SOS wanted ! De nombreux hommes politiques disparus

46
SOS wanted ! De nombreux hommes politiques disparus

Ils n’ont certes pas fait rĂ©ellement la politique malienne, mais ils ont “chauffĂ© la scĂšne” Ă  un moment donnĂ© de l’histoire rĂ©cente du pays. Ils viennent de divers secteurs de la vie nationale ; ils sont politiques, fonctionnaires, magistrats, opĂ©rateurs Ă©conomiques, hommes d’affaires, membres influents de la sociĂ©tĂ© civile ou simples citoyens. Ils ont tentĂ© leur chance au plus haut niveau en briguant la magistrature suprĂȘme. Mais que deviennent donc Cheick Modibo Diarra, Younouss Hameye Dicko, Jeamille Bittar, Hamed Sow, Mme SidibĂ© Aminata Diallo, Cheick Bougadary TraorĂ©, Ousmane Ben Fana TraorĂ©, Djibril Tangara, Daba Diawara, Cheick KĂ©ĂŻta, Madani Tall et autres? Ils ont disparu subitement, certains partis sans laisser d’adresse. Wanted !

La politique est un tunnel dans lequel s’engouffrent mĂȘme les moins initiĂ©s, souvent Ă  la faveur d’une ambition subite, d’un calcul d’intĂ©rĂȘt, d’une cure de renommĂ©e ou pour le simple plaisir. Mais, seuls rĂ©sistent aux tourbillons qu’engendrent la politique, ceux qui y sont entrĂ©s par une vraie et rĂ©elle conviction au point de devenir de vrais acteurs de l’Ăšre dĂ©mocratique du Mali. On peut citer parmi cette race, les acteurs du mouvement dĂ©mocratique, Ă  l’image de Alpha Oumar KonarĂ©, TiĂ©oulĂ© KonatĂ©, Mamadou Bamou TraorĂ©, Baba Akhib HaĂŻdara, Dioncounda TraorĂ©, Ali Nouhoum Diallo, Me Mountaga Tall, TiĂ©bilĂ© DramĂ©, Feu Me Demba TraorĂ©, feu Abdoulaye Barry, feu Abdramane Baba TraorĂ©, feu Prof. Mamadou Lamine TraorĂ©, feu Almamy Sylla, Oumar Hamadoun Dicko, Oumar Mariko, feu Me Drissa TraorĂ©, Me Hamidou Diabaté 

A ceux-ci s’ajoutent ceux qui Ă©taient lĂ , mais effacĂ©s ou masquĂ©s par les leaders et ceux qui ont pris le train en marche, piquĂ©s par le virus de la politique. Dans ce melting-pot, on retrouve : Choguel Kokalla MaĂŻga, Mohamedoun Dicko, Mamadou Kassa TraorĂ©, Me Kassoum Tapo, Djiguiba KĂ©ĂŻta “Ppr”, Abdoulaye GarbaTapo, SoumaĂŻla CissĂ©, Me Demba TraorĂ©, Konimba SidibĂ©.

Tous ceux-ci sont encore dans la politique et y resteront certainement pour la vie, contrairement Ă  beaucoup d’autres qui sont entrĂ©s dans la politique par effraction ou par opportunisme. Certains rĂ©ussissent dans ce nouveau monde, d’autres y brillent mĂȘme. Un dernier groupe  Ă©choue radicalement, mais tous finissent par s’Ă©clipser un jour.

Beaucoup d’hommes politiques avaient animĂ© la scĂšne afin de succĂ©der au PrĂ©sident Amadou Toumani TourĂ© Ă  l’Ă©lection d’avril 2012. Ils Ă©taient revenus Ă  la charge lors de la PrĂ©sidentielle de juillet 2013. Mais aujourd’hui, ils semblent avoir carrĂ©ment quittĂ© abdiquĂ© pour se consacrer Ă  autre chose. En clair, ils refont leur vie autrement, mĂȘme si quelques uns s’accrochent encore, timidement. Revue de
troupe !

Younouss HamĂšye Dicko, un parcours en zigzag

Il est sans conteste l’homme politique le plus controversĂ© du Mali. Pour la simple raison qu’il est dans toutes “les bonnes sauces ” du pouvoir en place. Que le rĂ©gime ait tort ou raison, Younouss HamĂšye Dicko se range systĂ©matiquement derriĂšre lui, quelle que soit la situation. Autre dĂ©faut de l’ancien ministre: dans les alliances ou regroupements politiques, il fait volte-face chaque fois qu’il sent ses intĂ©rĂȘts menacĂ©s. Pourtant, cette attitude ne rime pas avec le profil du grand cadre de l’Etat qu’il fut; un intellectuel qui a occupĂ© les plus hautes fonctions dans ce pays.

NĂ© en 1940 Ă  Gourma-Rharous (RĂ©gion de Tombouctou), Younouss est passĂ© par le LycĂ©e Terrasson de FougĂšres de Bamako, l’Ecole normale William Ponty, la FacultĂ© des sciences de Rabat (Maroc), la FacultĂ© des sciences et techniques de Montpellier, etc. Il est titulaire de plusieurs diplĂŽmes dont une maĂźtrise en physique, un DEA de physique thĂ©orique, un DEA de chimie physique et un Doctorat es sciences sur les phĂ©nomĂšnes  de transfert, sans oublier ce dernier DiplĂŽme de gestion des mĂ©dias de l’UniversitĂ© d’Orono (Maine-USA) en 1988.

AprĂšs avoir Ă©tĂ© nommĂ© Moniteur en physique Ă  la FacultĂ© des sciences de Montpellier en 1967, il choisit d’ĂȘtre Professeur de sciences physiques Ă  Mende (LozĂšre ; 1967-68) et Ă  SĂšte (HĂ©rault – 1968-69). En 1970, Younouss HamĂšye Dicko a Ă©tĂ© nommĂ© Professeur Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure de Bamako (Mali), en 1970.

Commence alors pour lui une longue carriĂšre administrative au pays. Il fut successivement chef du DER de physique-chimie de l’Ensup, directeur du Centre pĂ©dagogique supĂ©rieur (Cps), directeur national de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique (Dnesrs), directeur national de la Radiodiffusion tĂ©lĂ©vision du Mali (Dnrtm), ministre des Enseignements secondaire, supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, ministre de l’Emploi, de la fonction Publique et de la formation professionnelle, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Ecole supĂ©rieure de technologie et de management (Estm), Professeur Ă  la FacultĂ© des sciences et techniques de Bamako (Fast), Professeur Honoraire de la Fast et premier MĂ©diateur Ă©lu de l’UniversitĂ© de Bamako.

Paradoxe entre l’éminent intellectuel et le piĂštre  homme politique

PrĂ©sident de l’Ong Effort pour le DĂ©veloppement intĂ©grĂ© du Gourma (Edig), Officier de l’Ordre national du Mali, Chevalier de l’Ordre international des palmes acadĂ©miques du Cames, fondateur de l’Institut de consultation en Ă©ducation (ICE), Younouss est aussi un homme de culture, un Ă©crivain, auteur de plusieurs livres dont le roman autobiographique AnaĂŻssoune.

Ce long rappel est tout Ă  fait nĂ©cessaire, pour faire ressortir le paradoxe entre l’minent intellectuel et le piĂštre homme politique. En effet, son bagage intellectuel aurait pu faire du Pr Younouss HamĂšye Dicko la bĂȘte politique idĂ©ale. Au plan politique, l’homme fut rĂ©vĂ©lĂ© au public Ă  l’Udd, un parti crĂ©Ă© par Moussa Balla Coulibaly, le pĂšre du ministre TiĂ©man Hubert Coulibaly. Younouss Hameye Dicko, qui fut longtemps la 2Ăš personnalitĂ© du parti, espĂ©rait ĂȘtre, un jour, le patron de l’Udd. Mais Moussa Balla a prĂ©fĂ©rĂ© son fils, TiĂ©man, Ă  son ami Younouss. ElectrocutĂ©, ce dernier rend le tablier et crĂ©e son parti, le Rassemblement pour le dĂ©veloppement et la solidaritĂ© (Rds).

De lĂ , plus personne ne reconnait cette respectueuse personnalitĂ©. En effet, vers la fin du mandat d’ATT, il Ă©tait au centre d’un regroupement pour dĂ©fendre le bilan de l’ancien prĂ©sident dont il avoue ĂȘtre comptable. Mais, en mars 2012, il suit les putschistes. Il prend faits et cause pour Amadou Haya Sanogo et milite dans la Copam, ce machin crĂ©Ă© pour soutenir la junte de Kati. Il est rĂ©compensĂ© pendant la transition avec un portefeuille ministĂ©riel qu’il confie Ă  Messaoud Ben Lahbib. A l’arrivĂ©e d’IBK, Professeur Dicko courtise le nouveau rĂ©gime. Il occupe le poste de vice-prĂ©sident de la Convention des partis politiques de la MajoritĂ© prĂ©sidentielle. Mais ses pratiques qui dĂ©notent un parcours en zigzag, ne captent pas suffisamment l’attention d’IBK. Personne ne sait aujourd’hui ce que deviennent Younouss HamĂšye Dicko et le Rds.

Jeamille Bittar, del’ascension fulgurante à  la chute vertigineuse

L’enfant de San a un diplĂŽme d’ingĂ©nieur de l’UniversitĂ© d’Etat de Kharkov, en Ukraine. Il a consacrĂ© une grande partie de sa vie Ă  l’entrepreneuriat, en tant que commerçant import-export puis en tant que chef d’une entreprise de transports. Jusqu’Ă  une date rĂ©cente, il dĂ©tenait plusieurs sociĂ©tĂ©s dans diffĂ©rentes branches industrielles.

En 2002, sa carriĂšre professionnelle l’a amenĂ© Ă  la tĂȘte de la Chambre de commerce et de l’industrie du Mali (Ccim) qu’il dirigea pendant plus de dix ans, c’est-Ă -dire pendant deux mandats et au cours du second, il s’est retrouvĂ© Ă  la tĂȘte du Conseil Ă©conomique, social et culturel (Cesc).

Jeamille Bittar est entrĂ© dans la politique par effraction sous le prĂ©sident ATT. Il est membre fondateur et militant de la premiĂšre heure du Pdes, et surtout vice-prĂ©sident de ce parti proche de l’ancien prĂ©sident, aujourd’hui exilĂ© Ă  Dakar.

A l’approche de l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2012, l’homme d’affaires crĂ©e, avec le soutien du bouillant Amadou KoĂŻta, l’Union des mouvements et alliances pour le Mali (Umam). Il est investi candidat du parti.

AprĂšs le putsch de 2012, il est brutalisĂ© par la junte, mais se prĂ©sente Ă  la PrĂ©sidentielle de 2013. D’ailleurs, sa campagne se focalise sur la crĂ©ation d’emplois et le dĂ©veloppement Ă©conomique du pays. En effet, Ă  l’occasion du lancement de cette campagne dans sa ville natale, San, le prĂ©sident du parti vert et rouge s’est engagĂ© Ă  voir l’Ă©conomie malienne redĂ©coller. “Une fois Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique, l’une des prioritĂ©s serait de crĂ©er 750 000 emplois pour les jeunes et les femmes, autant dans les milieux urbains que ruraux, en finançant 200 000 projets “, avait-il dĂ©clarĂ©.

Depuis l’arrivĂ©e d’IBK, Bittar est “portĂ© disparu“, suite Ă  son Ă©viction du poste de prĂ©sident de la Ccim et  sa descente de son piĂ©destal de prĂ©sident du Cesc. Comme si cela ne suffisait dans cette descente aux enfers, il voit ses affaires pĂ©ricliter.

Le jeune homme d’affaires voit donc son ascension fulgurante se transformer en chute vertigineuse.

Mme Sidibé Aminata Diallo

Illustre inconnue avant 2007, Mme SidibĂ© Aminata Diallo a forcĂ© les portes de la politique. Elle fut rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  l’opinion en se prĂ©sentant Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de cette annĂ©e-lĂ . Elle y a fait figure honorable en tant que premiĂšre femme Ă  franchir ce pas. Le prĂ©sident plĂ©biscitĂ© dĂšs le 1er tour est fascinĂ© par son audace et la nomme ministre de l’Éducation de base, de l’alphabĂ©tisation et des langues nationales. Ami fait son temps sans trop le marquer et quitte le gouvernement lors du remaniement du 9 avril 2009.Le 24 dĂ©cembre 2011, Mme SidibĂ© Aminata Diallo est investie candidate Ă  la PrĂ©sidentielle de 2012 par le Rassemblement pour l’Ă©ducation Ă  l’environnement et au dĂ©veloppement durable (Redd). L’Ă©lection n’a pas eu lieu pour cause de coup d’Etat.

En 2013, elle remet le couvert. Le 29 juin 2013, la Cour constitutionnelle, chargĂ©e de valider les dossiers, annonce qu’elle a reçu 36 candidatures, dont celles de 2 femmes. Cependant, huit candidatures ont Ă©tĂ© rejetĂ©es par la Cour constitutionnelle pour dĂ©faut de paiement de la caution de dix millions de francs Cfa ou insuffisance de parrainages (dix dĂ©putĂ©s ou cinq Ă©lus communaux dans chacune des rĂ©gions et dans le district de Bamako). Parmi les rejets, le dossier de candidature de Mme SidibĂ© Aminata Diallo. Depuis cette dĂ©convenue, Ami s’est Ă©clipsĂ©e.

Hamed Sow

DiplĂŽmĂ© de l’Institut national des sciences et techniques nuclĂ©aires de Saclay, en France, avec un Doctorat en Ă©conomie de la production, il a commencĂ© Ă  travailler comme ingĂ©nieur conseil puis directeur dans deux grands cabinets d’expertise en France. Ensuite, Dr Hamed Sow devient directeur gĂ©nĂ©ral du Centre pour le dĂ©veloppement des entreprises (Cde), qui regroupe 77 Etats d’Afrique, des CaraĂŻbes et du Pacifique ainsi que 25 pays de l’Union europĂ©enne. C’est au sein de cet organisme que Hamed Sow se voit mis en cause dans une affaire de dĂ©tournement de fonds de l’Union europĂ©enne. Il est dĂ©finitivement blanchi en 2011.

AprĂšs 30 ans d’expĂ©rience Ă  l’Ă©chelle internationale, Hamed Sow dĂ©cide de rentrer au bercail pour se mettre au service de son pays. C’est ainsi que le prĂ©sident de la RĂ©publique, Amadou Toumani TourĂ©, lui confia dans le premier gouvernement de son second mandat le poste de ministre de l’Energie, des mines et de l’eau, un ministĂšre stratĂ©gique. Il quitte le gouvernement en septembre 2008 et devient dĂšs le mois d’octobre de la mĂȘme annĂ©e, PrĂ©sident directeur gĂ©nĂ©ral de la sociĂ©tĂ© d’intermĂ©diation financiĂšre Amic-Invest. Il assure Ă©galement les prĂ©sidences de la sociĂ©tĂ© Holding basĂ©e Ă  DubaĂŻ et de la filiale de Hong Kong.

Cet ingĂ©nieur a construit sa carriĂšre politique avec l’Ă©laboration du Projet pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et social (Pdes), projet de sociĂ©tĂ© du candidat ATT en 2007.

En 2012, alors qu’il est prĂ©sident d’honneur du Parti pour le dĂ©veloppement Ă©conomique et la solidaritĂ© (Pdes), principal soutien d’ATT, Hamed Sow se prĂ©sente Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle prĂ©vue pour la mĂȘme annĂ©e, au dĂ©triment de la dĂ©cision du Pdes de ne pas proposer de candidat officiel. Ce conflit interne l’amĂšne Ă  quitter sa formation politique pour fonder le Rassemblement travailliste pour le dĂ©veloppement (Rtd).

En juillet 2013, il est candidat Ă  la PrĂ©sidentielle remportĂ©e par IBK. Pendant la campagne prĂ©sidentielle, le candidat affirme se concentrer sur les revenus des familles maliennes. Lors de la prĂ©sentation de son programme prĂ©sidentiel, il affirme : “J’augmenterai les salaires pour pouvoir mieux lutter contre la mauvaise gouvernance, c’est possible”.

Le Barak Obama malien n’aura malheureusement pas cette opportunitĂ©. Et le pays est plombĂ© aujourd’hui par la mauvaise gouvernance. Et “Obama” se consacre exclusivement Ă  ses affaires.

Cheick Modibo Diarra

L’astrophysicien est nĂ© en 1952 Ă  Nioro du Sahel. Toute sa carriĂšre professionnelle se passe aux USA, au sein de la Nasa.

Modibo Diarra est recrutĂ© en 1984 par le Jet Propulsion Laboratory (Jpl, 5 000 agents, situĂ© Ă  Pasadena en Californie) de la Nasa (18 500 agents) oĂč il participe Ă  diffĂ©rents programmes : Magellan vers VĂ©nus, Ulysses vers les pĂŽles du Soleil, Galileo vers Jupiter et Mars Observer et Mars Pathfinder vers la planĂšte Mars. Il est directeur du programme Ă©ducatif Mars Exploration Program Education and Public Outreach (“Mars Outreach”) de la Nasa. Ce programme vise Ă  mieux impliquer le grand public et les diffĂ©rents milieux Ă©ducatifs dans la diffusion des informations et des images de la Nasa. En 1993, Cheick Diarra nomme des correspondants du JPL Ă  l’Ă©tranger pour le Mars Outreach, dont un Français, Olivier de Goursac qui le fera connaĂźtre auprĂšs du grand public et des tĂ©lĂ©visions en France, peu aprĂšs l’atterrissage de la sonde Pathfinder sur Mars, lors du 1er festival de l’aĂ©ronautique de MegĂšve (7-13 juillet 1997) et oĂč Cheick Diarra sera l’un des invitĂ©s-vedettes. En 1996, il dĂ©veloppe avec son Ă©quipe le site Internet de la Nasa. En 1999, il obtient de la Nasa de travailler Ă  mi-temps, ce qui lui permet de se consacrer au dĂ©veloppement de l’Ă©ducation en Afrique en crĂ©ant notamment une fondation, la Fondation Pathfinder pour l’Ă©ducation et le dĂ©veloppement.

En 2002, il prend un congĂ© sabbatique afin de dĂ©velopper au Mali, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Bamako, un laboratoire de recherche sur l’Ă©nergie solaire. C’est justement pendant ce temps qu’il apprend Ă  faire la politique.

Le 6 mars 2011, Cheick Modibo Diarra prĂ©sente Ă  Bamako la formation politique qu’il vient de crĂ©er en vue de l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2012, le Rassemblement pour le dĂ©veloppement du Mali (Rpdm). Les observateurs politiques lui donnent alors peu de chance de remporter le scrutin face Ă  des ogres comme SoumaĂŻla CissĂ©, Ibrahim Boubacar KĂ©ĂŻta, Modibo SidibĂ© ou TiĂ©bilĂ© DramĂ©. Mais le putsch menĂ© par le capitaine Amadou Haya Sanogo, peu avant l’Ă©lection, change la donne politique.

Le 17 avril 2012, Cheick Modibo Diarra est nommĂ© Premier ministre afin de mener un gouvernement d’union nationale de transition, rĂ©tablir l’intĂ©gritĂ© du territoire malien, sortir le Mali des troubles insurrectionnels dans le Nord du pays et organiser des Ă©lections libres et transparentes. Le 25 avril, il forme son gouvernement. En aoĂ»t 2012, il forme un nouveau gouvernement d’union nationale. Mais le 11 dĂ©cembre 2012, il est arrĂȘtĂ© par les putschistes du capitaine Amadou Haya Sanogo qui l’obligent Ă  prĂ©senter sa dĂ©mission.Le 25 juin 2013, il annonce qu’il est candidat Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2013 sous les couleurs du Rpdm. Il obtient un rĂ©sultat acceptable, mais demeure quasiment invisible depuis lors.

Cheick Boucadary TraorĂ©, un homme d’affaires perdu dans la politique

Le fils du gĂ©nĂ©ral Moussa TraorĂ© est le fondateur et directeur gĂ©nĂ©ral de Tanex Corporation (Tanexco), une sociĂ©tĂ© d’ingĂ©nierie financiĂšre. NĂ© Ă  Kayes oĂč il commence l’Ă©cole primaire, il quitte le Mali en 1983 avec une bourse du gouvernement canadien, pour le Canada oĂč il a fait son premier cycle universitaire avant de poursuivre ses Ă©tudes aux États-Unis. Il est diplĂŽmĂ© d’un DEC en Administration gĂ©nĂ©rale et d’un Master en Business administration. Cheick Boucadary TraorĂ© fut un stage au greffe du Tribunal de la PremiĂšre Instance de Bamako (Mali) en 1984. Compte tenu de ses qualifications et de son vif intĂ©rĂȘt pour la politique et la culture africaine, Cheick Boucadary TraorĂ© a Ă©tĂ© recrutĂ© par le cabinet de consultants Vallot International Consultants, en 1992, en tant que Consultant et conseiller principal en investissements. Dans ses fonctions, il a aidĂ© des gouvernements et des entreprises Ă©trangers Ă  Ă©tablir des partenariats privĂ©s, en matiĂšre commerciale et financiĂšre et Ă  nouer des contacts politiques aux États-Unis. Cheick Boucadary a Ă©tĂ© membre de la dĂ©lĂ©gation des observateurs envoyĂ©s par les États-Unis pour l’Ă©lection prĂ©sidentielle du 21 juillet 1998 au Togo.

Un accord “Offre de prestation de services conseil financiers ” a Ă©tĂ© conclu le 5 mars 2003 entre la sociĂ©tĂ© Tanexco et le ministĂšre de l’Economie et des finances de la RĂ©publique du Mali. Le ministĂšre de l’Administration territoriale et des collectivitĂ©s locales du Mali donna Mandat le 05 dĂ©cembre 2003 Ă  Cheick Boucadary TraorĂ© et Tanexco pour la “Prospection et l’identification d’un prestataire chargĂ© de la rĂ©alisation du projet Ă©tat civil et carte nationale d’identitĂ© et Ă©lectorale SĂ©curisĂ©es”.

MalgrĂ© plusieurs annĂ©es de sĂ©jour Ă  l’Ă©tranger, Cheick Boucadary n’a jamais rompu le lien qui l’unit Ă  sa terre natale. Il a effectuĂ© de nombreux voyages au Mali et en Afrique durant ces annĂ©es. En sĂ©journant Ă  diffĂ©rentes reprises au Mali, il a pris toute la mesure des privations des populations maliennes, ce qui a aiguisĂ© encore davantage sa volontĂ© de leur venir en aide. L’une des mesures concrĂštes qu’il a prises dans ce sens a Ă©tĂ© l’ouverture, en 2006, d’une reprĂ©sentation de sa sociĂ©tĂ© Ă  Bamako. Ce qui lui a permis d’effectuer des sĂ©jours plus frĂ©quents qu’auparavant, tout en offrant un emploi Ă  quelques Maliens et bien Ă©videmment, en Ă©largissant les possibilitĂ©s d’investissement Ă©tranger au Mali et sur le continent africain en gĂ©nĂ©ral.  Cheick Boucadary n’a jamais Ă©tĂ© directement engagĂ© dans des activitĂ©s politiques bien qu’il vienne d’une famille d’hommes politiques. Il a toutefois conseillĂ© des chefs d’État et de gouvernement sur des questions politiques et financiĂšres, ce qui lui a permis d’observer de prĂšs le fonctionnement de la sphĂšre politique et des milieux d’affaires dans lesquels il est bien introduit.

Cheick Boucadary TraorĂ© est un des membres fondateurs de la Convergence africaine pour le renouveau (Care) qui l’investit candidat Ă  la PrĂ©sidentielle avortĂ©e de 2012, puis Ă  la PrĂ©sidentielle de 2013. Depuis, nul n’a de ses nouvelles.         A.B. HAÏDARA

 

Portés disparus : Mamadou Djigué dit Diaff, Madani Amadou Tall, Youssouf Cissé, Sibiry Coumaré, Siaka Diarra, Cheick Keïta, Alhousseïni Maïga dit Abba

lusieurs autres personnalitĂ©s se sont manifestĂ©es Ă  un moment ou Ă  un autre de l’histoire politique du Mali, notamment entre 2011 et 2013. S’ils n’ont pas purement et simplement abandonnĂ© la scĂšne, la politique ne semble plus ĂȘtre leur tassĂ© de thĂ©.Le 22 septembre 2011, Mamadou DjiguĂ© dit Diaff annonce sa candidature Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2012 sous les couleurs du Mouvement des jeunes pour le changement et le dĂ©veloppement (Mjcd). Cette annonce s’est faite lors d’un meeting gĂ©ant organisĂ© au Centre international de confĂ©rence de Bamako. Aujourd’hui, seuls ses amis sur facebook ont les nouvelles du fils du milliardaire Amadou DjiguĂ©. Pour la mĂȘme Ă©lection, le parti Avenir et dĂ©veloppement du Mali (Adm) a investi son prĂ©sident Madani Amadou Tall, le 11 mars 2012, Ă  la Grande mosquĂ©e de Bamako. Facebook est son dada lui aussi.

Youssouf Cissé, magistrat, se présente comme indépendant en 2013, avec le soutien de la Convergence des initiatives pour le changement (Mcic). Porté disparu !

Sibiry Coumaré était le candidat du parti Synergie des initiatives pour la renaissance africaine (Sira). Disparu !

Siaka Diarra dĂ©fendait les couleurs de l’Union des forces dĂ©mocratiques (Ufd) de Me Demba Diallo. Disparu !

Cheick KeĂŻta, ancien directeur gĂ©nĂ©ral des douanes du Mali avait postulĂ© sous le label de l’Union pour la dĂ©mocratie et l’alternance (Uda). Silence radio de son cĂŽtĂ© !

AlhousseĂŻni MaĂŻga dit Abba, prĂ©sident du Parti pour une nouvelle Afrique (Panafrik), Oumar Bouri TourĂ©, dit “Billy”, dĂ©putĂ© du Cercle de Goundam, candidat du Groupe d’action dĂ©mocratique pour le Mali (Gad) Ă©tait sur la ligne de dĂ©part en 2012 ou en 2013. Avec le rĂ©sultat nul et la suite que l’on sait.

Ousmane Ben Fana TraorĂ©, la survie par l’affichage

Que dire du prĂ©sident du Parti citoyen pour le renouveau (Pcr), Ousmane Ben Fana TraorĂ©, candidat malheureux Ă  la prĂ©sidentielle de 2013 ? Ousmane Ben Fana TraorĂ© bouge un peu, ne serait-ce que par des campagnes d’affichage ciblĂ©es pour par exemple souhaiter le nouvel an ou un Bon Ramadan aux Maliens, aprĂšs avoir organisĂ© Ă  Bamako, une rencontre des LibĂ©raux africains. Ça, au moins, c’est un signe de survie politique en se faisant rappeler au bon souvenir des Maliens.                 

    A.B. HAÏDARA

 

PARTAGER

46 COMMENTAIRES

  1. La vie d’une nation ou d’état est une continuitĂ© d’autres partent et d’autres viennent dans sur ce terrain glissant de la politique.Mais rare sont ceux qui arrivent a atteindre leur objectif fixe par le partis politique.

  2. Seule de grands hommes sont capable de commercer une carriĂšre politique et de franchir les Ă©tapes pour pouvoir arriver au sommet cette carriĂšre qui n’est point facile.

  3. Il faut comprendre que la carriÚre politique est un projet a long terme.Ce pays a besoin de hommes qui ne disparaissent guÚre de la population malienne comme notre président de la république vu son parcours politique.

  4. Beaucoup de gens n’ont pas compris ce que c’est la politique,nombreux sont des gens qui ont aminĂ© les scĂšnes politiques pendant de bon moment mais ont fini par disparaitre subitement sans laisser de trace.

  5. La politique d’une nation,c’est ça.Il y a d’autres qui apparaissent et d’autres qui disparaissent de la scĂšne politique comme s’il avait jamais exister dans ce pays.

  6. La politique n’est facile, pour que tu sois toujours sur le terrain, il faut que tu ais des idĂ©es comme Zoumana sacko, malgrĂ© tout, il fait son analyse politique de la situation, tous ces hommes politiques qui sont disparus dans la nature, en 2018, les maliens vous attendent au rond point.

    • Je ne comprends pas ce que viennent faire les noms de Konimba SidibĂ© et de PPR dans ce papier

  7. Ils sont disparus dans la nature, parce que, ils n’ont pas d’objectif en politique, sinon au moment ou nous sommes nous avions besoin de l’aide de tout un chacun, ces politiciens Ă©taient habituĂ©s Ă  quel que chose, le partage du gĂąteau. Ils ne trouvent pas ça c’est pour cela qu’ils sont disparus.

  8. Tu sais Nous avions du mal compris le multipartisme avec la crĂ©ation de partis dĂ©pourvus d’objectivitĂ© et de vision. Il faut une nouvelle mesure pour recadrer la crĂ©ation des partis et association dans ce pays.

  9. Ces hommes politiques se sont cachés parce qu'ils savent que les maliens sont coupés d'eux, comme pour avoir quel que chose on se lance dans la politique sinon ces hommes politiques n'ont pas de vision politique.

  10. Je sais que ces hommes se sont enfuit parce que, le vieux une fois Ă©lu, a dit devant tout le monde, le pouvoir ne sera pas un partage de gĂąteau, ces hommes politiques se lancent dans la lutte pas pour ĂȘtre prĂ©sident de la mais plutĂŽt pour avoir un fauteuil ministĂ©riel.

  11. Ces hommes politiques se sont cachĂ©s parce qu’ils savent que les maliens sont coupĂ©s d’eux, comme pour avoir quel que chose on se lance dans la politique sinon ces hommes politiques n’ont pas de vision politique.

  12. Le multipartisme a donné place a beaucoup de parti et plusieurs acteurs politiques sont passés. Certes ils ont plus ou moins marqué de leurs empruntes la politique malienne, mais ils leur fallaient encore plus pour convaincre la population malienne. La plus grande partie d'entre eux ne sont point un exemple dans la politique.

  13. Je dirai plutĂŽt que ceux qui sont passĂ© ou mĂȘme ont marquĂ© la politique malienne et disparaitre sont des acteurs politique n’ont pas le sens de patriotisme. Sinon nue Ă©tait ceci, ils allaient se battre pour leur objectif et pour changer le pays.

  14. On ne devient pas prĂ©sident de la rĂ©publique qui le veut ou qui le peut, mais plutĂŽt par des acheminement vraiment Ă  suivre Ă  lettre lettre. Le multipartisme Ă©videment a donnĂ© naissance Ă  plusieurs partie politique et plusieurs partie cela partie politique et acteurs politiques ont marquĂ© l’histoire de la politique malienne.

  15. La politique malienne demande plus de courage en d’insistance, on ne devient pas prĂ©sident de ce pays un deux temps trois mouvement. Il faut apprivoiser la politique pendant longtemps avant de prĂ©tendre Ă  la tĂȘte de la magistrature suprĂȘme.

  16. Certes ils ont fait bouger la politique malienne un temps prĂ©cis, mais faut aussi reconnaitre que la course Ă  la prĂ©sidence n’est pas une course de vitesse mais plutĂŽt une course de fond. Il n’ont pas tenu la longue marche.

  17. Il faut que nos personnalitĂ©s dans le privĂ© au lieu se mĂȘler dans la politique. Nous avons mal compris le multipartisme avec la crĂ©ation de partis dĂ©pourvus d’objectivitĂ© et de vision. Il faut une nouvelle mesure pour recadrer la crĂ©ation des partis et association dans ce pays.

  18. La politique dans sa pratique exige de la persĂ©vĂ©rance pour obtenir gain de cause.Il a manquĂ© Ă  ces politiciens de circonstance de la patience.Il faut dire que les maliens sont difficiles car ils veulent une choses et son contraire en mĂȘme temps.Ce qui rend la,politique malienne trĂšs complexe.

  19. Ils ont Ă©tĂ© dĂ©passĂ©s par la force des choses.La politique malienne est trĂšs hostile.Quand tu n’a pas la carrure pour,mieux vaut se retirer tranquillement.C’est ce que ces hommes et femmes ont fait.On les comprend aisĂ©ment.

  20. Ce sont des politiciens de circonstance qui ont appris à leur dépend que la politique est une profession qu'il faut apprendre et appliquer pendant de longues années avant de se retrouver.Ils n'ont pas eu cette patience.Ils ce sont donc éclipsés.

  21. Ce sont des politiciens de circonstance qui ont appris à leur dépend que la politique est une profession qu'il faut apprendre et appliquer pendant de longues années avant de se retrouver.Ils n'ont pas eu cette patience.Ils ce sont donc éclipsés.

  22. Pour briquer la magistrature suprĂȘme il faut se prĂ©parer pendant un bon moment et surtout faire ses preuves dans le pays.On ne devient pas prĂ©sident comme par magie.Il faut le planifier et y travailler pendant plusieurs annĂ©es.C’est ce qui a manquĂ© Ă  ces hommes.

  23. Ne vient pas Ă  la politique qui veut.La politique est une science qui s’apprend en l’appliquant.Tous ceux qui arrivent Ă  la politique par circonstance y laisse des plumes.

  24. Ces politicards ne sont pas des exemples dans notre pays. Ils se sont faits pleins les poches. Ils ont tous bouffĂ© avec le pouvoir ATT qui a fait la promotion ATTcratie ou mangecratie. Alors il faut comprendre que l’ancien systĂšme a pris fin d’oĂč leur disparition

  25. C’est normal s’ils ont dĂ©jĂ  eu ce qu’ils cherchaient. Ils voulaient l’argent du pays donc ils se sont mieux camoufler pour bouffer loin de nos yeux. Ahhh les politicards maliens.

  26. Mon cher Haidara la politique ne rĂ©ussit pas Ă  tout le monde surtout lorsqu’on a pas d’objectif et d’ambition rĂ©elle ou de programme pour le peuple. Mais on se rend compte qu’ici au Mali seul les intĂ©rĂȘts personnels attirent les gens dans la politique

  27. Ici au Mali , on fait la politique politicienne. Ce sont des personnes opportunistes qui sont venues Ă  la politique pour se faire une place au soleil. Sinon malgrĂ© leur nombreux diplomes qu’est ce qui ont pu apporter Ă  notre pays. Si je peux me servir de l’exemple de Soumi , de Modibo Diarra et TiĂ©bilĂ©. Rien c’est seulement voler le contribuable malien.

  28. Younouss HamĂšye Dicko en se rangeant systĂ©matiquement derriĂšre le pouvoir en place, quelle que soit la situation est un patriote Ă  sa maniĂšre mais d’autres diront qu’il fait la politique du ventre car ici mali c’est ce que font les politiciens. Mais il faut dire que ce monsieur a toujours bien fait car lorsque le prĂ©sident qui arrive nous devons nous mettre Ă  son service afin de bĂątir notre pays.

  29. Cheick Modibo Diarra ce technocrate qui s’est mis dans la politique a eu tort car la politique malienne est trĂšs diffĂ©rente de la politique en tant que telle. Mais je pense que ce monsieur devait se retourner dans son domaine et chercher des projets qui pourront dĂ©velopper notre pays et non rester dans la politique car il ne voir et comprend rien.

  30. mais si ces hommes politiques ont disparus ce n’est pas Ă  nous de les faire revenir donc vous nous emmerder avec vos bĂȘtises lĂ . chacun de nous ferra son bilan donc peut ĂȘtre qu’ils sont entrain de faire le leur.

  31. Ces hommes se sont lancĂ©s dans la politique sans la moindre idĂ©e de leur acte. Depuis l’avĂšnement d’Ibrahim Boubacar KeĂŻta Ă  la magistrature suprĂȘme du pays, ces homme n’ont pas jusqu’à prĂ©sent donnĂ© signe de vie sur la scĂšne politique. OĂč sont-ils rĂ©ellement passĂ©s ? Vont-ils faire la mĂȘme chose en 2018 ?

  32. Ces hommes se sont lancĂ©s dans la politique sans la moindre idĂ©e de leur acte. Depuis l’avĂšnement d’Ibrahim Boubacar KeĂŻta Ă  la magistrature suprĂȘme du pays, ces homme n’ont pas jusqu’à prĂ©sent donnĂ© signe de vie sur la scĂšne politique. OĂč sont-ils rĂ©ellement passĂ©s ? Vont-ils faire la mĂȘme chose en 2018 ?

  33. C’est normal que ces hommes politiques de circonstance, je dirai, disparaissent de la scĂšne politique malienne aprĂšs les Ă©lections de 2013. Ils n’ont aucune influence dans la vie politique de cette nation et leurs leaders voulaient juste des places Ă  travers leur pourcentage aux Ă©lections. Mais la chance n’a pas Ă©tĂ© de leur cĂŽtĂ©.

  34. Les partis politiques de ces hommes sont aussi perdus. On ne voit aucune confĂ©rence d’eux ni aucune analyse de la situation du pays de leur chefs respectifs ou quelqu’un d’autre de leur bureau. Il est temps que leur genre d’homme politique se soustrait de la politique. Et on doit vraiment lancer un avis de recherche de ces hommes.

  35. MĂȘme en 2018 ces hommes vont certainement se prĂ©senter et vont certainement aussi taper Ă  cĂŽtĂ© sauf les plus douĂ©s qui feront le bon choix en s’alliant Ă  IBK qui sera sans doute le choix du peuple en 2018.

  36. Ces hommes ne visaient pas le fauteuil prĂ©sidentiel. Leur ambition Ă©tait d’avoir peu de voix et s’allier au candidat heureux pour avoir de la place une fois ce dernier Ă  la tĂȘte du pays. Mais leur jeu n’a pas marchĂ© et on ne les voit plus sur la scĂšne politique.

  37. La politique malienne est un terrain de 1.000 mettre sur lequel seuls les hommes ayant la jambe en politique peuvent y jouer. A dĂ©faut cela, on se lancera dans une forĂȘt sombre et large. Cela fut le cas de ces politiciens de circonstance.

  38. Ce ABH est vraiment un ignard pas seulement dans le domaine du sport, mais un ignard tout court. Tenez vous bien: Mamadou Bamou “TraorĂ©”, Feu Maitre Demba “TraorĂ©”, Abdrahamane Baba “TraorĂ©”…. Et il nous parle des nouveaux venus comme Mamadou Kassa TraorĂ©, Choguel et PPR. Vraiment vas t’instruire ou arrĂȘte d’Ă©crire dans les journaux.

  39. A.B. HAIDARA EST TOUJOURS ICI POUR RACONTER DES IDIOTIES!!!!
    WALAY OUBE’ KATA, ANKA AN YERE’ SORO!!!

  40. Ces comportements de politiciens et tant d'autres irresponsabilitĂ©s de certains de nos dirigeants cadres doivent ĂȘtre recensĂ©s et les qualifier de CRIME CONTRE LA NATION MALIENNE. Ils se sont amusĂ©s pendant d'autres, ailleurs, planifient l'occupation du Mali; il faudra aussi que quelqu'un endosse. Trouvons le et traduisons le en justice!!

  41. Ces comportements de politiciens et tant d'autres irresponsabilitĂ©s de certains de nos dirigeants cadres doivent ĂȘtre recensĂ©s et les qualifier de CRIME CONTRE LA NATION MALIENNE. Ils se sont amusĂ©s pendant d'autres, ailleurs, planifient l'occupation du Mali; il faudra aussi que quelqu'un endosse. Trouvons le et traduisons le en justice!!

  42. On leur souhaite bon vent aux larges !! 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂

    À part MADANI TALL Tous les autres peuvent aller sans revenir sur la scĂšne politique. Ils nous seraient utiles ailleurs qu’en politique !! 🙂 🙂 😀 🙂 🙂 😀 🙂 😀 😀

Comments are closed.