S’il est élu président de la République lors du scrutin du 28 juillet Choguel K. Maïga s’engage à restituer au Mali son honneur et sa dignité

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Dans un document de 13 pages distribué aux médias à la fin de son point de presse du vendredi dernier, l’emblématique candidat du MPR, Choguel Kokalla Maïga, s’engage, s’il est élu à la tête de l’Etat, à restituer à notre pays sa grandeur d’antan. Cela après une analyse sans concession et une vision claire de la situation dans laquelle vit, présentement, le Mali. Selon lui, ” l’humiliation subie par le peuple est le fruit d’une trahison de l’élite politique “. D’où des mesures urgentes qu’il s’est engagé à prendre pour relever ce pays tombé plus bas que terre.

 

 

Choguel Maiga
Choguel Maiga

Comme à l’accoutumée, c’est un Choguel à la ponctualité d’un orfèvre, méthodique, imperturbable qui a fait face, deux heures durant, aux feux croisés des journalistes, le vendredi dernier à la Maison de la presse. Lui, qui a eu à accompagner l’ancien président ATT dans la gestion du pays des années durant ne devait point s’attendre à ce que la presse lui fasse de cadeaux, voire le caresser dans le sens du poil. ” Où étiez-vous quand l’armée était en train d’être détruite sous vos yeux ? “, ” Pourquoi tirez-vous plus sur Alpha Oumar Konaré que sur ATT, est-ce parce que vous avez la rancune tenace ? “. Voilà quelques unes  des interpellations auxquelles le candidat du MPR a dû faire face dès l’entame de la séance des questions-réponses. Et cela sous les yeux des militants du parti du Tigre venus en grand nombre écouter leur candidat exposer, devant les médias, sa vision et ses engagements pour un Mali de nos rêves.

 

 

Lors de cette séance, on a, un moment, pensé que l’homme allait s’embourber dans des contradictions, compte tenu du fait qu’il a été, lui aussi, membre de l’équipe d’ATT. Erreur. Avec moult arguments, Choguel Kokalla Maïga allait  donner la preuve qu’il ” n’a jamais tergiversé avec ses convictions “.

 

 

Parlant de la responsabilité de l’élite politique, il dira : ” Chaque responsable politique doit assumer sa part de responsabilité. Il faut une autocritique de la classe politique “.  S’agissant de l’état de déliquescence dans lequel se trouvait (se trouve) l’armée, il répondra : ” ATT n’a jamais évoqué des questions relatives à l’armée en conseil des ministres. Il a sa part de responsabilité dans ce qui est arrivé à l’armée. En tant que militaire, il n’avait pas le droit de passer dix ans, sans penser à reconstruire cette armée “.

 

 

Dans le même registre, le candidat du MPR dira que ” les deux piliers de la Nation, que sont l’école et l’armée, ont été instrumentalisés pour obtenir le changement politique en 1991. Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec une école qui a cessé d’en être une et l’armée qui, par le passé a été l’armée la plus puissante d’Afrique occidentale francophone,a été transformée aujourd’hui en une armée d’opérette “. En tout cas, il est aujourd’hui difficile de croire que notre pays possédait une trentaine d’avions militaires et plusieurs chars sous le régime de Moussa Traoré et que rien de tout cela sous Alpha Oumar Konaté et sous ATT. Pire, ces engins laissés à la merci des intempéries durant les années de  démocratie, selon le candidat du MPR, ont été, par la suite, réduits en ferrailles et vendus aux Indiens. Quel gâchis !

 

Après un constat sans concession de la gestion des vingt ans de la démocratie, sanctionnés par l’occupation tragique du nord du pays par des forces obscurantistes, Choguel Kokalla Maïga promet, s’il est élu à la tête du pays, de “restituer au Mali son honneur et sa dignité”.  Vivement alors ce jour où, le Mali de nos rêves se réalisera. Que cela soit avec Choguel Kokalla Maïga ou avec l’un des 27 autres candidats qui vont croiser le fer lors de la présidentielle du 28 juillet prochain.

Mamadou FOFANA

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