[Proposition] Gouvernance, utilité des concertations nationales et sortie de la crise malienne

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Concertations nationales au Mali : sur quoi doivent-elles porter, qui doit les piloter et quelle est la condition de leur utilité et de sortie de la crise ?

Le haut conseil d’état et ses composantes (commission aux nĂ©gociations et comitĂ© national de transition), attendus par les maliens, doivent jouer un rĂŽle moteur durant les concertations nationales au mali et assurer l’interface avec le mĂ©diateur.

LEURS DÉPLOIEMENTS DEVIENNENT URGENTS.

Les Maliens doivent promouvoir tout ce qui rassemble et intĂšgre les Ă©nergies pour rĂ©sorber durablement la crise institutionnelle et sĂ©curitaire et d’une façon gĂ©nĂ©rale pour rĂ©pondre Ă  leurs prĂ©occupations communes telles que la vision partagĂ©e sur le futur souhaitĂ©, la restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sĂ©curitĂ©, la dĂ©mocratie et la prĂ©paration des Ă©lections et la dĂ©centralisation mais aussi le dĂ©veloppement durable et Ă©quitable, la rĂ©conciliation et l’intĂ©gration Ă©quitable des communautĂ©s dans un cadre unifiĂ©, dĂ©mocratique, dĂ©centralisĂ© et sĂ©curisĂ©.

Les aspects vision partagĂ©e, restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sĂ©curitĂ©, dĂ©mocratie et prĂ©paration des Ă©lections et dĂ©centralisation sont des PRÉALABLES INDISPENSABLES pour les autres aspects Ă  savoir le dĂ©veloppement durable et Ă©quitable et la rĂ©conciliation et l’intĂ©gration Ă©quitable des communautĂ©s dans un cadre unifiĂ©, dĂ©mocratique, dĂ©centralisĂ© et sĂ©curisĂ©.

Mais ces derniers aspects doivent faire partie du FUTUR SOUHAITÉ par les Maliens afin de satisfaire leurs besoins et assurer leur bien-ĂȘtre collectif.

1. Feuille de route

La vision partagĂ©e intĂ©grera les objectifs Ă  atteindre, les politiques et les stratĂ©gies Ă  mettre en Ɠuvre pour rĂ©pondre Ă  cette vision et atteindre les objectifs retenus. Cette vision partagĂ©e constitue la feuille de route. Elle est indispensable. Elle est le prĂ©alable des prĂ©alables.

On comprend pourquoi la CEDEAO, lors de la session extraordinaire de la confĂ©rence des chefs d’Etats et de gouvernements qui a eu lieu  Ă  Abuja, le 11 novembre 2012, a demandĂ© au prĂ©sident par intĂ©rim de la RĂ©publique du Mali, Pr Dioncounda TraorĂ©,  de fournir la feuille de route urgemment.

2. Concertations nationales et leur utilité

 2.1 Sur quoi doivent-elles porter et qui doit les piloter ?

Devant concerner et intégrer tous les Maliens, les concertations nationales ne doivent pas se polariser uniquement sur les préalables, certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaité par les Maliens. Elles doivent avoir des ramifications au niveau régional pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

Les termes de rĂ©fĂ©rence actuels des concertations nationales, proposĂ©s par la Primature du Mali, sont limitatifs car ces derniĂšres doivent ĂȘtre inclusives et s’Ă©tendre aux rĂ©gions pour une plus grande reprĂ©sentativitĂ© et pour couvrir les besoins de la population de base, de tous les citoyens et de toutes les communautĂ©s Maliennes.

MalgrĂ© le fait que ça soit une pĂ©riode d’exception au Mali, qui doit ĂȘtre la plus courte possible, il convient de ne pas se limiter aux prĂ©alables et d’esquisser les grandes lignes du futur souhaitĂ© afin que les Maliens sachent que leurs besoins et problĂšmes seront pris en charge dans la durĂ©e. Un peu comme ce que nous avions fait pour RIO+20, oĂč le monde entier a dĂ©fini le futur que nous voulons. Les Maliens doivent aussi dĂ©finir le futur qu’ils souhaitent. C’est l’occasion d’en donner les grandes lignes lors de ces concertations nationales.

Tous les Maliens (sociĂ©tĂ© civile, partis politiques, Forces de dĂ©fense et sĂ©curitĂ©, reprĂ©sentants du haut conseil de l’État et des ministĂšres et des institutions de l’État, les reprĂ©sentants des rĂ©gions et les citoyens de ces rĂ©gions, les maliens qui adhĂ©rent aux groupes armĂ©s, MNLA et Ansar Dine, s’ils dĂ©posent les armes, s’engagent Ă  lutter contre le terrorisme et s’ils sont pour l’intĂ©gritĂ© du Mali et pour la laĂŻcitĂ©, …) pourront participer, autant que possible, Ă  ces concertations nationales.

Les reprĂ©sentants du haut conseil de l’État (commission aux nĂ©gociations et comitĂ© national de transition) devront jouer un rĂŽle moteur dans ces concertations nationales. Un comitĂ© national de concertation, dont le rĂŽle sera de conduire les concertations nationales en liaison avec le mĂ©diateur, sera dĂ©signĂ© lors de la premiĂšre confĂ©rence de ces concertations nationales pour conduire ces concertations nationales. Il doit intĂ©grer des reprĂ©sentants des rĂ©gions Ă  travers des reprĂ©sentants des comitĂ©s rĂ©gionaux, qui s’y ajouteront. Au niveau des rĂ©gions, des concertations rĂ©gionales et, autant que possible, mĂȘme locales dans les collectivitĂ©s territoriales seront effectuĂ©es.

MĂȘme si la pĂ©riode couverte sera relativement courte, tous les Maliens, incluant ceux des rĂ©gions et de toutes les communautĂ©s, ont intĂ©rĂȘt Ă  s’entendre sur les grandes lignes du futur souhaitĂ© pas seulement sur la restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale et les Ă©lections comme indiquĂ© dans les termes de rĂ©fĂ©rence actuels de ces confĂ©rences nationales.

Contrairement aux termes de références de ces conférences nationales, qui font référence de façon limitée au futur souhaité et qui se focalisent surtout sur les préalables, ces concertations nationales seront plus utiles si elles donnent une place importante au futur souhaité par les Maliens et à la prise en compte de leurs besoins.

2.2 Concertations nationales comme préalables pour mieux faire la guerre et mieux faire la réconciliation nationale

Comme dit le Premier Ministre du Mali, Dr Cheick Modibo Diarra, les concertations nationales constituent une occasion pour regrouper tous les Maliens et non pour les diviser.

Effectivement, elles doivent concerner et intégrer tous les Maliens.

Elles ne doivent pas se polariser uniquement sur les prĂ©alables (feuille de route, restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale, Ă©lections, dĂ©mocratie, dĂ©centralisation, sĂ©curitĂ©), certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaitĂ© par les Maliens.

Elles doivent avoir des ramifications au niveau régional pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

LEUR TENUE N’EST PAS EN CONTRADICTION AVEC LE FAIT DE FAIRE LA GUERRE PLUS TARD CAR EN CAS DE DÉSACCORD PROFOND, LA GUERRE SERAIT INÉLUCTABLE.

Elles permettent de mieux prĂ©parer et mieux faire la guerre plus tard car permettent en cas de dĂ©saccord profond de mieux la prĂ©parer en ayant l’adhĂ©sion de tous les Maliens et leur participation Ă  une guerre informationnelle (guerre stratĂ©gique de renseignements) qui sera plus prĂ©cise et gĂ©nĂ©rera moins de dĂ©gĂąts (car les actions seront plus ciblĂ©es) qu’une guerre classique.

En plus, elles gĂ©nĂ©reront un calme relatif car pendant leur tenue les groupes armĂ©s qui souhaitent y participer devront dĂ©poser les armes, cesser la terreur qu’ils gĂ©nĂšrent, s’engager pour la restauration territoriale du Mali et la laĂŻcitĂ©.

La guerre avant les concertations et avant la nĂ©gociation avec les groupes (MNLA et Ansar Dine) s’ils dĂ©sirent nĂ©gocier, en s’engageant Ă  dĂ©poser les armes mais aussi en s’engageant pour l’unitĂ© et la laĂŻcitĂ©, rendra compliquĂ© voire impossible la rĂ©conciliation nationale.

Pour Ă©liminer efficacement le terrorisme au Mali sans les dĂ©gĂąts collatĂ©raux et garantir la rĂ©conciliation nationale et la reconstruction de l’unitĂ© nationale aprĂšs la guerre, l’adhĂ©sion de tous Ă  travers les CONCERTATIONS NATIONALES est indispensable et la GUERRE DOIT ÊTRE BIEN PRÉPARÉE Ă  travers une guerre stratĂ©gique de renseignements et d’intelligence collective Ă  laquelle doivent participer tous les Maliens et tout le monde.

3. Gouvernance et Haut conseil de l’Etat

Le PrĂ©sident du Mali, Dioncounda TraorĂ©, avait proposĂ© une nouvelle organisation des institutions, c’est une excellente idĂ©e avec des avantages et inconvĂ©nients.

Le fait d’avoir un Haut Conseil de l’Etat (HCE) reliĂ© Ă  la PrĂ©sidence est une bonne chose et permet une distribution du pouvoir. Le Premier Ministre reste chef du gouvernement.

Les difficultĂ©s de cette nouvelle organisation seront la nĂ©cessitĂ© d’un dĂ©coupage idoine des tĂąches, la nĂ©cessitĂ© d’un travail en rĂ©seau entre les diffĂ©rentes institutions et la nĂ©cessitĂ© de la synchronisation entre la PrĂ©sidence, le Haut Conseil de l’Etat, la Primature, la commission aux nĂ©gociations et le conseil national de transition (rĂŽle consultatif), de mĂȘme qu’avec le comitĂ© national aux Ă©lections.

L’intĂ©rĂȘt d’une telle organisation, c’est le fait de RENFORCER LA GOUVERNANCE GLOBALE par l’aspect rĂ©seau en reliant adĂ©quatement les institutions, la PrĂ©sidence, le Haut Conseil de l’Etat (HCE) et la Primature, ainsi que la commission aux nĂ©gociations et le conseil national de transition.

Ce qui exige une bonne entente et une bonne communication entre les responsables de l’exĂ©cutif (PrĂ©sident, Vice-prĂ©sidents du HCE, le Premier Ministre, le responsable de la commission aux nĂ©gociations et le responsable du conseil national de transition).

Dans le cadre d’une bonne gouvernance, une telle organisation sera avantageuse pour tout le monde, pour la PrĂ©sidence, pour la Primature et pour le Peuple qui interviendra par l’intermĂ©diaire des confĂ©rences nationales, la commission aux nĂ©gociations et du conseil national de transition pour prendre en compte ses besoins et revendications.

Le PrĂ©sident n’avait pas prĂ©cisĂ© la composition dĂ©taillĂ©e de cette commission aux nĂ©gociations et de ce conseil national de transition. Il serait souhaitable que :

(1) La commission aux négociations puisse avoir des ramifications au niveau des régions pour que toutes les communautés et les citoyens participent à la vie de la nation et aux grandes problématiques qui préoccupent la nation.

(2) Le conseil national de transition puisse aussi intégrer des représentants des régions.

Le Mali peut profiter de ces concertations nationales pour intĂ©grer certains participants de ces derniĂšres dans le haut conseil de l’Etat et/ou dans sa commission aux nĂ©gociations et/ou dans son comitĂ© national.

Avec une telle organisation, le pouvoir est bien distribué, reste à en assurer une bonne gouvernance pour que tous les acteurs, dont le Peuple, en tirent pleinement profit.

Le haut conseil d’État et ses composantes, commission aux nĂ©gociations et comitĂ© national de transition, sont attendus pour jouer un rĂŽle moteur durant les concertations nationales et pour assurer l’interface avec le mĂ©diateur.

 4. Condition de l’utilitĂ© des concertations nationales et de sortie de la crise

Lors des concertations nationales, les Maliens, y compris au niveau des rĂ©gions, doivent travailler ensemble pour dĂ©finir le futur souhaitĂ© afin de sauver durablement le Mali et garantir l’unitĂ©, la paix, la sĂ©curitĂ© et la rĂ©conciliation nationale.

C’est Ă  cette condition que les concertations nationales seront plus utiles et la crise Malienne sera rĂ©sorbĂ©e, la sĂ©curitĂ© et la paix seront durablement installĂ©es et la rĂ©conciliation nationale sera garantie.

La proposition [1] de sortie honorable de la crise malienne que je propose utilise des confĂ©rences de compromis entre Maliens qui sont des sortes de concertations nationales et rĂ©gionales. Elle s’appuie sur une guerre informationnelle (guerre stratĂ©gique d’intelligence collective axĂ©e sur des renseignements sur le terrorisme, judicieusement collectĂ©s, corrĂ©lĂ©s et sĂ©curisĂ©s) pour lutter efficacement contre le terrorisme.

Une contrbution de Dr ANASSER AG RHISSA

EXPERT TIC ET GOUVERNANCE

E-mail : Anasser_AgRhissa@yahoo.fr

 

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9 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    Les insultes de mĂšnent nulle part. Il faut savoir que la communautĂ© touareg est multiple et que si certains sont mauvais et malhonnĂȘtes d’autres ne le sont pas.

    La coexistence dans les rĂ©gions du Nord entre plusieurs ethnies (tamasheq, songhay, peulh, arabe, 
) s’est toujours faite malgrĂ© les heurts car des liens trĂšs forts existent entre ces ethnies, ne perdons pas tout cela de vue.

    Cette fois-ci les plaies sont plus ouvertes avec des actes trÚs criminels de la part des groupes armés et une grande incidence sur le Mali tout entier.

    MalgrĂ© tout, en Ă©tablissant des principes et des conditions Ă  respecter (dĂ©pĂŽt des armes, indivisibilitĂ© du Mali et laĂŻcitĂ©) par MNLA et Ansar Dine, mais aussi la non impunitĂ© et des critĂšres d’inviolabilitĂ© des accords futurs mais aussi crĂ©ation d’un comitĂ© pour leur suivi, le dialogue et les concertations nationales doivent s’installer entre frĂšres et sƓurs Maliens, non terroristes, pour qu’ensemble ils cherchent le chemin de sortie qu’ils emprunteront tous pour que plus jamais ne se rĂ©pĂšte ce qui s’est passĂ©. Voir ma contribution prĂ©cĂ©dente pour le dĂ©tail.

    Tous les Maliens doivent accepter ces concertations nationales et ces négociations pour éviter aux régions du nord une guerre que tout le monde regrettera si elle est mal préparée.

    Concernant la nĂ©gociation, chers frĂšres TourĂ© Zackou et TourĂ© A, le moment venu, on saura qui essaie de tromper les autres, et il sera mis de cĂŽtĂ©. C’est ainsi, qu’en cas de dĂ©saccord, la guerre sera inĂ©luctable.

    Donc, tît au tard, la situation sera plus claire qu’elle ne l’est aujourd’hui.

    De toute façon, les terroristes seront délogés par cette coalition régionale et internationale autour du Mali.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: webanassane@yahoo.com

    • Bonjour Monsieur, en vous lisant, je trouve pertinente votre dĂ©marche mĂȘme si je ne partage pas tous les points dĂ©veloppĂ©s, cela n’enlĂšve rien de l’importance de votre analyse. Je souhaite que les uns et les autres partage et appropriĂ©e des parties la concernant, surtout la franche rebelle de la communautĂ© Touaregs.
      Il n’y a pas de doute dans la tĂȘte des Maliens que tous les Touaregs ne sont pas rebelles mĂȘme si des Touaregs dont Ă  la base de toutes les rebellions au Mali.
      Concertation nationale oui, Ă  l’Ă©chelle rĂ©gionale en cette pĂ©riode me semble difficile Ă  tenir avant la libĂ©ration du pays Ă  moins qu’on ne veuille laisser pour longtemps ces pauvres populations du nord Ă  la merci des criminels. Je pense qu’aujourd’hui il est encore possible de regrouper toutes les sensibilitĂ©s du pays dans la capitale, Bamako pour dĂ©battre de la rĂ©solution de la crise actuelle et de l’avenir du Mali.
      Par rapport aux propositions du Pdt par intĂ©rim, relative Ă  la crĂ©ation d’autres organes de transition, je pense sincĂšrement que c’est un mauvais choix Ă  l’heure actuelle Ă  moins qu’elle ne soit motivĂ©e par un dĂ©sir inavouĂ© de rĂ©cupĂ©ration de la transition. Avec dĂ©jĂ  le trio de tĂȘte qui n’arrive pas Ă  s’accommoder on veut en rajouter, pour quelle raison ????
      L’urgence pour moi c’est cette concertation qui avait Ă©tĂ© proposĂ©e depuis par les militaires, le FDR s’est toujours et continu Ă  s’y opposer pourquoi ????
      La sociĂ©tĂ© Malienne tend Ă  se polariser du fait des pratiques des politiciens qui ramĂšnent tout non pas Ă  l’Ă©chelle nationale mais Ă  la dimension de leur regroupement politique, c’est d’ailleurs ce que je constate dans les agissements du FDR qui n’arrive toujours pas Ă  comprendre qu’un changement est cours au Mali.
      Ce regroupement veut toujours nous ramener Ă  sa façon de voir les choses hors pour la plupart des Maliens il n’y a malheureusement pas grande chose Ă  tirer de ce cotĂ©.
      Les Maliens ont soif de se rĂ©concilier mais pas Ă  n’importe quel prix avec les rebelles. Pour y arriver, il faut qu’ils renoncent dĂ©finitivement Ă  l’usage de la force comme moyen de revendication, qu’ils reconnaissent l’intĂ©gritĂ© et la laĂŻcitĂ© de la rĂ©publique du Mali, que les criminels de guerre soient traduit devant les tribunaux. Donc pas question d’amnistie ./

      • Bonjour,
        Merci d’apprĂ©cier ma dĂ©marche et de soutenir les concertations nationales.

        Nous sommes d’accord que si on impose des principes (non impunitĂ©, respect des droits de l’homme) et des conditions (dĂ©pĂŽt des armes, refus du terrorisme, restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale et laĂŻcitĂ©) Ă  respecter, les groupes armĂ©s, MNLA et Ansar Dine, pourront ĂȘtre intĂ©grĂ©s dans les nĂ©gociations et dans les confĂ©rences nationales.

        Tous les Maliens n’acceptant pas le terrorisme doivent participer à ces concertations nationales.

        Comme le FDR dĂ©fend la dĂ©mocratie et le respect des institutions et des droits de l’homme, il doit participer aux concertations nationales pour le faire valoir.

        Tous ensemble, les Maliens sortiront de cette crise qui paralyse le pays. L’expĂ©rience du FDR dans la gestion des institutions peut ĂȘtre mise Ă  profit en y participant.

        Leur absence sera synonyme d’abandon de leurs principes (respect de la dĂ©mocratie, des institutions et des droits de l’homme en particulier recherche de l’Ă©quitĂ©, …) et de non assistance au Mali et Ă  ses populations en danger.

        Le Mali et ses populations, aujourd’hui, ont besoin de l’assistance de tous, ils sont vraiment en danger et l’unitĂ© est davantage mise Ă  mal par ce type d’agissement par refus du FDR et d’autres de participer aux concertations nationales.

        Ce n’est sĂ»rement pas le moment d’ĂȘtre aux abonnĂ©s absents.

        Quant aux organisateurs de ces concertations nationales, ils doivent les ouvrir pour qu’un grand nombre de Maliens, y compris ceux des rĂ©gions et de la diaspora, n’acceptant pas le terrorisme et exigeant l’intĂ©gritĂ© territoriale du Mali, la laĂŻcitĂ© et le respect des droits de l’homme y participent.

        Il est vraiment important d’intĂ©grer les populations habitant au niveau des rĂ©gions et les maliens de la diaspora pour une reprĂ©sentativitĂ© plus grande.

        LES ORGANISATEURS DES CONCERTATIONS NATIONALES DOIVENT AUSSI ACCEPTER QUE LES TERMES DE RÉFÉRENCE DE CES CONCERTATIONS NATIONALES ÉVOLUENT POUR INTÉGRER LES GRANDES LIGNES DU FUTUR SOUHAITÉ PAR TOUS LES MALIENS.

        Concernant les nouveaux organes de transition (haut conseil d’Etat et ses composantes) proposĂ©s par le PrĂ©sident, ils sont nĂ©cessaires ne serait-ce que pour que certains de leurs membres reprĂ©sentent le Mali dans les nĂ©gociations.

        Actuellement, le fait de ne pas en disposer retarde les négociations.

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
        E-mail: Webanassane@yahoo.com

  2. Nous ne nĂ©gocierons plus rien avec les touaregs 👿 Ils mĂ©creants et ne connaissent rien de l’islam dans leur majoritĂ©, je sais de quoi je parle pour avoir vecu parmi durant 4 ans M. Nasser c’Ă©tait Ă  Aderbissinat. Ces gens passent au moins 4 mois de l’annĂ©e sans se laver, ne parlons pas des ablutions comment peuvent ils se dire encore musulmans ❓ Ceci est valable pour tous les touaregs aucune hygiĂšne de vie or celle-ci est primordiale en islam. Comment des gesn pareils peuvent vouloir imposer un islam simple Ă  des pratiquants sincĂšres Ă  plus forte raison un islam rigoriste ❓ Cette rĂ©bellion est la derniĂšre au Mali cher Nasser car ils eront Ă©crasĂ©s Ă  jamais en tant que sonrhaĂŻ je t’en donne l’assurance il n’y aura plus de touaregs Ă  Gao pour nous dicter leurs conneries de vision. Je sais qu’ils sont manipulĂ©s par des mains extĂ©rieures, ceux qui sont censĂ©s doivent se resaisir et renoncer Ă  leur folie. Il y en an qui sont correctes (ou qui le sont devenus) comme Gamou, Assarid Imbarcaouane, Ag Hamani, etc qui ont donnĂ© au Mali autant que la Mali leur en a donnĂ©. Pour les ingrats ils ne font que profiter de l’illĂ©trisme de leurs congĂ©nĂšres pour les amener Ă  l’abattoir en voulant dĂ©fendre des idĂ©aux qu’ils savent illusoires juste pour leurs bas intĂ©rĂȘts. Mainteanat en tant nigĂ©rien tu sais comment les Rhissa Ag Boula, Agali Jambo, Mohamed Anoko etc ont profitĂ© de leur petite Ă©ducation au Niger pour sacrifier les touaregs du Niger et se mettre au frais de la princesse aujourd’hui ❗ Chaque fois qu’ils ont Ă©puisĂ© leurs Ă©pargnes ils reprennent les armes, alors pour que cela cesse pour toujours il faut les mĂąter. Ils sont sages le moemnt qu’ils bouffent et deviennent rebelles et aigris dĂšs qu’ils Ă©vincĂ©s de leur mangeoire, mais mon Dieu n’y-t-ils pas d’autres plus misĂ©reux que les touaregs au Sahel en gĂ©nĂ©ral et dans nos pays en particuliers et dont on n’entend pas parler de cette façon ❓ Les actuels rebelles du Mali n’ont aucun argument Ă  faire prĂ©valoir d’autant plus qu’au Mali la dĂ©centralisation Ă©tait une rĂ©alitĂ© trĂšs poussĂ©e et ils gĂ©raient leurs affaires eux-mĂȘme mais au lieu de travailler au bonheur de leurs frĂšres ils dĂ©tournent tout y compris les armes pour les intĂ©grĂ©s pour aprĂšs dire qu’ils sont marginalisĂ©s, maltraitĂ©s 👿 Ils sont la source de leurs problĂšmes. Les autres ethnies du Nord du Mali n’ont jamais eu autant de largesses de la part de l’Ă©tat comme les touaregs et Dieu m’est tĂ©moin nous avons plus d’intellectuels et travaillons plus qu’eux, souffront comme eux des affres climatiques mais nous sommes restĂ©s dignes et patriotes, vertus qu’ils n’ont pas 👿

    • Bjr mon frĂšre

      Je suis tout Ă  fait d’accord avec vous. Je pense que trop c’est trop. Les Touaregs Maliens ne sont pas tous ingrats. Il y en a qui sont sĂ©rieux et attachĂ©s Ă  la cause rĂ©publicaine que nous defendons tous.

      Mais, les soit disants rebelles regroupĂ©s au sein d’organisation terroristes telles que MNLA et ENSAR DIN ne mĂ©ritent aucune considĂ©ration. Voici des gens qui ont eu toutes facilitĂ©s au Mali:
      Emplois juteux Ă  leur choix sans concours;
      Postes électifs occupés sans effort;
      Grands projets de développement au Nord;
      Exonérations sauvages pour leur commerce;
      Non paiement d’impĂŽts depuis plus de 30 ans;
      Etc….

      MalgrĂ© tout ce dont ils bĂ©nĂ©ficient, ils osent prendre les armes contre les dignes Maliens qui ont acceptĂ© tous ces sacrifices au nom de l’unitĂ© nationale et la cohĂ©sion sociale pour assouvir leur dĂ©sir insaciables mĂ©connus.

      Comme tu l’as dit mon frĂšre, on ne doit pas nous assoire sur aucune table de nĂ©gociation avant le cantonnement et le dĂ©sarmenet de ces apatrides sans foi ni loi qui ont trainĂ© le Mali dans la boue ces derniers mois.

      Posons la question Ă  ces apatrides de savoir qui a gĂ©rĂ© leur communautĂ©s depuis le rĂ©gime de Moussa TRAORE? Ce sont certanement eux. Les milliards engloutis par le Mali dans cette partie du Mali ont Ă©tĂ© dĂ©trounĂ©s par eux mĂȘme avec la complicitĂ© passive des autres dirigeants de ce pays.

      Sous l’air dĂ©mocratique, Ă  la faveur de la dĂ©centralisation, des communes ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es et sont dirigĂ©es par des Touaregs exclusivement dans les zones nomades. Dans les zones sĂ©dentaires, les listes des dĂ©putĂ©s Ă  l’assemblĂ©e nationale de tous les partis politiques comportent au moins le nom d’un touareg. Les Cosneils de cercles, les assemblĂ©es rĂ©gionales et les chambres d’agriculture sont dirigĂ©s par des touaregs au Nord. Je dĂ©fie qui conque pouvant dĂ©mentir cela.

      Qu’est ce que ces gens lĂ  cherchent. Pour la petite histoire, notre consult au Burkina Fasso logeait dans une villa d’un rebelle. Au Mali, ils ont construit les immeubles et les villas de la honte dont les loyers leurs sont versĂ©s Ă  ce jour.

      Qui est l’honnĂȘte cadre Malien qui peut se targuer aprĂšs 35 Ă  40 ans de fonction de pouvoir se loger Ă  plus forte raison possĂ©der une maison en location.

      Je pense à mon humble avis que toute négociation passe par un bil

      • Je pense Ă  mon huble avis qu’aucun nĂ©gociation ne peut ĂȘtre entamĂ© sans le bilan de leur gestion Ă  soumettre Ă  leur complice de mĂ©diateur (Blaise CompaorĂ©) pour un Ă©tat des lieux de leur gouvernance dans la partie qu’ils ont gĂ©rĂ© depuis 30 ans.

        Comme tout le Mali le sait, ce sont les 2 500 Ă©lĂ©ments intĂ©grĂ©s (Tous Touaregs) des forces de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense qui ont fait basculer les rapports de force Ă  Gao et Ă  Tombouctou. Et cela doublĂ© de la participation passive et complice des ,miliciens arabes et touaregs armĂ©s et Ă©quipĂ©s par l’Etat Malien au nom de l’autodĂ©fense des populations.

        OĂč sont ces miliciens aujourd’gui? Les touaregs sont au Niger cantonnĂ©s tant dis que les arabes sont en Mauritanie. Ils ont pris armes et bagages pour fuir le pays et le laisser Ă  la merci de leur frĂšre rebelle. Un complot ourdi depuis sous le rĂ©gime de Alpha Oumar KONARE qui est devenu sourd muet. Quant au rĂ©gime d’ATT (incompĂ©tent et bavard), il n’a que parachever l’oeuvre de son pĂšre spirituel et parrain politique.

        Ces pour toutes ses raisons qu’on ne peut pas admettre nous Maliens Ă©pris de paix, de justice et d’Ă©quitĂ© le scĂ©nario en cour. Celui de massacrĂ© de façon impunie et revenir demander pardon pour recidiver les mĂȘmes crmes 10 ans aprĂšs.

        Au nom des martyrs de tous les temps et particuliÚrement ceux de Aguel Hoc, nous ne pourront accepter une négociation irréaliste et dont les accords seront sans lendemain. Il faut chatuer les coupables pour permettre aux Maliens de faire leur deuil.

  3. TOUS LES MALIENS DOIVENT S’ENGAGER, ENSEMBLE, A FAVORISER UNE SORTIE DE CRISE DURABLE EN ACCEPTANT :

    – DE SE PARLER A TRAVERS LES CONCERTATIONS NATIONALES ET
    – EN NÉGOCIANT CE QUI EST ACCEPTABLE POUR TOUS

    SANS OUBLIER :
    DE CONDAMNER LES ACTES COMMIS ET PUNIR LEURS AUTEURS CAR TOUT CE QUI RESTE IMPUNI VA FAIRE REPARTIR LA SPIRALE DE LA VIOLENCE ET DE L’INSÉCURITÉ,

    AUTREMENT, LA GUERRE SERA INÉVITABLE ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE SERA DIFFICILE VOIRE IMPOSSIBLE.

    Bonjour,
    Merci Lynx pour votre message.

    Vous avez raison, les conditions de sĂ©curitĂ© optimale doivent ĂȘtre assurĂ©es, Ă  la fois pour la population non terroriste vivant au Mali mais aussi pour les participants Ă  ces concertations nationales et Ă  ces nĂ©gociations.

    La justice doit faire son travail pour juger tous las actes commis par les groupes armés, MNLA, Ansar Dine et les autres, et doit déterminer avec exactitude ceux qui les ont commis.

    Ce qui nĂ©cessite du temps, la preuve est que la CPI a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© touchĂ©e, pour ce faire, par le gouvernement Malien mais jusqu’ici les rĂ©sultats sont attendus.

    Vous savez les concertations nationales ont pour but de faire libérer les zones occupées, alors demander aux occupants de libérer ces zones avant toute concertation ou négociation, CE QUI EST SOUHAITABLE, ne passera probablement pas.

    Cette condition et celle liĂ©e au jugement des actes commis par les groupes armĂ©s et de leurs auteurs, si elles sont imposĂ©es, comme vous le dites, seront sources de blocage de tout, or l’objectif, c’est d’avancer pour la restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale du Mali.

    Je pense donc que si les groupes armĂ©s, MNLA et Ansar Dine, acceptent les conditions suivantes, que j’ai rappelĂ©es dans ma proposition, Ă  savoir dĂ©poser les armes et s’engager pour la restauration de l’intĂ©gritĂ© territoriale du Mali et la laĂŻcitĂ©, alors le Mali doit accepter de les intĂ©grer dans les concertations nationales et dans les nĂ©gociations.

    En mĂȘme temps, comme vous le dites, la sĂ©curitĂ© doit ĂȘtre optimale.

    ConformĂ©ment Ă  ma proposition de sortie de crise, la sĂ©curitĂ© des populations et des confĂ©rences dĂ©diĂ©es aux concertations nationales et aux nĂ©gociations doit ĂȘtre assurĂ©e par les forces de dĂ©fense et sĂ©curitĂ© du Mali avec le renfort du contingent de la CEDEAO/UA/ONU.

    De toute façon, en cas d’échec des nĂ©gociations, la guerre serait inĂ©luctable.

    Tous les Maliens doivent s’engager, ensemble, à favoriser une sortie de crise durable en acceptant :
    – de se parler Ă  travers les concertations nationales et
    – en nĂ©gociant ce qui est acceptable pour tous
    SANS oublier de punir les actes commis et leurs auteurs car tout ce qui reste impuni va faire repartir la spirale de la violence et de l’insĂ©curitĂ©, AUTREMENT la guerre sera inĂ©vitable et la rĂ©conciliation nationale sera difficile voire impossible.

    Bien Cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail : Webanassane@yahoo.com
    TEL 00336 15 39 67 79

    • Bonjour,
      Bien sĂ»r, il s’agit de concertations et nĂ©gociations entre Maliens non terroristes comme l’exigent la CEDEAO, l’UA et la communautĂ© internationale.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail : Webanassane@yahoo.com
      TEL 00336 15 39 67 79

  4. Les aspects securitaires tels que:

    -Le depot immediat des armes par les groupes armes au nord…

    -La libereration totatale de toutes les regions occupees..

    -L’identification des responsables de crimes commis au nord..

    ……..doivent etre les prealables pour TOUTE OPERATION DE CONCERTATION ou DE NEGOCIATION..

    Period!!! 🙁

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