Présidentielles de 2012 : Qui de Dioncounda et Modibo aura le soutien des Musulmans ?

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Tous rassurés par les musulmans, mais pour des raisons divergentes. Dioncounda, par le Haut Conseil Islamique, pour avoir fait passer le Code des personnes et de la famille à l’assemblée. Modibo, par de grands érudits, Chérifs, pour sa collaboration latente avec ceux-ci, pendant ses fonctions aux postes les plus juteux de l’administration du Mali. Un choix difficile qui de nos jours semblerait divisée la communauté musulmane.

 

Les élections présidentielles de 2012 auront une physionomie différente de celles précédentes depuis l’avènement de la démocratie au Mali. Ces dernières années, les musulmans ne sont pas restés en marge des faits ; au regard de leur riposte contre  le code des personnes et de la famille  qui allait fouler au pied nos valeurs religieuses, culturelles et sociales. Un soulèvement qui démontre sans complaisance  l’entrée en jeu des musulmans quant à la gestion des affaires de l’Etat. Désormais, ils seront décisifs. Aucune décision importante concernant le peuple ne sera prise sans leur apport.

A ce sujet du code, après de multiples rencontres entre eux et le chef de l’Etat, le président de l’assemblée nationale, Dioncounda Traoré ; le Haut Conseil Islamique, avec à sa tête Mahmoud Dicko,  aurait fait des propositions au candidat de l’Adema. A cela pour avoir gain de cause suite à leur soulèvement. Ils auraient promu à Dioncounda de le soutenir lors des échéances présidentielles à venir au cas où le code sera adopté à leur faveur. Chose  appliquée au souhait.

 

Un intrus dérangeur 

Venu de nulle part, l’ex premier ministre, Modibo Sidibé candidat aux élections présidentielles sans formation politique sème le trouble et remet les « Ademistes » dans un état d’inquiétude.

 

Si son adversaire Dioncouda a gagné a priori l’électorat des musulmans, par le biais du Haut Conseil Islamique, suite à l’adoption du code,   le seul indépendant déclaré officiellement candidat,  en la personne de Modibo Sidibé, vient de réchauffer le reste de son plat. Il a fait le tour du Mali pendant un mois, avec son bâton de pèlerin, afin de raviver ses anciennes relations qu’il a entretenues au moment qu’il occupait les postes les plus juteux de l’administration malienne, à ne parler que de son titre de premier ministre. Pas les moindres, mais celles des grands érudits du Pays.

A l’issue de cette tournée, beaucoup de chérifs l’auraient promu, selon nos sources, de  soutenir sa candidature, celui de Niono pour ne citer que celui-ci.

Deux promesses émanant des poutres de la communauté religieuse, à l’endroit de deux candidats, qui semble être divisée en deux. Et respectivement comme ci-dessus, l’une fortement politisée et l’autre où la demande du maître, chérifs, fait loi.

Boubacar Yalkoué

 

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