Rififi au sein de la section IV du RPM : La sous-section d’Hamdallaye suspend ses activés

Il nous est revenu des sources proches du Rassemblement pour le Mali (RPM) que la sous-section  reproche à l’instance supérieure son mode de gestion qui repose, estime-t-elle, sur des principes qui tuent le parti.

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Selon les mêmes sources, suite à la réunion extraordinaire du 5 décembre 2015, la sous-section aurait notifié, à travers une correspondance, la suspension de ses activités au sein de la section. Ce, jusqu’à nouvel ordre. La sous-section d’Hamdallaye entendrait ainsi clamer son ras-le-bol face à ce qu’elle appelle la gestion partisane de la section IV. Si l’on en croit nos sources, il ressort de la correspondance adressée au Secrétaire général de la section IV que cette dernière souffre d’une gestion calamiteuse basée uniquement sur la recherche d’intérêts particuliers d’une poignée de personnes. «Un tel mode de gestion ne peut conduire le parti qu’à des résultats honteux et peu flatteurs. Un parti qui vient d’être réanimé par la victoire de son excellence M. Ibrahim Boubacar KEITA, nous avons l’obligation de le maintenir en vie», soulignerait la lettre. La Sous-section exprime par ailleurs le fait que le «mode de gestion du Secrétaire général de ladite section ne peut conduire le parti qu’à une fuite de militants, la perte de dynamisme du parti comme une glace au soleil». Toute chose qui ne correspond «ni à notre vision de la gestion de la chose publique ni au souhait des militants et sympathisants».

Par conséquent, la sous-section appelle les camarades du parti à mener plus de réflexions porteuses pour un meilleur devenir du parti et invite le bureau politique national du RPM à sauver le parti en commune IV du district de Bamako.

C’est ainsi dire que le parti présidentiel est loin de la fin de ses déboires. En effet, depuis l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta à la tête du Mali, le RPM est fréquemment en proie à des guerres de positionnement au sein de ses structures de base. C’est le cas par exemple à Gao, Ouélessébougou ainsi qu’en communes V et II sont toutes du district de Bamako.  Même le bureau politique national du parti n’échappe pas à ces conflits de leadership.

Pour ainsi dire que les conflits  d’intérêts personnels menacent dangereusement la cohésion au sein du parti présidentiel, et partant son avenir.

Ousmane Coulibaly FALL (Stagiaire)

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