Présidentielle : L’heure des conciliabules

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L’élection présidentielle de 2012 aura lieu dans quatre petits mois. Et, dans les états majors des partis politiques, l’heure est aux conciliabules pour d’éventuelles alliances.

 

Dans les états majors des différents partis politiques, c’est déjà la pré- campagne. Pour d’autres, des congrès sont entrain d’être préparés  pour déterminer  la position du parti lors des prochaines échéances électorales.

 

Cependant, il importe de rappeler que certains partis politiques ont déjà pris de l’avance sur les autres. Notamment l’Adema. Les abeilles ont été les premières à designer leur candidat à l’élection présidentielle.  Et, à l’heure actuelle dans la ruche, c’est la pré campagne, l’élaboration des stratégies et la revue des troupes.

 

Surtout, la mobilisation des ressources nécessaires pour une bonne campagne électorale.

Au niveau de l’URD également, le candidat a été investi.

 

Soumaïla Cissé puisque c’est de lui qu’il s’agit est d’ailleurs entrain de mobiliser ses troupes à travers des déplacements à l’intérieur du pays.

Au niveau de la CODEM et du parti Yéléma, les candidats sont déjà connus.

Quid du RPM, le candidat naturel n’est autre que le prince du Mandé, Ibrahim Boubacar Keïta.

Et, les tisserands sont aussi à la phase de la mobilisation des troupes car pour Ladji Bourama, son heure est arrivée. C’est 2012 ou jamais.

Aussi, la CNAS faso hèrè vient, le week-end dernier d’investir son candidat, l’ancien Premier ministre et ministre, Dr Zoumana Sacko.

 

Suspicions et interrogations

L’élection présidentielle de 2012 sera celle de toutes les surprises nous confie un observateur averti de la scène politique nationale. Car, dans plusieurs partis politiques et chez plusieurs candidats potentiels, c’est la valse -hésitation.

 

Au niveau du Parti pour le Développement économique et la Solidarité (PDES), la situation est des plus confuses.

Ce parti, faut-il le rappeler, vient de tenir sa première convention il y a deux semaines.

 

Cette convention, qui était annoncée comme étant celle de tous les dangers, s’est finalement bien passée. Et, c’est au compte du président ATT, leur mentor, qu’il faut mettre cette cohésion retrouvée et ce consensus qui a été trouvé dans la composition du bureau du comité directeur national.

Car, ATT lui-même a reçu les responsables dudit parti avant la tenue de la convention.

 

Auxquels, il aurait intimé l’ordre de rester unis pour « mériter » de porter le fanion de son héritage.

 

Cependant, ce qu’il faut noter au niveau du PDES, c’est que lors de cette convention, le choix du candidat du parti à l’élection n’était pas à l’ordre du jour. Car, cela a été renvoyé pour une autre rencontre devant se tenir  courant janvier.

 

Et,c’est là tout le problème,car au PDES,tout porte à croire que rien n’a encore été fait car au niveau du même parti,ils sont nombreux ceux qui nourrissaient  l’intime ambition d’être le porte étendard du parti à l’élection présidentielle. D’abord Jeamille Bittar, 1er vice Président du parti, très populaire aujourd’hui et dont la candidature est sollicitée par un mouvement (l’UMAM) qui est entrain d’être implanté partout sur l’étendue du territoire.

Aussi, le président d’honneur du parti, Ahmed Sow, qui lui aussi rêverait  d’être le successeur d’ATT, qu’il « conseille spécialement » aujourd’hui. Car, à son avis, il n’y aurait pas quelqu’un d’autre comme lui qui maîtrise les dossiers de l’heure, pour la simple raison qu’il est le conseiller spécial du président, Et, a le nez partout sur  tous les dossiers brûlants de l’heure.

 

Et, enfin Hamed Diané Semega, qui lui aussi, dans ses rêves comme dans ses cauchemars, se voit sur le trône de Koulouba.

Un autre parti dans lequel, rien est n’encore joué, c’est le MPR qui vient d’ailleurs de tenir son  congrès. Mais, n’a pas encore pu se déterminer par rapport à l’élection présidentielle.

 

Il s’agit de voir si le parti va présenter une candidature interne ou prêter  main forte à un autre candidat. Moyennant quelques postes bien sûr sur la base d’une plate forme d’alliance. Car, au niveau de ce parti, les militants se font rares et une léthargie a gagné les militants à la base au niveau de plusieurs sections et sous sections du parti.

 

A côté  de ces partis, un potentiel candidat, et pas des moindres.

L’ancien Premier ministre Modibo Sidibé qui lui aussi, même s’il ne l’a pas officiellement annoncé, voudrait succéder à son ancien patron, le 8 juin 2012.

Raison pour laquelle, il est actuellement sur le terrain avec les clubs dits de soutien à sa candidature. Pour rencontrer les populations à la base.

Lui aussi, estime qu’il est la seule  personne qui peut valablement prendre les choses en mains après la gestion d’ ATT à laquelle il a participé durant plusieurs années, d’abord à la présidence et à la primature.

 

Et, à coté de ces candidats et candidats potentiels sont entrain de roder les responsables de nombreux partis sans représentativité et sans piédestal solide.

 

Des conciliabules en conciliabules, ils sont nombreux les responsables de ces partis politiques dont certains ont presque élu domicile chez le candidat qu’ils entendent soutenir. Car, ne voulant pas surtout sortir de ces élections les mains vides.

C’est dans cette perspective que plusieurs partis politiques ont signé une plateforme pour soutenir la candidature de IBK. D’autres s’apprêteraient à rallier l’URD, ou l’ADEMA. Pendant  les « partillons », eux, ne jurent que par Modibo Sidibé.

Dieudonné Diama

 

 

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