Le président IBK rencontre la classe politique : Le besoin d’un cadre d’échange et de méthode

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IBK avec la classe politique
IBK avec la classe politique hier

Hier, mercredi 4 juin 2014, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta a rencontré séparément au palais de Koulouba les partis de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition. A travers cette initiative, le président IBK entend prendre en compte les compétences de tous les patriotes pour relever les défis du moment. L’un des objectifs de cette rencontre était de trouver une solution idoine à la crise sécuritaire et politique qui mine le pays. Cette initiative du président IBK a été saluée à l’unanimité.

Le président Ibk a rencontré d’abord près d’une soixantaine de présidents des partis politiques de la majorité présidentielle. Cette rencontre avait pour but de trouver les voies et moyens pour relever les défis du moment. A sa sortie d’audience, le président du Mpr, Choguel Kokala Maïga a souhaité que ces genres d’échanges soient plus fréquents. « Le pays étant dans les difficultés, les questions concernant les problèmes de la nation  n’ont pas forcément des solutions tout de suite. Il faudrait qu’on puisse s’expliquer de manière à maintenir la cohésion nationale », a-t-il dit.

 
Pour Oumar Mariko du parti Sadi, ces échanges doivent se faire dans un cadre de débat contradictoire. « Aujourd’hui l’heure n’est pas au discours va-t-en guerre, l’heure est à la réconciliation entre Maliens. Le dialogue inclusif est la seule voie possible pour le Mali de recouvrer son intégrité territoriale et la paix tant souhaitée par les partenaires et les Maliens » a dit Sidiki A Coulibaly de la majorité présidentielle.

Après la majorité présidentielle, le chef de l’Etat a reçu les partis de l’opposition. Et les échanges ont également porté sur la situation qui prévaut au nord du pays.
Kidal a été une étape très douloureuse
La rencontre a duré un peu plus d’une heure d’horloge, selon l’Ortm. « Pour la première fois depuis son investiture, le chef de l’Etat a reçu l’opposition et nous sommes très reconnaissants pour cela. Ça été l’occasion pour lui de nous faire la situation globale du pays et de nous montrer sa vision et surtout de nous donner les détails sur Kidal. Nous avons écouté avec beaucoup d’attention et ce qui est sûr c’est que l’opposition malienne est responsable. L’opposition n’a pas manqué de critique, de proposition et qui est une alternative pour notre pays. Nous avons fait remarquer au chef de l’Etat que nous sommes des Maliens à part entière, que nous aimons ce pays et nous sommes prêts à aider notre pays quelque soit la situation. Mais nous avons besoins d’un cadre d’échange, nous avons besoin de méthode pour que nous nous  respections les uns et les autres. La démocratie malienne a besoin d’une opposition responsable, forte et respectée », a dit Soumaïla Cissé de l’Urd. A l’en croire, le chef de l’Etat a pris bonne note et a donné l’engagement qu’il y aura d’autres rencontres. « L’étape de Kidal a été une étape très douloureuse pour l’ensemble des Maliens. Pour nous à l’opposition, c’est pour cela que nous souhaitons que les responsabilités soient clairement situées pour que nous ne retombions plus dans ces situations d’humiliation comme celles que nous avons connues le 21 mai dernier », a-t-il dit. Le président du Fare-Anka Wuli, Modibo Sidibé a souhaité une solution aux problèmes du Mali afin que Kidal et l’ensemble du Mali soient dans la direction du développement. Jeamille Bittar de l’Umam a fait savoir que l’essentiel est de sortir de cette crise. « Il n’y a pas question de majorité ni de l’opposition car sans paix, il n’y’a pas de développement. La gestion de cette crise demande l’engagement de tout le monde », a-t-il dit. A travers cette rencontre les partis entendent accorder leurs violons et multiplier ces genres de rencontre pour le bien du Mali.

Aguibou Sogodogo
B. Daou

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2 COMMENTAIRES

  1. Je pense que Mr Le Président commence à comprendre que ce n’est pas les rencontres de l’extérieur qui feront la paix au Mali. S’il n’avait pas commencé par des voyages aux raisons ambigues, il aurait fait certainement un grand pas dans le dossier Kidal en rencontrant les maliens.

  2. Bon début. Bravo Keita, Mara, Cissé, Sidibé, Dramé, Maiga, coulbaly, Bittar,…. bref merci a toute la classe politique malienne tout court.
    Assurons la survie du pays. Le reste viendra après. Je répète encore, en mettant en place un état de droit, bien régis et bien outillé, nul ne pourra accuser qui que se soit pour des sanctions méritées. Les textes vont parler d’elles mêmes.

    Je vous rassure que si vous former tous un seul bloc, la révolution africaine tant nécessaire, commencera au Mali et les africains seront en fin libres.

    Merci

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