Présidentielle 2012 au Mali : Moussa Mara, un candidat pas comme les autres

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La salle Banquier du CICB a servi de cadre le lundi 4 mars dernier à la 4ème Conférence Nationale et 4ème Congrès  de l’Union des Forces Démocratiques (UFD). Le moins que l’on puisse dire, c’est que le parti aura bel et bien un candidat à l’élection présidentielle du 29 avril prochain. Il s’agit de Mme Dadara, à qui les militants et militantes, les sympathisants de l’UFD ont porté confiance.

 

La cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs responsables de l’Union des forces démocratiques, notamment, le président Siaka Diarra, de l’actuelle ministre dela Promotiondela Femme, de l’Enfant et dela Famille, Mme Dadara.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le président de l’UFD, Siaka Diarra a souligné que ces assises de deux jours ont pour objectifs,  le désir de servir,  servir notre pays, le Mali. Il a rappelé que lors leurs Conférences Régionales à travers les 8 régions du Mali, les 6 sections du District de Bamako, à l’instar des 8 régions ont exprimé le sentiment fort de voir le nom du candidat U.F.D par la présidentielle de 2012. «Nous connaissons tous les enjeux de ces assises. Il s’agit de restructurer les instances du Parti et de trouver un candidat qui sera le porte étendard de l’U.F.D à l’élection présidentielle » a-t-il indiqué. Pour ce faire, il que la direction du parti a enregistré deux candidatures provenant de leurs sections dont celle d’une femme, Mme Dadara. Cette candidature  est selon lui, l’illustration d’un sursaut politique, du courage des femmes et la volonté politique de l’UFD de rendre à Cesar ce qui est à Cesar : il s’agit du rôle de premier plan joué par les femmes dans l’avènement de la démocratie dans notre cher Pays.

« Il s’agit aussi à travers ce congrès de donner  une orientation politique qui nous engage, des organes solides et solidaires pour affronter les futures joutes électorales » a souligné M. Diarra.

Vision politique de l’UFD

En parlant de la politique l’U.F.D, le président Sangaré dira qu’ils veulent rétablir les valeurs de la politique en considérant les citoyens comme partie prenante, et non comme du bétail électoral, « A l’approche des élections où certains procèdent à la distribution de thé, de tee-shirt et autres accessoires destinés à l’achat de conscience».

En ce qui concerne la vision politique économique du parti, M. Diarra dira que l’Etat doit s’atteler aux problèmes en commençant immédiatement par favoriser et encourager l’entraide et la coopération paysanne dans nos campagnes, premier pas nécessaire vers la modernisation progressive dont les paysans doivent être les premiers bénéficiaires, il s’agit d’un Etat qui dirige les activités économiques dela Nation.

En parlant de l’agriculture, il dira le Mali est un pays essentiellement agropastoral. Le paradoxe est que notre pays, malgré ses énormes potentialités agricoles, est obligé d’importer des céréales qu’il pourrait produire et exporter, au lieu d’importer  pour nourrir ses populations. «  Nous devons donc, travailler à atteindre l’autosuffisance alimentaire en faisant profiter le secteur rural de tous les progrès scientifiques adéquats pour la modernisation et la productivité afin de résorber ce problème. Il faut extraire notre agriculture des caprices et aléas climatiques, en mettant sur pied, une politique réelle de maîtrise de l’eau et une mécanisation conséquente de l’agriculture. Il faut surtout motiver les paysans à travers une politique d’encadrement et d’assistance financière, le crédit agricole doit pleinement jouer son rôle. Il faut amener les paysans à une véritable diversification de la production pour une meilleure compétitivité de l’agriculture. Enfin, l’amélioration du cadre de vie des paysans est une de nos préoccupations avec l’intensification des programmes d’accès à l’eau potable ». S’agissant de l’élevage, il dira qu’il doit être au centre des préoccupations de l’économie rurale. Qu’il s’agit donc de créer des conditions favorables au développement de l’élevage par la réalisation d’un environnement propice. La santé animale, l’amélioration des produits vétérinaires et l’amélioration des races par la méthode d’insémination. L’élevage doit jouer un rôle important dans l’économie à travers sa modernisation et l’optimisation de son circuit de commercialisation. A côté de la pêche traditionnelle, il ya lieu d’encourager une véritable pisciculture en formant les pêcheurs, en les équipant, en les aidant à transformer les produits de la pêche et à écouler leur production sur le marché national et international.

Quant au  tourisme et l’artisanat, ils constituent selon lui, une importante source de devises et d’emploi, il s’agira, notamment de faire face à la construction, la multiplication et à la modernisation des infrastructures d’accueil. Il faut recenser, restaurer et protéger les sites touristiques. Promouvoir le développement de l’artisanat en soutenant une politique d’aide financière et de formation.

Tout pays est le reflet de son éducation. L’éducation est le moteur essentiel du développement. C’est pour cette raison qu’elle constitue la priorité parmi toutes les priorités. Un développement harmonieux et constant doit se faire dans tous les ordres d’enseignement du pays, du préscolaire à l’enseignement supérieur. L’enseignement doit contribuer à former le citoyen à hauteur de mission pour le développent du pays. La formation des citoyens est capitale. Les cadres du Parti et d’autres citoyens doivent être bien formés, car c’est ceux-ci qui devraient aider à la prise de conscience des masses.

Sur le plan dela Santé, le président de l’UFD dira : «Nous augmenterons le programme d’accroissement des infrastructures hospitalières de proximité qui viendront en appui aux établissements hospitaliers de référence avec des ressources humaines compétentes et des équipements de pointes. La santé comme l’éducation est indispensables à la bonne marche de l’économie et de la société».

Enfin, au plan sécuritaire, « La police et la protection civile doivent être en état de fonctionner efficacement pour assurer aux populations paix et sécurité. S’agissant de l’armée, il a souligné le problème essentiel est que les forces montantes doivent créer une armée de type nouveau dont la force principale ne soit plus la discipline aveugle. Il faut une armée pour le bonheur de la patrie et de l’humanité.

Conscient de l’emploi des jeunes, dira que l’emploi des jeunes dépend avant tout de notre capacité à créer des richesses. La quête de cette prospérité ne saurait être l’affaire de l’Etat tout seul.

Au cours de ces assises les participants ont eu à plancher sur la crise qui frappe de plein fouet le nord Mali. «Ces actes barbares et criminels commis en dehors  de toutes règles de guerre conventionnelles sèment la désolation dans les régions du nord ». selon lui, leur revendication première qui est supposée l’indépendance de l’Azawad, est une chimère, car aucune partition du Mali n’est possible!

Seyni T. Kassambara

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