Présidentielle : 1er congrès ordinaire de la codem / Investiture de Housseïni Amion Guindo

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C’est la cité du Kénédougou, située à quelques 380 Km de Bamako, qui a été choisie pour abriter les assises du 1er congrès ordinaire de la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM). C’était les 2 et 3 mars 2012 dans la salle de spectacle Lamissa Bengaly de Sikasso sous  la présidence de l’honorable Housseïni Amion Guindo dit « Poulo », président du parti, candidat à l’élection présidentielle de 2012.
« Les jeunes s’engagent pour le développement du Mali ; l’avenir nous appartient ; ensemble nous vaincrons ; le tournant générationnel est en marche » : visiblement les participants aux assises de  ce 1er  congrès ordinaire de la CODEM avaient plus d’un slogan dans l’après midi de ce  vendredi 2 mars 2012, pour pousser de mains fortes leur poulain sur les gradins de la colline de Koulouba en 2012.  Des slogans couplés de prestations d’artistes de renommée comme Alou Sangaré, Arafat Junior, Bintou Dembélé ont  enflammé plus d’un  millier de congressistes présents dans la salle Lamissa Bengaly. Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général de la section de Sikasso, Daouda Mallé, s’est réjoui du choix porté sur sa ville  pour abriter  à la fois les travaux de ce 1er  congrès ainsi que la cérémonie d’investiture du candidat pour l’élection présidentielle de 2012. Sikasso, selon l’hôte du jour,  est une cité hautement symbolique et politique.
Autrefois, Sikasso a été le foyer d’une résistance farouche contre la pénétration  française et  la conquête  de l’Almamy  Samory Touré, mais aussi témoin et guide des pas des premiers dirigeants politiques de notre pays,  dont Modibo Keïta, et Jean Mary Koné etc. Enfin, cette ville, selon toujours Daouda Mallé, a joué un rôle important dans l’avènement du système démocratique actuel pour avoir accepté de recevoir et d’accompagner les premières intentions politiques des premiers dirigeants du Mali démocratique  comme  Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré. Aujourd’hui, la cité du Kénédougou se prête de nouveau aux premières intentions politiques d’un autre candidat, Housseïni Amion Guindo dit « Poulo », dont les ambitions  sont de briguer la magistrature suprême le 29 avril prochain.

Au delà du caractère symbolique, le choix de la troisième région n’est pas fortuit quand on sait également qu’elle a vu non seulement grandir le candidat du jour, mais aussi, il y a le fait que le parti, selon ses responsables, bénéficie d’une bonne assise politique dans cette région. Pour preuve, en seulement trois ans d’existence, la CODEM, selon, Daouda Mallé, est la  deuxième force politique de la région au plan local derrière l’ADEMA avec 194 conseillers dont 11 maires. Le parti couvre  43 communes  avec 47 sous sections. Il est également présent dans tous les bureaux communaux de la CENI (Commission électorale nationale indépendante)  dont il assure  la présidence locale.
Dans son adresse aux congressistes, le président de la CODEM, non moins député à l’assemblée nationale du Mali, Housseïni Amion Guindo dit « Poulo » a commencé par rendre un hommage à un grand militant du parti  disparu, l’un des fondateurs de la CODEM, Mamadou Magnan Diakité.  Actualité oblige,  la minute de silence a été également observée à la mémoire de toutes les victimes  la guerre fratricide qui prévaut au nord de notre pays. Créée en mai 2008, la CODEM, selon son président, Housseïni Amion Guindo, n’a cessé de croitre et de conquérir le cœur des Maliennes et des Maliens en raison de la grandeur de sa vision, de la force et la pertinence de ses convictions. Les raisons de cette montée en puissance de son parti se justifient également, à son avis, d’abord par la grâce de Dieu, mais et surtout par l’engagement des populations des villes tout comme des campagnes du pays. Il s’agit notamment des femmes  et des jeunes qui ont répondus présent à tous les appels de la direction du parti. Cette cérémonie d’ouverture a été une occasion pour le candidat de lever le voile sur un pan de son projet de société pour le Mali. Un projet qui met l’éducation des jeunes au cœur de ses plus grandes préoccupations. «Nous ferons de l’école malienne un haut lieu de construction du citoyen modèle que le peuple malien appelle de ses vœux depuis vingt ans », a-t-il défendu.
Avant de terminer, il a signifié toute la reconnaissance de la CODEM au Président de la République Amadou Toumani Touré en concluant en ces termes : « je pense sincèrement qu’aucun homme politique honnête ne peut se permettre d’oublier  ou d’occulter dans son discours la reconnaissance des grands chantiers réussis par le président de la République».  En prélude à son investiture, le président s’est assuré du soutien de la coalition de 18 partis politiques appelés  PUR (Partis Unis pour la République) à la cérémonie d’ouverture du congrès.
D’ailleurs le président de cette coalition, Abdoulaye Amadou Sy, présent à cette cérémonie ne tarit pas d’éloges sur  leur porte étendard pour le 29 avril qu’il qualifie au passage d’homme « jeune, modeste, courtois valeureux». Autres soutiens non moins importants pour la CODEM, le MODEM (Mouvement des diplômes sans emploi du Mali), l’Amicale des anciens du lycée Amion Guindo de Sikasso, le RJDS (Réseau des jeunes  pour le développement de Sikasso). Outre ces alliés, on notait la présence de certains partis amis à cette cérémonie dont entre autres : l’URD, le PDES, le PIDS, le MIRIA. Ont pris part à ce congrès, des délégations venues des 8 régions administratives du Mali, du District de Bamako, de certains pays de la sous région – le Ghana,  la Côte d’Ivoire – mais aussi de l’étranger : Arabie Saoudite, Chine, Etats Unis, France.
Abdoulaye OUATTARA Envoyé Spécial

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