter et d’exécuter ce programme que Soumana Sako répondra à l’appel de candidature de la CNAS.

Cheick TANDINA

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