[Proposition] Gouvernance, utilité des concertations nationales et sortie de la crise malienne

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Concertations nationales au Mali : sur quoi doivent-elles porter, qui doit les piloter et quelle est la condition de leur utilité et de sortie de la crise ?

Le haut conseil d’état et ses composantes (commission aux négociations et comité national de transition), attendus par les maliens, doivent jouer un rôle moteur durant les concertations nationales au mali et assurer l’interface avec le médiateur.

LEURS DÉPLOIEMENTS DEVIENNENT URGENTS.

Les Maliens doivent promouvoir tout ce qui rassemble et intègre les énergies pour résorber durablement la crise institutionnelle et sécuritaire et d’une façon générale pour répondre à leurs préoccupations communes telles que la vision partagée sur le futur souhaité, la restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, la démocratie et la préparation des élections et la décentralisation mais aussi le développement durable et équitable, la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

Les aspects vision partagée, restauration de l’intégrité territoriale, de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité, démocratie et préparation des élections et décentralisation sont des PRÉALABLES INDISPENSABLES pour les autres aspects à savoir le développement durable et équitable et la réconciliation et l’intégration équitable des communautés dans un cadre unifié, démocratique, décentralisé et sécurisé.

Mais ces derniers aspects doivent faire partie du FUTUR SOUHAITÉ par les Maliens afin de satisfaire leurs besoins et assurer leur bien-être collectif.

1. Feuille de route

La vision partagée intégrera les objectifs à atteindre, les politiques et les stratégies à mettre en œuvre pour répondre à cette vision et atteindre les objectifs retenus. Cette vision partagée constitue la feuille de route. Elle est indispensable. Elle est le préalable des préalables.

On comprend pourquoi la CEDEAO, lors de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements qui a eu lieu  à Abuja, le 11 novembre 2012, a demandé au président par intérim de la République du Mali, Pr Dioncounda Traoré,  de fournir la feuille de route urgemment.

2. Concertations nationales et leur utilité

 2.1 Sur quoi doivent-elles porter et qui doit les piloter ?

Devant concerner et intégrer tous les Maliens, les concertations nationales ne doivent pas se polariser uniquement sur les préalables, certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaité par les Maliens. Elles doivent avoir des ramifications au niveau régional pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

Les termes de référence actuels des concertations nationales, proposés par la Primature du Mali, sont limitatifs car ces dernières doivent être inclusives et s’étendre aux régions pour une plus grande représentativité et pour couvrir les besoins de la population de base, de tous les citoyens et de toutes les communautés Maliennes.

Malgré le fait que ça soit une période d’exception au Mali, qui doit être la plus courte possible, il convient de ne pas se limiter aux préalables et d’esquisser les grandes lignes du futur souhaité afin que les Maliens sachent que leurs besoins et problèmes seront pris en charge dans la durée. Un peu comme ce que nous avions fait pour RIO+20, où le monde entier a défini le futur que nous voulons. Les Maliens doivent aussi définir le futur qu’ils souhaitent. C’est l’occasion d’en donner les grandes lignes lors de ces concertations nationales.

Tous les Maliens (société civile, partis politiques, Forces de défense et sécurité, représentants du haut conseil de l’État et des ministères et des institutions de l’État, les représentants des régions et les citoyens de ces régions, les maliens qui adhérent aux groupes armés, MNLA et Ansar Dine, s’ils déposent les armes, s’engagent à lutter contre le terrorisme et s’ils sont pour l’intégrité du Mali et pour la laïcité, …) pourront participer, autant que possible, à ces concertations nationales.

Les représentants du haut conseil de l’État (commission aux négociations et comité national de transition) devront jouer un rôle moteur dans ces concertations nationales. Un comité national de concertation, dont le rôle sera de conduire les concertations nationales en liaison avec le médiateur, sera désigné lors de la première conférence de ces concertations nationales pour conduire ces concertations nationales. Il doit intégrer des représentants des régions à travers des représentants des comités régionaux, qui s’y ajouteront. Au niveau des régions, des concertations régionales et, autant que possible, même locales dans les collectivités territoriales seront effectuées.

Même si la période couverte sera relativement courte, tous les Maliens, incluant ceux des régions et de toutes les communautés, ont intérêt à s’entendre sur les grandes lignes du futur souhaité pas seulement sur la restauration de l’intégrité territoriale et les élections comme indiqué dans les termes de référence actuels de ces conférences nationales.

Contrairement aux termes de références de ces conférences nationales, qui font référence de façon limitée au futur souhaité et qui se focalisent surtout sur les préalables, ces concertations nationales seront plus utiles si elles donnent une place importante au futur souhaité par les Maliens et à la prise en compte de leurs besoins.

2.2 Concertations nationales comme préalables pour mieux faire la guerre et mieux faire la réconciliation nationale

Comme dit le Premier Ministre du Mali, Dr Cheick Modibo Diarra, les concertations nationales constituent une occasion pour regrouper tous les Maliens et non pour les diviser.

Effectivement, elles doivent concerner et intégrer tous les Maliens.

Elles ne doivent pas se polariser uniquement sur les préalables (feuille de route, restauration de l’intégrité territoriale, élections, démocratie, décentralisation, sécurité), certes indispensables, mais aussi et surtout sur le futur souhaité par les Maliens.

Elles doivent avoir des ramifications au niveau régional pour fédérer tous les besoins et les préoccupations des communautés et de tous les Maliens.

LEUR TENUE N’EST PAS EN CONTRADICTION AVEC LE FAIT DE FAIRE LA GUERRE PLUS TARD CAR EN CAS DE DÉSACCORD PROFOND, LA GUERRE SERAIT INÉLUCTABLE.

Elles permettent de mieux préparer et mieux faire la guerre plus tard car permettent en cas de désaccord profond de mieux la préparer en ayant l’adhésion de tous les Maliens et leur participation à une guerre informationnelle (guerre stratégique de renseignements) qui sera plus précise et générera moins de dégâts (car les actions seront plus ciblées) qu’une guerre classique.

En plus, elles généreront un calme relatif car pendant leur tenue les groupes armés qui souhaitent y participer devront déposer les armes, cesser la terreur qu’ils génèrent, s’engager pour la restauration territoriale du Mali et la laïcité.

La guerre avant les concertations et avant la négociation avec les groupes (MNLA et Ansar Dine) s’ils désirent négocier, en s’engageant à déposer les armes mais aussi en s’engageant pour l’unité et la laïcité, rendra compliqué voire impossible la réconciliation nationale.

Pour éliminer efficacement le terrorisme au Mali sans les dégâts collatéraux et garantir la réconciliation nationale et la reconstruction de l’unité nationale après la guerre, l’adhésion de tous à travers les CONCERTATIONS NATIONALES est indispensable et la GUERRE DOIT ÊTRE BIEN PRÉPARÉE à travers une guerre stratégique de renseignements et d’intelligence collective à laquelle doivent participer tous les Maliens et tout le monde.

3. Gouvernance et Haut conseil de l’Etat

Le Président du Mali, Dioncounda Traoré, avait proposé une nouvelle organisation des institutions, c’est une excellente idée avec des avantages et inconvénients.

Le fait d’avoir un Haut Conseil de l’Etat (HCE) relié à la Présidence est une bonne chose et permet une distribution du pouvoir. Le Premier Ministre reste chef du gouvernement.

Les difficultés de cette nouvelle organisation seront la nécessité d’un découpage idoine des tâches, la nécessité d’un travail en réseau entre les différentes institutions et la nécessité de la synchronisation entre la Présidence, le Haut Conseil de l’Etat, la Primature, la commission aux négociations et le conseil national de transition (rôle consultatif), de même qu’avec le comité national aux élections.

L’intérêt d’une telle organisation, c’est le fait de RENFORCER LA GOUVERNANCE GLOBALE par l’aspect réseau en reliant adéquatement les institutions, la Présidence, le Haut Conseil de l’Etat (HCE) et la Primature, ainsi que la commission aux négociations et le conseil national de transition.

Ce qui exige une bonne entente et une bonne communication entre les responsables de l’exécutif (Président, Vice-présidents du HCE, le Premier Ministre, le responsable de la commission aux négociations et le responsable du conseil national de transition).

Dans le cadre d’une bonne gouvernance, une telle organisation sera avantageuse pour tout le monde, pour la Présidence, pour la Primature et pour le Peuple qui interviendra par l’intermédiaire des conférences nationales, la commission aux négociations et du conseil national de transition pour prendre en compte ses besoins et revendications.

Le Président n’avait pas précisé la composition détaillée de cette commission aux négociations et de ce conseil national de transition. Il serait souhaitable que :

(1) La commission aux négociations puisse avoir des ramifications au niveau des régions pour que toutes les communautés et les citoyens participent à la vie de la nation et aux grandes problématiques qui préoccupent la nation.

(2) Le conseil national de transition puisse aussi intégrer des représentants des régions.

Le Mali peut profiter de ces concertations nationales pour intégrer certains participants de ces dernières dans le haut conseil de l’Etat et/ou dans sa commission aux négociations et/ou dans son comité national.

Avec une telle organisation, le pouvoir est bien distribué, reste à en assurer une bonne gouvernance pour que tous les acteurs, dont le Peuple, en tirent pleinement profit.

Le haut conseil d’État et ses composantes, commission aux négociations et comité national de transition, sont attendus pour jouer un rôle moteur durant les concertations nationales et pour assurer l’interface avec le médiateur.

 4. Condition de l’utilité des concertations nationales et de sortie de la crise

Lors des concertations nationales, les Maliens, y compris au niveau des régions, doivent travailler ensemble pour définir le futur souhaité afin de sauver durablement le Mali et garantir l’unité, la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.

C’est à cette condition que les concertations nationales seront plus utiles et la crise Malienne sera résorbée, la sécurité et la paix seront durablement installées et la réconciliation nationale sera garantie.

La proposition [1] de sortie honorable de la crise malienne que je propose utilise des conférences de compromis entre Maliens qui sont des sortes de concertations nationales et régionales. Elle s’appuie sur une guerre informationnelle (guerre stratégique d’intelligence collective axée sur des renseignements sur le terrorisme, judicieusement collectés, corrélés et sécurisés) pour lutter efficacement contre le terrorisme.

Une contrbution de Dr ANASSER AG RHISSA

EXPERT TIC ET GOUVERNANCE

E-mail : Anasser_AgRhissa@yahoo.fr

 

9 Réactions à [Proposition] Gouvernance, utilité des concertations nationales et sortie de la crise malienne

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    Bonjour,
    Les insultes de mènent nulle part. Il faut savoir que la communauté touareg est multiple et que si certains sont mauvais et malhonnêtes d’autres ne le sont pas.

    La coexistence dans les régions du Nord entre plusieurs ethnies (tamasheq, songhay, peulh, arabe, …) s’est toujours faite malgré les heurts car des liens très forts existent entre ces ethnies, ne perdons pas tout cela de vue.

    Cette fois-ci les plaies sont plus ouvertes avec des actes très criminels de la part des groupes armés et une grande incidence sur le Mali tout entier.

    Malgré tout, en établissant des principes et des conditions à respecter (dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) par MNLA et Ansar Dine, mais aussi la non impunité et des critères d’inviolabilité des accords futurs mais aussi création d’un comité pour leur suivi, le dialogue et les concertations nationales doivent s’installer entre frères et sœurs Maliens, non terroristes, pour qu’ensemble ils cherchent le chemin de sortie qu’ils emprunteront tous pour que plus jamais ne se répète ce qui s’est passé. Voir ma contribution précédente pour le détail.

    Tous les Maliens doivent accepter ces concertations nationales et ces négociations pour éviter aux régions du nord une guerre que tout le monde regrettera si elle est mal préparée.

    Concernant la négociation, chers frères Touré Zackou et Touré A, le moment venu, on saura qui essaie de tromper les autres, et il sera mis de côté. C’est ainsi, qu’en cas de désaccord, la guerre sera inéluctable.

    Donc, tôt au tard, la situation sera plus claire qu’elle ne l’est aujourd’hui.

    De toute façon, les terroristes seront délogés par cette coalition régionale et internationale autour du Mali.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: webanassane@yahoo.com

    • Reaction_Mting_26mrs

      Bonjour Monsieur, en vous lisant, je trouve pertinente votre démarche même si je ne partage pas tous les points développés, cela n’enlève rien de l’importance de votre analyse. Je souhaite que les uns et les autres partage et appropriée des parties la concernant, surtout la franche rebelle de la communauté Touaregs.
      Il n’y a pas de doute dans la tête des Maliens que tous les Touaregs ne sont pas rebelles même si des Touaregs dont à la base de toutes les rebellions au Mali.
      Concertation nationale oui, à l’échelle régionale en cette période me semble difficile à tenir avant la libération du pays à moins qu’on ne veuille laisser pour longtemps ces pauvres populations du nord à la merci des criminels. Je pense qu’aujourd’hui il est encore possible de regrouper toutes les sensibilités du pays dans la capitale, Bamako pour débattre de la résolution de la crise actuelle et de l’avenir du Mali.
      Par rapport aux propositions du Pdt par intérim, relative à la création d’autres organes de transition, je pense sincèrement que c’est un mauvais choix à l’heure actuelle à moins qu’elle ne soit motivée par un désir inavoué de récupération de la transition. Avec déjà le trio de tête qui n’arrive pas à s’accommoder on veut en rajouter, pour quelle raison ????
      L’urgence pour moi c’est cette concertation qui avait été proposée depuis par les militaires, le FDR s’est toujours et continu à s’y opposer pourquoi ????
      La société Malienne tend à se polariser du fait des pratiques des politiciens qui ramènent tout non pas à l’échelle nationale mais à la dimension de leur regroupement politique, c’est d’ailleurs ce que je constate dans les agissements du FDR qui n’arrive toujours pas à comprendre qu’un changement est cours au Mali.
      Ce regroupement veut toujours nous ramener à sa façon de voir les choses hors pour la plupart des Maliens il n’y a malheureusement pas grande chose à tirer de ce coté.
      Les Maliens ont soif de se réconcilier mais pas à n’importe quel prix avec les rebelles. Pour y arriver, il faut qu’ils renoncent définitivement à l’usage de la force comme moyen de revendication, qu’ils reconnaissent l’intégrité et la laïcité de la république du Mali, que les criminels de guerre soient traduit devant les tribunaux. Donc pas question d’amnistie ./

      • Dr ANASSER AG RHISSA

        Bonjour,
        Merci d’apprécier ma démarche et de soutenir les concertations nationales.

        Nous sommes d’accord que si on impose des principes (non impunité, respect des droits de l’homme) et des conditions (dépôt des armes, refus du terrorisme, restauration de l’intégrité territoriale et laïcité) à respecter, les groupes armés, MNLA et Ansar Dine, pourront être intégrés dans les négociations et dans les conférences nationales.

        Tous les Maliens n’acceptant pas le terrorisme doivent participer à ces concertations nationales.

        Comme le FDR défend la démocratie et le respect des institutions et des droits de l’homme, il doit participer aux concertations nationales pour le faire valoir.

        Tous ensemble, les Maliens sortiront de cette crise qui paralyse le pays. L’expérience du FDR dans la gestion des institutions peut être mise à profit en y participant.

        Leur absence sera synonyme d’abandon de leurs principes (respect de la démocratie, des institutions et des droits de l’homme en particulier recherche de l’équité, …) et de non assistance au Mali et à ses populations en danger.

        Le Mali et ses populations, aujourd’hui, ont besoin de l’assistance de tous, ils sont vraiment en danger et l’unité est davantage mise à mal par ce type d’agissement par refus du FDR et d’autres de participer aux concertations nationales.

        Ce n’est sûrement pas le moment d’être aux abonnés absents.

        Quant aux organisateurs de ces concertations nationales, ils doivent les ouvrir pour qu’un grand nombre de Maliens, y compris ceux des régions et de la diaspora, n’acceptant pas le terrorisme et exigeant l’intégrité territoriale du Mali, la laïcité et le respect des droits de l’homme y participent.

        Il est vraiment important d’intégrer les populations habitant au niveau des régions et les maliens de la diaspora pour une représentativité plus grande.

        LES ORGANISATEURS DES CONCERTATIONS NATIONALES DOIVENT AUSSI ACCEPTER QUE LES TERMES DE RÉFÉRENCE DE CES CONCERTATIONS NATIONALES ÉVOLUENT POUR INTÉGRER LES GRANDES LIGNES DU FUTUR SOUHAITÉ PAR TOUS LES MALIENS.

        Concernant les nouveaux organes de transition (haut conseil d’Etat et ses composantes) proposés par le Président, ils sont nécessaires ne serait-ce que pour que certains de leurs membres représentent le Mali dans les négociations.

        Actuellement, le fait de ne pas en disposer retarde les négociations.

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
        E-mail: Webanassane@yahoo.com

  2. Touré A.

    Nous ne négocierons plus rien avec les touaregs :evil: Ils mécreants et ne connaissent rien de l’islam dans leur majorité, je sais de quoi je parle pour avoir vecu parmi durant 4 ans M. Nasser c’était à Aderbissinat. Ces gens passent au moins 4 mois de l’année sans se laver, ne parlons pas des ablutions comment peuvent ils se dire encore musulmans :?: Ceci est valable pour tous les touaregs aucune hygiène de vie or celle-ci est primordiale en islam. Comment des gesn pareils peuvent vouloir imposer un islam simple à des pratiquants sincères à plus forte raison un islam rigoriste :?: Cette rébellion est la dernière au Mali cher Nasser car ils eront écrasés à jamais en tant que sonrhaï je t’en donne l’assurance il n’y aura plus de touaregs à Gao pour nous dicter leurs conneries de vision. Je sais qu’ils sont manipulés par des mains extérieures, ceux qui sont censés doivent se resaisir et renoncer à leur folie. Il y en an qui sont correctes (ou qui le sont devenus) comme Gamou, Assarid Imbarcaouane, Ag Hamani, etc qui ont donné au Mali autant que la Mali leur en a donné. Pour les ingrats ils ne font que profiter de l’illétrisme de leurs congénères pour les amener à l’abattoir en voulant défendre des idéaux qu’ils savent illusoires juste pour leurs bas intérêts. Mainteanat en tant nigérien tu sais comment les Rhissa Ag Boula, Agali Jambo, Mohamed Anoko etc ont profité de leur petite éducation au Niger pour sacrifier les touaregs du Niger et se mettre au frais de la princesse aujourd’hui :!: Chaque fois qu’ils ont épuisé leurs épargnes ils reprennent les armes, alors pour que cela cesse pour toujours il faut les mâter. Ils sont sages le moemnt qu’ils bouffent et deviennent rebelles et aigris dès qu’ils évincés de leur mangeoire, mais mon Dieu n’y-t-ils pas d’autres plus miséreux que les touaregs au Sahel en général et dans nos pays en particuliers et dont on n’entend pas parler de cette façon :?: Les actuels rebelles du Mali n’ont aucun argument à faire prévaloir d’autant plus qu’au Mali la décentralisation était une réalité très poussée et ils géraient leurs affaires eux-même mais au lieu de travailler au bonheur de leurs frères ils détournent tout y compris les armes pour les intégrés pour après dire qu’ils sont marginalisés, maltraités :evil: Ils sont la source de leurs problèmes. Les autres ethnies du Nord du Mali n’ont jamais eu autant de largesses de la part de l’état comme les touaregs et Dieu m’est témoin nous avons plus d’intellectuels et travaillons plus qu’eux, souffront comme eux des affres climatiques mais nous sommes restés dignes et patriotes, vertus qu’ils n’ont pas :evil:

    • Zackou TOURE

      Bjr mon frère

      Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je pense que trop c’est trop. Les Touaregs Maliens ne sont pas tous ingrats. Il y en a qui sont sérieux et attachés à la cause républicaine que nous defendons tous.

      Mais, les soit disants rebelles regroupés au sein d’organisation terroristes telles que MNLA et ENSAR DIN ne méritent aucune considération. Voici des gens qui ont eu toutes facilités au Mali:
      Emplois juteux à leur choix sans concours;
      Postes électifs occupés sans effort;
      Grands projets de développement au Nord;
      Exonérations sauvages pour leur commerce;
      Non paiement d’impôts depuis plus de 30 ans;
      Etc….

      Malgré tout ce dont ils bénéficient, ils osent prendre les armes contre les dignes Maliens qui ont accepté tous ces sacrifices au nom de l’unité nationale et la cohésion sociale pour assouvir leur désir insaciables méconnus.

      Comme tu l’as dit mon frère, on ne doit pas nous assoire sur aucune table de négociation avant le cantonnement et le désarmenet de ces apatrides sans foi ni loi qui ont trainé le Mali dans la boue ces derniers mois.

      Posons la question à ces apatrides de savoir qui a géré leur communautés depuis le régime de Moussa TRAORE? Ce sont certanement eux. Les milliards engloutis par le Mali dans cette partie du Mali ont été détrounés par eux même avec la complicité passive des autres dirigeants de ce pays.

      Sous l’air démocratique, à la faveur de la décentralisation, des communes ont été créées et sont dirigées par des Touaregs exclusivement dans les zones nomades. Dans les zones sédentaires, les listes des députés à l’assemblée nationale de tous les partis politiques comportent au moins le nom d’un touareg. Les Cosneils de cercles, les assemblées régionales et les chambres d’agriculture sont dirigés par des touaregs au Nord. Je défie qui conque pouvant démentir cela.

      Qu’est ce que ces gens là cherchent. Pour la petite histoire, notre consult au Burkina Fasso logeait dans une villa d’un rebelle. Au Mali, ils ont construit les immeubles et les villas de la honte dont les loyers leurs sont versés à ce jour.

      Qui est l’honnête cadre Malien qui peut se targuer après 35 à 40 ans de fonction de pouvoir se loger à plus forte raison posséder une maison en location.

      Je pense à mon humble avis que toute négociation passe par un bil

      • Zackou TOURE

        Je pense à mon huble avis qu’aucun négociation ne peut être entamé sans le bilan de leur gestion à soumettre à leur complice de médiateur (Blaise Compaoré) pour un état des lieux de leur gouvernance dans la partie qu’ils ont géré depuis 30 ans.

        Comme tout le Mali le sait, ce sont les 2 500 éléments intégrés (Tous Touaregs) des forces de sécurité et de défense qui ont fait basculer les rapports de force à Gao et à Tombouctou. Et cela doublé de la participation passive et complice des ,miliciens arabes et touaregs armés et équipés par l’Etat Malien au nom de l’autodéfense des populations.

        Où sont ces miliciens aujourd’gui? Les touaregs sont au Niger cantonnés tant dis que les arabes sont en Mauritanie. Ils ont pris armes et bagages pour fuir le pays et le laisser à la merci de leur frère rebelle. Un complot ourdi depuis sous le régime de Alpha Oumar KONARE qui est devenu sourd muet. Quant au régime d’ATT (incompétent et bavard), il n’a que parachever l’oeuvre de son père spirituel et parrain politique.

        Ces pour toutes ses raisons qu’on ne peut pas admettre nous Maliens épris de paix, de justice et d’équité le scénario en cour. Celui de massacré de façon impunie et revenir demander pardon pour recidiver les mêmes crmes 10 ans après.

        Au nom des martyrs de tous les temps et particulièrement ceux de Aguel Hoc, nous ne pourront accepter une négociation irréaliste et dont les accords seront sans lendemain. Il faut chatuer les coupables pour permettre aux Maliens de faire leur deuil.

  3. Dr ANASSER AG RHISSA

    TOUS LES MALIENS DOIVENT S’ENGAGER, ENSEMBLE, A FAVORISER UNE SORTIE DE CRISE DURABLE EN ACCEPTANT :

    - DE SE PARLER A TRAVERS LES CONCERTATIONS NATIONALES ET
    - EN NÉGOCIANT CE QUI EST ACCEPTABLE POUR TOUS

    SANS OUBLIER :
    DE CONDAMNER LES ACTES COMMIS ET PUNIR LEURS AUTEURS CAR TOUT CE QUI RESTE IMPUNI VA FAIRE REPARTIR LA SPIRALE DE LA VIOLENCE ET DE L’INSÉCURITÉ,

    AUTREMENT, LA GUERRE SERA INÉVITABLE ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE SERA DIFFICILE VOIRE IMPOSSIBLE.

    Bonjour,
    Merci Lynx pour votre message.

    Vous avez raison, les conditions de sécurité optimale doivent être assurées, à la fois pour la population non terroriste vivant au Mali mais aussi pour les participants à ces concertations nationales et à ces négociations.

    La justice doit faire son travail pour juger tous las actes commis par les groupes armés, MNLA, Ansar Dine et les autres, et doit déterminer avec exactitude ceux qui les ont commis.

    Ce qui nécessite du temps, la preuve est que la CPI a déjà été touchée, pour ce faire, par le gouvernement Malien mais jusqu’ici les résultats sont attendus.

    Vous savez les concertations nationales ont pour but de faire libérer les zones occupées, alors demander aux occupants de libérer ces zones avant toute concertation ou négociation, CE QUI EST SOUHAITABLE, ne passera probablement pas.

    Cette condition et celle liée au jugement des actes commis par les groupes armés et de leurs auteurs, si elles sont imposées, comme vous le dites, seront sources de blocage de tout, or l’objectif, c’est d’avancer pour la restauration de l’intégrité territoriale du Mali.

    Je pense donc que si les groupes armés, MNLA et Ansar Dine, acceptent les conditions suivantes, que j’ai rappelées dans ma proposition, à savoir déposer les armes et s’engager pour la restauration de l’intégrité territoriale du Mali et la laïcité, alors le Mali doit accepter de les intégrer dans les concertations nationales et dans les négociations.

    En même temps, comme vous le dites, la sécurité doit être optimale.

    Conformément à ma proposition de sortie de crise, la sécurité des populations et des conférences dédiées aux concertations nationales et aux négociations doit être assurée par les forces de défense et sécurité du Mali avec le renfort du contingent de la CEDEAO/UA/ONU.

    De toute façon, en cas d’échec des négociations, la guerre serait inéluctable.

    Tous les Maliens doivent s’engager, ensemble, à favoriser une sortie de crise durable en acceptant :
    - de se parler à travers les concertations nationales et
    - en négociant ce qui est acceptable pour tous
    SANS oublier de punir les actes commis et leurs auteurs car tout ce qui reste impuni va faire repartir la spirale de la violence et de l’insécurité, AUTREMENT la guerre sera inévitable et la réconciliation nationale sera difficile voire impossible.

    Bien Cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail : Webanassane@yahoo.com
    TEL 00336 15 39 67 79

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonjour,
      Bien sûr, il s’agit de concertations et négociations entre Maliens non terroristes comme l’exigent la CEDEAO, l’UA et la communauté internationale.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail : Webanassane@yahoo.com
      TEL 00336 15 39 67 79

  4. Lynx22

    Les aspects securitaires tels que:

    -Le depot immediat des armes par les groupes armes au nord…

    -La libereration totatale de toutes les regions occupees..

    -L’identification des responsables de crimes commis au nord..

    ……..doivent etre les prealables pour TOUTE OPERATION DE CONCERTATION ou DE NEGOCIATION..

    Period!!! :(