Séance marathon de «questions orales» ce matin à l’Assemblée nationale :Sept ministres de la République dans le collimateur des députés

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Ils seront sept ministres du Gouvernement Mariam Kaïdama Sidibé  à défiler  aujourd’hui, l’un après l’autre, devant les élus de la nation lors de la séance de questions orales marathon qui se tiendra ce jeudi 8 décembre Place de la République. Après avoir longtemps,  certains, fui ces séances de grand oral face à la nation (l’événement étant retransmis en direct sur les antennes nationales), les ministres comme le Général Kafougouna Koné de l’Administration territoriale et des collectivités territoriales, Natié Pléah de la Défense nationale et des anciens combattants, Ahmed Diané Séméga de l’Equipement et des transports, Badra Alou Macalou des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, Harouna Cissé du Développement social, de la solidarité et des personnes âgées, Tiémoko Sangaré de l’Environnement et de l’Assainissement, Abou Sow Chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger pourront-ils convaincre les Maliens sur les nombreuses préoccupations des citoyens dans ces différents départements?

Les séances de questions orales semblent bien redoutées par nos chers ministres de la République. Ils ont beau préparer les réponses aux questions qui sont préalablement envoyées à leur cabinet, grâce à la collaboration de leurs conseillers techniques, les questions incidentes de certains députés, qui ne se laissent pas «raconter des histoires» sont souvent de véritables upper cut difficiles à esquiver!

    Ainsi, après avoir été avortées à plusieurs reprises pour des raisons relatives à de vraies fausses missions des membres du Gouvernement Mariam Kaïdama Sidibé, les questions orales se sont empilées et la conférence  des présidents de l’Hémicycle ne pouvait que constater l’urgence de les faire passer. Surtout que l’actuelle session parlementaire (mais aussi la législature) tend vers sa fin. Le  président de l’Assemblée nationale n’a, du reste, cessé de rappeler que l’accumulation des questions orales «dribblées» aboutissent forcément, aux termes de la Constitution, à une interpellation du Gouvernement. Toute chose que le Premier ministre ne voudra surtout pas entendre.

C’est dans ce sens que les ministres ont été priés de «faire un effort et d’avoir le courage nécessaire pour aller au charbon de l’Hémicycle». Ils seront aujourd’hui sept ministres de la République à devoir répondre aux préoccupations des Maliens. Il s’agit du ministre Kafougouna Koné de l’Administration territoriale et des collectivités territoriales, qui devra s’expliquer face à l’honorable Oumar Mariko et ensuite face à l’honorable Nathanaël Dembélé par rapport aux questions foncières, à la décentralisation et surtout par rapport à l’avancement du processus électoral.

     Le ministre Natié Pléah de la Défense et  des anciens combattants aura aussi en face de lui le même Oumar Mariko certainement par rapport aux préocupations de l’heure du fait des événements dans le Nord, la capacité réelle de nos forces armées à garantir l’intégrité du territoire national, etc.

       L’honorable Mariko, qui s’est finalement fait le champion des questions orales, est également l’auteur d’autres questions adressées au ministre Badra Alou Macalou des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine sur la situation des Maliens rapatriés de la Libye, de la Côte d’Ivoire.

    D’autres membres du Gouvernement sont dans ce collimateur  du grand oral face aux élus de la nation. Ce sont les ministres Tiémoko Sangaré de l’Environnement et de l’assainissement, Harouna Cissé du Développement social, Ahmed Diané Séméga de l’Equipement et des Transports,  Abou Sow Chargé du développement intégré de la zone Office du Niger. Les autres députés acteurs des questions orales d’aujourd’hui sont Ibrahima Dianessy et Baba Haïdara.

 

 

Bruno D SEGBEDJI


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