Présidentielle 2012 : IBK, l’homme de la situation?

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Qui sera le prochain Président de la République du Mali? Quel est le candidat qu’il faut, parmi les prétendants à la présidentielle 2012, pour présider aux destinées de notre pays après ATT? Dans les débats, dans les grins ou autres causeries, un nom revient très souvent. C’est celui du leader du Rassemblement pour le Mali (RPM), Ibrahim Boubacar Kéita, affectueusement appelé IBK. Nombre de citoyens lambda et de responsables et cadres des partis politiques pensent qu’IBK est l’homme de la situation.

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, le leader incontesté du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita, a, de nos jours, une longueur d’avance sur les autres prétendants au très convoité fauteuil présidentiel. Même dans les coins les plus reculés de notre pays, où l’on ne parle pas de politique habituellement, le nom d’IBK est sur toutes les lèvres pour succéder à ATT. En effet, parmi les candidats à la présidentielle, il est le seul dont la personnalité peut faire la différence.

On se rend compte de cela lors de ses voyages à l’intérieur du pays. Les gens accourent  de tous côtés pour le voir, en criant «IBK, IBK, IBK…». Il est surtout réputé pour sa rigueur, son respect de la parole donnée et de la chose publique. Surtout pour son amour pour le «Maliba». L’homme, lui-même, traduit cela par une formule, «Dieu, le Mali et ma conscience». Certains pensent qu’il n’y a que lui qui puisse amener le Mali vers le changement tant attendu, rompre avec le système actuel de laisser aller et restaurer l’autorité de l’Etat. C’est encore lui qui peut faire de notre pays un Etat de droit véritable.

Le n°1 du RPM a toujours souhaité que notre pays soit un Etat où le Droit est le même pour tous et est appliqué à tous les citoyens de la même manière. Un Etat où le citoyen aurait confiance en la justice, avec des cadres intègres et patriotes. Qui ne sait pas que notre pays est en train de perdre tous ses repères démocratiques relatifs à la bonne gouvernance? Qui ne sait que, depuis 10 ans, l’Etat  n’existe plus, surtout dans la partie septentrionale de notre pays  L’Etat devient de plus en plus faible et n’exerce plus aucune autorité sur ses agents. Ceux-ci agissent comme ils le veulent, en toute impunité. Les fonctionnaires s’enrichissent sur le dos des pauvres contribuables sans être inquiétés. Les rapports de contrôle des structures de vérification financière sont rangés dans les tiroirs. Et, pire, on fait tout pour ridiculiser les auteurs de ces rapports, en sabotant leurs documents. Le cas du Vérificateur Général en est l’illustration la plus parfaite.

Bref, nous assistons à un désordre dans tous les secteurs de notre pays. Ce qui, si rien n’est fait, risque de compromettre l’avenir du Mali. C’est pour cette raison que beaucoup de concitoyens semblent avoir un penchant  pour la carte IBK, présenté souvent dans les salons feutrés et dans les chancelleries comme l’homme de la situation pour succéder à ATT. Cela pour permettre aux Maliens de se sentir pleinement Maliens et à l’Etat, déjà à terre, de se relever. Tous sont convaincus que c’est lui qui peut mettre fin à l’insécurité, à l’incivisme et aux autres maux qui  rongent notre société.

La balle est donc dans le camp de son parti, qui doit se mettre au  travail pour propulser son leader à Koulouba, pour le plus grand bonheur des citoyens qui ne  jurent que par lui. Il reste aussi au candidat à la présidentielle de mettre un peu d’ordre dans son entourage, à rassembler les anciens, les nouveaux et tout le grand monde qui est en marche pour embarquer dans le bateau IBK à destination de Koulouba. A suivre

Youssouf Diallo

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