Quand le net s’invite dans la course aux électeurs

0
3

La fièvre électorale bat son plein. Les états-majors politiques sont à pied d’œuvre, à travers le pays. Ils expérimentent leur stratégie, s’attèlent aux derniers réglages. Car, contrairement à celle de 2007, cette présidentielle se jouera à deux tours.

En cette période d’avant-campagne, aucun sondage, ni aucune étude ne permet de déterminer la chance réelle  de chacun des candidats,  alignés dans les starting-blocks. Après les tournées à l’intérieur du pays, tous les candidats sont  satisfaits d’être reçus dans les mêmes vestibules sur les mêmes peaux de vache et par les mêmes notabilités. La chaleur des salamalecs n’a pas aussi changé d’un hôte à l’autre.

L’horizon politique est tellement flou que les  analystes politiques ont perdu leur latin. D’hypothèses en hypothèses ils se limitent à prévoir des surprises. De quelle nature ?

Ne cherchez pas la réponse. Car, elle n’est ni dans les livres d’histoire politique, encore moins dans les  cauris du devin du village.

Assurément, l’argent sera déterminant dans cette élection. Pas pour les paquets de thé et de tee-shirt, mais pour de nouvelles stratégies politiques : la communication et la formation des militants.

Pour preuve, à quelques semaines du scrutin, cette chasse aux suffrages s’est transportée sur la toile. Presque tous les candidats, en tout cas les plus connus ont ouvert leur portail, sur le net. Une première au Mali.

D’autres, s’activent sur les réseaux sociaux. Car, convaincus que les réseaux politiques et familiaux ne sont plus fiables, moins porteurs.

En effet, dans certaines contrées du pays, face au nombre croissant de Partis politiques, les populations ont compris que les actions de ces Partis politiques ne sont fondées sur aucune base idéologique, ils sortent et rentrent tous, ensemble. « C’est à tour de rôle que nous envoyons nos jeunes comme délégués aux assises des Partis politiques à Bamako » a déclaré le chef d’un village de la 3ème région.

Tout cela, pour dire que  la présidentielle d’avril prochain se jouera sur un autre registre.

En tout cas, on ne doit pas s’attendre à un grand écart entre les partants. Du coup, A.T.T peut partir tranquille. Avec le sentiment du devoir accompli. Son record de 2007 (Takokélen) ne sera pas battu.

Moustapha Diawara

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.