Prétendue mauvaise gouvernance de la dernière décennie : Et si Ibk et Me Tall étaient des collaborateurs d’ATT

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Si mauvaise gestion il y a eu sous le régime d’Att, les honorables Ibrahim Boubacar Keïta et Mountaga Tall sont-ils blancs comme neige, comme ils essaient de le faire croire à l’opinion publique ? Qand on a le pantalon troué, on doit se réserver de monter à l’arbre dit un adage de chez nous. En effet, si  Tall a compris cela et le prouve dans son comportement de ces derniers temps, Ibk semble avoir l’esprit court car il vient de rater l’occasion de se taire, en accusant Att de tous les maux d‘Israël sur les ondes d’une chaine étrangère.

Ibrahim Boubacar Keita

Au lieu d’accuser où tu es tombé, il faut accuser où tu as talonné, nous enseigne l’adage. Si la gestion du régime Att est jugée catastrophique par certains responsables et une bonne partie du citoyen lambda, il faut rappeler que M. Ibk, par ses responsabilités publiques et positions politiques, en est un des premiers responsables. Faut-t-il le rappeler, après avoir quitté l’Adéma par frustration, Ibk a créé son propre parti, le Rassemblement pour le Mali (Rpm).  Ainsi, il s’est lancé dans la course à la présidence en 2002, il était à la tête d’un rassemblement de plusieurs formations politiques : Espoir 2002 avec le Cnid Faso Yiriwaton de Me Mountaga Tall et du Mpr de Choguel Kogala Maïga.
Candidat malheureux au premier tour, mais venu en troisième position, Ibk et son regroupement politique, Espoir 2002, étaient devenus faiseurs de roi parce qu’appelés à arbitrer entre Soumaïla Cissé et Att au second tour. En effet, c’est Espoir 2002 qui pouvait départager les deux candidats. Par conviction ou par vengeance, le mentor du parti des tisserands, Ibk, à travers son regroupement politique, Espoir 2002, a soutenu le candidat indépendant Att. L’on se rappelle la rage du candidat Soumaïla Cissé contre cette décision, notamment dans sa dernière sortie médiatique de campagne électorale. Soumi s’était senti trahi par cette frange de la classe politique qui a choisi le candidat indépendant, au risque de tuer les partis politiques. En effet, on se rappelle bien ses propos: «Il faut laisser la médecine aux médecins, l’’enseignement aux enseignants et la politique aux hommes politiques ». L’histoire, de toute façon, lui donnera raison quelques années plus tard.

Me Mountaga Tall

Toujours est-il que ce choix de IBK a fait élire le général Att et comme retour de l’ascenseur, c’est sous la bénédiction de ce dernier qu’il est devenu président de l’Assemblée nationale, la deuxième grande personnalité du premier quinquennat d’Att. Cela, avant d’entrer dans l’opposition en 2007. Et là, il n’a pas pu tenir le coup. Amaigri  par la pauvreté, son parti est entré à nouveau dans le dernier gouvernement du régime défunt, à une année seulement des élections qui étaient prévues en avril 2012. Peut-il logiquement, dans ces conditions, jeter des cailloux dans le jardin d’Att ? Il faut savoir raison garder.
S’agissant de Me Tall du Cnid, il a soutenu Att de bout en bout. D’abord à travers Espoir 2002, mais aussi avec ce regroupement de quarante partis politiques qui ont porté la candidature d’Att à sa propre succession en 2007. Il en était d’ailleurs le porte-parole. Conscient du rôle prépondérant qu’il a joué dans cette réélection du Président Att, Mountaga avait beaucoup misé sur l’appui de ce dernier dans sa quête du perchoir de l’Assemblée nationale en 2007. Ce qui ne lui avait pas réussi car le génie politique de l’Adéma était passé par-là et aussi la duplicité du général Att qui promettait la même chose à tout le monde en même temps pour tirer les marrons du feu. Cependant, cette déception n’a pas découragé Me Tall à accompagner la politique du Président déchu. Son parti a toujours participé aux gouvernements successifs, jusqu’à la chute d’Att. Lui aussi, en tant qu’avocat, n’a pas été oublié par son mentor. Est-ce pour toutes ces raisons qu’il n’est plus à l’aise au plan politique depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012 ? Il lui sera difficile de choisir ouvertement un camp, se trouvant presque dans un dilemme politique.
C’est aussi la même chose pour Choguel Kokala Maïga qui a soutenu Att. D’ailleurs, à ce sujet, qu’on aime Oumar Mariko ou non, il faut lui reconnaître qu’il a sauvé l’image du Mali en animant un semblant d’opposition, même si parfois certaines de ses actions étaient teintées de parodie. Au vu de tout cela, on voit mal comment certaines de ces figures politiques collabos peuvent-elles aujourd’hui se fendre de vertes critiques du régime Att. Présenter des excuses au peuple malien serait le meilleur choix pour ces hommes politiques.
Oumar KONATE       

 
SOURCE:  du   8 nov 2012.    

7 Réactions à Prétendue mauvaise gouvernance de la dernière décennie : Et si Ibk et Me Tall étaient des collaborateurs d’ATT

  1. Ben77

    Au lieu d’accuser IBK, accusez surtout Alpha qui a juré qu’un responsable de l’ADEMA ne serait jamais président de la République du Mali. Il a tenté d’avoir un troisième mandat, mais le projet a été tué dans l’oeuf par IBK et ses amis politiques. Il s’est alors résolu de de défaire de IBK qui, pourrait avoir toutes le chances de le succéder; car Alpha avait déjà promis à ATT qu’il le soutiendrait pour le succéder à Koulouba.
    Puis, dites-moi un peu; vous sortez d’un parti politique à la suite de complot ourdi contre vous; pouvez-vous vraiment soutenir le candidat de ce parti? Hein???

  2. Ben77

    Un proverbe bambara dit ceci: »Même si le lièvre est ton ennemi, il faut au moins reconnaître quand même qu’il court bien ».
    Rappelez-vous, si vous n’avez pas la mémoire courte que c’est IBK qui a été le seul homme politique à exprimer sa désapprobation pour l’accord d’Alger. Cet accord de capitulation, cet accord qui met la souveraineté du Mali en parenthèse, cet accord de la honte…. que le gouvernement a tenter de justifier au peuple par des mots « habillés ».
    Seul IBK a eu le courage de dire publiquement, haut et fort, que c’est un mauvais accord signé par le Mali; en préférant de se brouiller avec ATT que de soutenir un document qui bafoue la souveraineté de la nation sur une partie de son territoire. Mais les autres politiciens l’ont applaudi (pour soutenir ATT) sans peut-être chercher à comprendre.
    Soyons sérieux monsieur!!!!

  3. beffodougou

    Moi suis d’accord que l’on critique,mais qu’on le fasse avec objectivité et c’est cela que ce journaliste vient de faire,il est objectif,concis et précis,n’en déplaise à certains.Nous passons notre temps à insulter les journalistes,mais quand le boulot est bien fait disons le aussi.

  4. analyse d,un partisan *********
    tu fais honte au journaliste

  5. komboro

    ah allah ! « anw dèmè ka jamana jo, no’otè nu nuw bi maw niènemini » IBK,Mountaga apprendront tout à leur dépend puisqu’ils ont été des faiseurs de roi. «Il faut laisser la médecine aux médecins, l’’enseignement aux enseignants et la politique aux hommes politiques » un point de vue que je partage dans la mesure où ATT a été ce cordonnier pas plus haut que la chaussure. imagines ses réalisations ! il a fallu ce coup et ses conséquences pour voir ses mentors de2002 changer de langage. IBK, Mountaga,…le mouvement démocratique à achever doit prendre leurs cas en compte….

    • tounk

      il faut même les poursuivre en justice car att à tjrs mal fait et ces deux étaient ses complices

  6. mamadou famou

    analyse tres correcte. merci