« Rendez-vous avec Koulouba » : focus sur le bilan a mi-parcours du président Ibrahim Boubacar Keita

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« Rendez-vous avec Koulouba » : FOCUS SUR LE BILAN A MI-PARCOURS DU PRESIDENT IBRAHIM BOUBACAR KEITA

La 8ème édition de « Rendez-vous avec Koulouba », la rencontre mensuelle du directeur de la cellule de communication de la présidence de la République, Racine Thiam, avec la presse, s’est déroulée, hier, à la Maison de la presse.

L’événement qui a mobilisé beaucoup de confrères, a eu lieu deux jours après la célébration du 3ème anniversaire de l’accession du président Ibrahim Boubacar Kéïta, à la magistrature suprême. C’est pourquoi, en plus des sujets sur l’actualité brûlante, l’échange avec les journalistes s’est surtout focalisé sur le bilan à mi- parcours du quinquennat du chef de l’Etat.

Racine Thiam a, d’entrée de jeu, remercié les confrères pour l’intérêt qu’ils accordent à l’exercice qui permet de donner la bonne d’information à l’opinion nationale et internationale. La presse doit, comme elle l’a toujours fait, continuer à aider le pays à sortir de la crise, toute chose indispensable à la bonne exécution des projets de développement. Parlant de la crise sécuritaire qui domine l’actualité dans notre pays, le directeur de la cellule de communication de la présidence s’est réjoui de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. « Aujourd’hui, tous les protagonistes respectent les termes de cet Accord qui est en train de porter ses fruits », a constaté Racine Thiam. Selon lui, le Mali fait face à un autre front sécuritaire marqué par l’agression des terroristes et autres narcotrafiquants contre l’armée. « Nous sommes en train de gagner le défi de la rébellion bien que certaines choses soient en retard. Cependant, la lutte contre le terrorisme doit mobiliser tous les Maliens, car le phénomène est transnational et touche même les pays les plus puissants », a indiqué le directeur de la cellule de communication de la présidence.

Sur le plan de l’éducation, Racine Thiam a expliqué que des avancées ont été faites dans le cadre de la gestion des effectifs et de la lutte contre la fraude. De même les universités sont sorties des années universitaires tronquées ou inachevées. Sur le plan des infrastructures, la construction du pont de Kayo, sur le Niger, ainsi que la réalisation de la 2ème phase du projet d’approvisionnement en eau potable de Bamako, appelé Projet Kabala, qui va coûter plus de 104 milliards de Fcfa, sont des chantiers d’envergure en cours, en dépit de la crise. Dans la même logique, l’Etat a mobilisé plus de 400 milliards de Fcfa dans divers projets d’électrification de zones urbaines et rurales.

Dans le domaine de l’agriculture, notre pays est l’un des rares à avoir  alloué 15% du budget national au secteur. Ce qui a valu au chef de l’Etat les félicitations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). De même, les initiatives sont en cours pour aménager 100 000 ha dans la zone Office du Niger qui, sur un potentiel d’un million hectares, n’a aménagé que 120 000 hectares, depuis l’Indépendance. Il y a aussi des avancées dans les domaines de la santé et de la création d’emplois.

Sur la question du panier de la ménagère, Racine Thiam a expliqué qu’en trois ans, en plus de la baisse de l’Impôt sur les traitements et salaires (ITS), les salaires des travailleurs ont augmenté de 20%. En outre, malgré la crise, l’inflation est quasiment nulle (1%). L’Etat subventionne annuellement l’électricité, à hauteur de 40 milliards de Fcfa et a pu augmenter le budget national de 600 milliards de Fcfa, à travers les ressources internes. « En faisant la comparaison avec les autres pays de la sous-région, le coût de la vie au Mali n’est pas aussi élevé que le disent certains », a estimé Racine Thiam.

Auparavant, il a apporté un démenti  aux rumeurs, qui ont couru la semaine dernière, sur le montant du salaire du président de la République. Il a expliqué que le chef de l’Etat est rémunéré selon une loi qui date de 1992. « Le président de la République du Mali a le deuxième plus bas salaire de chef d’Etat de la sous-région », a  assuré le directeur de la cellule de communication de la présidence.
B. COULIBALY

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