Soumana Sako et la présidentielle 2012 : Un candidat par défaut

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Au fur et à mesure que l’on approche de la présidentielles, des candidats commencent à se faire connaître un à un en vue de la présidentielle de 2012. Mais force est de reconnaître parmi eux certains  risquent de se ridiculiser car ne faisant pas le poids  face aux grands cylindrés politiques comme l’ADEMA, le RPM et l’URD. Peut-être leur seul mérite sera le fait qu’ils seront connus davantage du peuple malien ainsi que de l’extérieur. Parmi eux figure Soumana Sako qui a été investi le 18 décembre dernier.

Après avoir  échoué d’être choisi comme le candidat de certains  partis politiques de la place, Soumana Sako  est finalement retourné vers son parti afin de briguer la magistrature suprême le 29 avril prochain. A entendre ces partisans,   cette candidature   à la présidentielle est dû à un pacte basé sur la transparence dans la gestion de la chose publique, la justice, la juste rétribution du travail, la réparation équitable des richesses, une lutte sans concession contre la corruption, une exploitation optimale et durable des énormes potentialités et ressources nationales. Toujours à les croire seul Zou peut sauver le Mali car à ses yeux depuis une décennie le pays ne cesse de reculer à cause de la mauvaise gouvernance dans tous les domaines et sur tous les plans : l’école, l’insécurité, la famine, la mauvaise santé financière et morale, le chômage, les lourdeurs administratives, la corruption, la délinquance financière, la gabegie, les braderies, les contrats douteux avec les exploitations minières.  La question que tout le monde se pose aujourd’hui c’est si toutefois son passé politique lui permettra d’avoir   la confiance des électeurs.  Cela est moins sûr quand on sait que l’homme  n’a pas bonne côte auprès des commerçants, opérateurs économiques et des cadres de l’administration lors de son passage comme ministre des finances en 1987. Mais pour des observateurs politiques, Soumana Sako  veut savoir si réellement il pèse lourd dans le marigot politique. Si tel devient le cas, il pourra bien poser ses conditions  à son mentor  Ibrahim Boubacar Keïta à condition que  ce dernier  accède au second tour. En tout cas si les responsables de la CNAS veulent élire Soumana Sako président de la république le 29 avril prochain, ils doivent changer leur fusil d’épaule. En effet lors de leur congrès d’investiture de leur candidat, la cérémonie a été marquée par des cafouillages terribles.  Ce qui du coup a agacé les militants et invités présents dans la salle .En tout cas un pays ne se gère pas dans un cafouillage où on ne connaît pas les tenants et les aboutissements.  

Abdoul Bah

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