Referendum & présidentielles & législatives : Une année de défis pour le Mali

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Référendum, présidentielle et législatives sont les menus d’une année électorale bien chargée pour notre pays. Pour relever ce défi démocratique, le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, appelle les Maliens à un sursaut national.

Dans son adresse à la Nation à l’occasion de la nouvelle année, le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, a  annoncé d’entrée de jeu  que « notre pays  à l’orée d’une autre qui sera marquée par le rendez-vous combien important des scrutins référendaire, présidentiel et législatif. L’enjeu et le défi sont à tous égards comparables à ceux des scrutins de 1992 et de 2002, deux dates-repères dans la vie du Mali démocratique, avec des alternances politiques pacifiques qui valent à notre pays le respect de la Communauté des Nations. Ce rappel situe la dimension de nos responsabilités individuelles et collectives dans la bonne tenue des élections à venir. Nous avons l’obligation de les réussir à la fois pour affirmer la maturité de notre démocratie et pour maintenir notre pays dans la trajectoire ascendante qui nous donne chaque jour, depuis des années, des raisons de croire en un futur meilleur pour les enfants du Mali. Le Gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires tout en restant constamment ouvert au dialogue avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral, afin d’assurer le succès des différents scrutins ».

Amadou Toumani Touré d’ajouter que « la tenue régulière d’élections libres et transparentes est non seulement un baromètre de la vitalité d’une démocratie, mais elle permet aussi, au pays de se doter d’institutions stables qui constituent le premier socle du développement. Tout au long des dix dernières années, notre ambition a été de maintenir ce double mouvement pour accélérer la transformation de notre Pays ».

C’est dire que les plus hautes autorités du pays mesurent à sa juste valeur la dimension du défi qui attend cette année notre démocratie.  Un défi qui nécessite l’implication de l’ensemble des forces vives de la nation. De cette participation patriotique de tous les Maliens et de toutes les Maliennes, dépendra la stabilité et la cohésion nationale après ces différentes consultations électorales. En tout cas, la mobilisation est déjà perceptible au niveau de la classe politique et une partie de la société civile. Presque toutes les formations politiques sont engagées à réussir des élections apaisées et transparentes en 2012. Elles appellent toutes aussi à voter oui au référendum du 29 avril prochain. C’est seulement une infime partie des forces vives de la nation, incarnée par la Comode, l’UNTM, la CSTM, le Forum de la société civile, le parti Sadi…, qui est protestataire et multiplie les marches contre le référendum. Mais, à ce rythme, difficilement elle pourra influencer le cours des choses .

A.D   

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.