Retour définitif de Soumaila Cissé au bercail : Un candidat d’envergure internationale nous revient

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 Le désormais ex-Président de la Commission de l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) est dans nos murs depuis le vendredi soir. Prétendant sérieux à la présidentielle de 2012, Soumaïla Cissé n’a plus qu’à se lancer dans la conquête du palais présidentiel à travers les coins et recoins du territoire national. Un remake pour le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 !

                Ils sont nombreux à concourir pour remplacer Att, mais très peu en ont la carrure et la capacité. Il y en a même qui n’ont pas les moyens de se faire élire conseiller communal ou député. Or il y a quand même un super député dans la course, en sa qualité de Président de l’Assemblée Nationale et du parti majoritaire l’Adéma, Dioncounda Traoré. Pour le bousculer, il faut des atouts indéniables qui ne se trouvent parmi les candidats que chez Soumaïla Cissé, Ibrahim Boubacar Kéïta, et dans une moindre mesure chez Soumana Sako et Modibo Sidibé attachés jusqu’ici à des clubs de soutien et non à des partis bien implantés dont on sait le poids suite aux élections. Or un club de soutien peut combiner dans la masse les spectateurs et les vrais électeurs.

                Ainsi dans la cour des grands détenteurs d’électeurs, Soumaïla dispose de nombreux fans, qui ne jurent que par son nom dans divers clubs de soutien en appui à la deuxième force politique du pays (deuxième à toutes les élections depuis sa création) : le parti de la poignée des mains, la force montante, l’Union pour la République et la Démocratie, l’URD. Aussi, l’Urd est le parti qui a le plus le vent en pompe, en témoignent les adhésions massives dont des partis qui ont fusionné dans la force montante. Avec 2 211 conseillers communaux dont 164 maires, 12 présidents de conseils de cercle et un président d’assemblée régionale, l’Urd se porte bien au sein de la classe politique malienne.

                Côté capacité intellectuelle et envergure internationale, Soumi le champion n’a rien à envier aux autres. Son parcours est suffisamment élogieux. Ancien ministre des finances, ancien ministre de l’Equipement, des transports et de l’aménagement du territoire, candidat malheureux à la présidentielle de 2002 (au second tour), ancien président de la Commission de l’Uemoa, le Président candidat de l’Urd a mûri et pourrait compter sur le soutien sans faille de ses pairs de la communauté sous-régionale pour relever les défis qui se posent à notre pays, et qui s’apparentent à ceux des pays concernés, avec les mêmes remèdes qui, généralement ne seront à notre portée que dans la communion. C’est ce qui justifie d’ailleurs la création de ces institutions en ces moments de mondialisation. Parti à la bonne école de l’UEMOA, Soumaïla a en cela devancer ses concurrents. La présence de hautes personnalités guinéennes, burkinabé, nigériennes et françaises à la conférence nationale d’investiture de Soumi sont des témoignages éloquents de la confiance placée en l’homme au-delà de nos frontières.

                Reste pour lui le défi d’une campagne réussie. Il en a certainement conscience, surtout que là aussi, il n’est point à sa première expérience. Tout comme il n’est pas méconnu de l’électorat. Une longueur d’avance qui ne le dispense pas de l’abnégation à renouer avec un monde duquel il est singulièrement séparé depuis 2002, mais sans divorce véritable puisque le parti était là, et bien là si l’on considère son poids politique dans le pays. Le président du parti, les députés, les ministres, les élus locaux et des hommes de poigne comme Cheickna Hamala Bathily ont mis les bouchées doubles auprès des populations pour conduire le parti vers la victoire en 2012.

                Enfin, Mandjou est de retour. Sa dynamique épouse aussi, sans oublier son service rattaché de communication. Qui vivra verra !

 

Mamadou DABO

ACCUEIL DE SOUMI AU DOMICILE PATERNEL

Dans l’enthousiasme et l’effervescence

                Après de loyaux services rendus à l’UEMOA au nom du Mali, l’enfant prodige est rentré définitivement au pays. Pour son accueil, la jeunesse a ravi la vedette en lui proposant un accueil chaleureux et digne de son rang. C’était le vendredi 9 décembre chez son père à Badalabougou.

                En costume avec son infatigable femme, Soumaïla Cissé a bénéficié d’un accueil grandiose de la jeunesse de son parti et du Mali. Une façon de lui rendre hommage d’avoir hissé très haut le drapeau malien qui lui avait confié par son frère ami, le Président Amadou Toumani Touré.

                L’occasion était bonne pour les uns et les autres de prendre la parole pour lui souhaiter la bienvenue sous les intermèdes musicales de jeunes rappeurs du pays. 

                Ainsi, au Président du parti Younoussi TOURE de déclarer ceci :

                «En 2002 Soumaïla CISSE n’a pu être Président parce qu’il n’était pas prêt, en 2012, il est prêt. Avait dit un grand homme politique du pays. Il est prêt parce qu’il en a la volonté, parce qu’il en a les compétences, parce qu’il en a la notoriété pour affronter cette mission. Il a la notoriété communicationnelle, il l’a au niveau de l’Afrique et du monde. Camarades, je crois que je ne vais pas m’étendre sur les compétences de notre Président. Ce que je vous demande, c’est qu’il faut à partir d’aujourd’hui qu’on se tienne débout à ces côtés pour réaliser ses ambitions. Soumaïla CISSE pendant son séjour à Ouagadougou était avec sa femme. Celle-là est totalement engagée aux côtés de son mari. Elle s’est rendue disponible à rendre service à ceux qui ont rendu visite à Soumaïla CISSE à Ouagadougou. Elle les a accueillis avec de bonne humeur et avec délicatesse, nous disons tout simplement Astan TRORE merci ! Merci ! Au nom de mes amis, au nom de mes camarades de l’URD.

                Je vais conclure. Mais je ne peux pas conclure sans dire aux jeunes, aux femmes, aux membres de l’URD, je ne dis pas que votre mission vient d’être commencée mais notre mission va se ponctuer. Il est évident que l’URD face aux ambitions que ce parti a, veut montrer toute sa capacité à parier aux élections en 2012 et les emporter. Il vous dit donc merci d’être venus et à bientôt. »

                Après des mots aimables du Président des jeunes Mamadou Diallo et de la Présidente des femmes Mme Wassidjé Salimata Dagnoko, Soumi prend la parole.

                « Je remercie les autorités du Faso qui nous ont accueillis pour que nous puissions travailler dans la sécurité. Si je suis là aujourd’hui c’est pour vous dire que je suis malien et je suis revenu avec 8 nationalités parce que cet après midi quand j’étais à l’aéroport de Ouagadougou, la police, la gendarmerie  et plus, ils m’ont tous témoigné que quand je devais être élu au Burkina, j’aurais peut être 70 à 80 % de voix. Et cela, je l’ai entendu au Sénégal, au Togo, dans tous les pays de l’UEMOA ce qui veut dire qu’ils m’ont tous adoptés et je voudrais leur dire merci ! Comme on le dit en bambara « ko bè yé sababuyé », chaque chose à une origine et si j’ai été Président de la commission de l’UEMOA « sababu de do » « a sababu ye Amadou Toumani TOURE de ye » c’est-à-dire c’est grâce à ATT qu’il a occupé ce poste. Je voudrais le remercier devant vous chers camardes parce que c’est sa confiance en moi qui a permis aux autres pays et cette confiance qui m’a permis de travailler et d’avoir un résultat dont le Mali peut être fier. Vous savez, ce ne sont pas des choses faciles. La confiance, elle se donne mais doit aussi se mériter. Le Président m’a toujours soutenu et hier soir (NDLR jeudi soir) quand j’ai appelé le Président pour lui dire que le Burkina m’a décoré, il m’a dit que je le mérite. Je voudrais lui rendre tout le respect et toute ma reconnaissance. Mes chers amis, quand on fait de la politique, il n’y a pas que les mots, il y a aussi les hommes. Et les hommes et les femmes que vous êtes, avez  travaillé pour l’URD afin que le parti avance. Je voudrais particulièrement saluer et remercier le grand frère Younoussi TOURE. Quand on parle de l’URD, on sait qu’on a à faire face à des hommes déterminés. L’URD est un parti d’humilité et rien ne peut aller sans cela.

                Hier quand les jeunes m’ont appelé, je leur ai dit de voir mon Président Younoussi TOURE qui est le seul à pouvoir décider de l’accueil. C’est que ce dernier a décidé c’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui.

                Chers amis, la tâche est difficile. Pendant ces 8 ans à l’UEMOA je n’étais qu’à l’UEMOA, j’étais aussi à l’URD. Pendant ces 8 années, vous membres de l’URD avez beaucoup travaillé. Je voudrais vous féliciter aussi que tous nos élus. Partout où j’ai passé, j’ai vu un parti uni. Je vous en félicite car nous voulons faire une démocratie, une République unie dans laquelle chacun à sa place.

                C’est pourquoi je voudrais affirmer devant vous que nous nous battrons pour l’unité de ce pays parce que nous avons une vieille histoire et un passé glorieux. Donc nous avons le devoir de tenir ce pays uni. Chers amis, la tâche est difficile. Les défis son nombreux. Je ferais en sorte que les femmes aient accès aux plus hautes instances de décision. Quant à la jeunesse, je ferais en sorte qu’ils trouvent leur Eldorado ici au Mali. Nous allons les écouter, ils ont des propositions à faire. Sans la jeunesse, il n’y a pas d’avenir pour le Mali. Je suis l’ami des jeunes. L’URD est un parti qui tend la main à tous ceux qui veulent le bonheur de ce pays. Parce qu’il faut rassembler tous pour gagner et pour réussir. Main dans la main, je pense que nous pouvons construire ce pays. Chers amis, nous allons nous battre, nous allons nous mobiliser pour le combat parce qu’il vaut la peine d’être livré. Je suis très heureux d’être dans mon pays parce qu’il y a des défis à relever ensemble. Nous avons 4 à 5 mois de dur combat. J’aimerais vous dire que chacun de vous se considère comme le candidat de l’URD. Les Maliens se mettent débout pour 2012. Nous allons nous mobiliser pour ce combat. L’espoir est permis. Nous pourrons réussir si nous nous mettons au travail. Bonne soirée !

                Et merci pour votre accueil !»

                C’est sur ces mots que la cérémonie a pris fin.

B. DABO

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