Situation sociopolitique au Mali : La démission du PM remet-elle en cause l’intervention internationale?

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L’ex-Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, forcé à démissionner par l’armée, est un nouveau coup dur pour le pays. Pour l’instant, le pays est trop désuni pour espérer sortir de la crise qui le secoue depuis presque un an.

L’ex- Premier ministre de la transition, Cheick Modibo Diarra

Quelques heures après son arrestation, lundi soir, par des soldats sous les ordres du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de file du putsch de mars, M. Diarra a annoncé sa décision de quitter son poste de chef du gouvernement. L’armée nie avoir intenté un nouveau coup d’Etat. Mais ce qui paraît évident, c’est que l’ex-Premier ministre a été poussé dehors, car il était favorable à une intervention internationale pour aider les forces maliennes à reconquérir le Nord du pays, tombé aux mains de groupes islamistes.

Soutien logistique et financier

Même si le capitaine Sanogo a rendu le pouvoir aux civils le 6 avril, il reste très influent et fermement opposé à une intervention internationale. Il préférerait bénéficier d’un soutien logistique et financier, afin de ne pas perdre le contrôle de la situation. Quoi qu’il en soit, la démission du Premier ministre ne présage rien de bon pour le pays, car elle devrait bloquer la communauté internationale, déjà divisée sur la façon d’intervenir au Mali.

A Bamako, au sein de la classe politique et dans l’opinion, la division apparaît comme étant la chose la mieux partagée. Les concertations des forces vives de la nation devraient se tenir cette semaine, avant d’être annulées, le pays ne parvenant pas à se mettre d’accord sur la marche à suivre.

Avec la nouvelle situation politique les Maliens sont désemparés quant à l’issue de la reconquête des régions du Nord. Ce qui est sûr, sans stabilité politique dans la capitale, une intervention internationale est totalement remise en cause.

Ben Dao

 

SOURCE:  du   14 déc 2012.    

3 Réactions à Situation sociopolitique au Mali : La démission du PM remet-elle en cause l’intervention internationale?

  1. Maru

    Mon cher journaliste, il faut eviter des affirmations gratuites. La verite est que le PM soutenait ces militaires malgre leurs comportements ou violations. La preuve en est qu’il a decrete l’amnistie pour eux au moment ou la communaute internationale voulait les sanctionner. Le probleme est qu’il avait commence a se ressaisir et faire face a la realite des choses en ignorant les clauses de sa cooperation avec ses anciens amis de Kati. Et l’occasion etait bonne aussi pour les anciens amis de lui sauter des qu’il a commence a saboter le president, en ignorant son leadership jusqu a prendre la decision de voyager au milieu de cette crise sans preavis. La tention n’etait pas souhaitable du tout et je regrette que Dr Diarra n’aie pas eu un conseiller pour lui faire revenir a la raison.

  2. BABACAR27

    NON MR DAO

    CET EVENEMENT VA LOGIQUEMENT ACCELERER LES CHOSES POUR L ENVOI D UNE MISSION POUR STABLISER LE SUD DU PAYS.

    CAR MAINTENANT QUE LA PREUVE EST FAITE DE L IMMIXTION DE LA JUNTE

    JE PENSE QUE LE NOUVEAU PM N AURA AUCUN MAL A SE FAIRE ACCOMPAGNER ET IL SERA OBLIQUE FAUTE DE SANCTION DE DONNER DES GARANTIES PLUS GRANDES A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE CONCERNANT LA JUNTE

    QUAND JE DIS SANCTIONS C EST

    EMBARGO SUR LES ARMES ET BLOCUS FINANCIER ET ECONOMIQUES.

  3. nonalinertie

    De la diversion. De la diversion. Encore de la diversion pour ne pas aller au front. DIONCOUNDA ou pas, CMD, DJANGO, TRINITA, SABATA. En tout cas, le MALI n’a pas 1 FCFA pour faire la guerre. Donc, le nouveau PM n’a pas 10 000 solutions: i) prélever 10 000 FCFA par mois sur tous les salaires pendant un an en faveur de l’effort de guerre, ce qui est peu probable ou ii) convaincre rapidement la communauté internationale à voter la résolution qui va débloquer les 200 millions de dollars pour libérer le Nord. Sinon coups de marteau? Licenciement? En tout cas, le statu quo est inimaginable à long terme: poursuite des amputations, lapidations, enlèvements, arrêt de tout processus de développement, etc. Etc. Hors, c’est le statu quo que souhaite sûrement le CNDERRIERE (ne plus aller au front), et apparemment la communauté internationale qui ne veut pas financer notre guerre parce que nous sommes insolvables et qu’il y a la crise financière chez eux, en même temps déclare qu’on ne peut pas négocier avec les terroristes/ pirates/ djihadistes. Autrement dit, les »fous de dieu » abandonneront d’eux-mêmes le Nord Mali, la charia, les enlèvements, le terrorisme, se convertiront en nomades paisibles et iront béatement au paradis. C’est très joli tout ça, puisque la majorité des maliens aussi, à l’intérieur comme à l’extérieur, ne proteste guère, DE FACON COORDONNEE ET MASSIVE…