Présidence de la République : Qui peut-être candidat ?

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Conformément à notre Loi Fondamentale, l’actuel locataire du Palais présidentiel ne peut plus briguer un troisième mandat. Pour sa succession, les candidatures fusent de partout. La question qui taraude les esprits est de savoir si toutes les intentions de candidature à la Magistrature Suprême de notre pays, répondent ou répondront aux conditions exigées.

Selon les dispositions de la loi électorale, le candidat doit être âgé de 35 ans, avoir le parrainage d’au moins 10 députés ou de 45 élus communaux et déposer  une caution de 10 millions de FCFA.

Au Mali, depuis 1992, le scrutin présidentiel se déroule au suffrage universel direct, uninominal, à deux tours. Pour briguer l’élection présidentielle, le candidat doit être de nationalité malienne d’origine, jouissant de tous ses droits civiques et politiques. Il doit être âgé de 35 ans au moins à la date du 29 avril 2012. Si le candidat est membre des forces armées ou de sécurité, il doit démissionner de son service six mois avant l’ouverture de la campagne.

Les candidats aux fonctions de la présidence de la République doivent déclarer leur candidature à titre personnel. Cela, à compter de la publication du décret convoquant les électeurs jusqu’au trentième jour précédant le scrutin. La déclaration qui est adressée au président de la Cour constitutionnelle, est faite en double exemplaire et revêtue de la signature du candidat. Elle est accompagnée d’une photo d’identité, d’un certificat de nationalité, d’un extrait de naissance ou de jugement supplétif, d’un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois.

En outre les noms, prénoms, profession, domicile, date et lieu de naissance du candidat doivent figurer sur la déclaration. Celle-ci doit recueillir la signature légalisée d’au moins 10 députés ou de 45 élus communaux. Ces 45 parrainages doivent venir des 8 régions et du District de Bamako, en raison de 5 par circonscription.  A préciser qu’un élu ne peut soutenir plus d’un candidat.

Les deux jours suivant la déclaration de candidature au niveau de la Cour constitutionnelle, le candidat doit payer une caution de 10 millions de FCFA. Ce payement est fait auprès du Trésorier-payeur ou Percepteur du Trésor.

Après toute cette procédure, la Cour constitutionnelle arrête et publie la liste des candidats pour l’élection présidentielle. Cela, après qu’elle se soit rassurée de la candidature et du versement de caution. A noter que sur les 10 millions de caution, 5 millions seront  remboursés aux candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés, lors du premier tour de l’élection présidentielle.

C’est au niveau de la Cour constitutionnelle que les contestations portant sur les candidatures, sont déférées, 24 heures au plus tard après la publication de la liste des candidats. La Cour constitutionnelle statue sans délai sur ces requêtes.

Si le candidat arrive à remplir ces conditions, il peut se présenter à l’élection présidentielle.  

A rappeler aussi que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra 29 avril 2012. Si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (50% + 1voix) au premier tour, il est élu. Mais au regard des forces en présence, ce cas est plus qu’improbable. Donc, un second tour est prévu le 13 mai 2012 pour départager les deux candidats qui auront obtenu les meilleurs résultats le 29 avril 2012.

A.M

 

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