Soutien à Oumar Mariko :La jeunesse Sadi se mobilise

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Ouverture d’un compte populaire de soutien au candidat, offensives de recrutements pour le parti, etc. Les jeunes du parti Sadi vont multiplier les initiatives en faveur de leur candidat.

 

Pour les élections présidentielles du 29 avril 2012, la jeunesse Sadi se lance dans la bataille avec un objectif : jouer pleinement son rôle de mobilisateur en faveur du candidat du parti. Mais pour atteindre cet objectif, les jeunes sont formels qu’ « il faut convaincre les populations dans le discours, notamment à travers des propositions concrètes sur les questions d’actualité ». « Il faut que nous sachions quelle est la position du parti face aux préoccupations du moment pour élaborer notre stratégie de mobilisation », explique Dr Etienne Oumar Sissoko.

C’est donc tout le sens de la discussion entre le Comité central du parti et la Commission de structuration de la direction nationale de la jeunesse, organisée samedi dernier au siège de la coordination de la Commune V.

Présidée par le président du parti Sadi, Cheick Oumar Sissoko, cette rencontre avait pour objectif d’interpeler les responsables sur les sujets brûlants de l’actualité. Ces sujets ont pour noms : l’école, la lutte contre la corruption, l’autosuffisance alimentaire, la souveraineté nationale, etc.

 

La rupture face à certaines questions

 

Abordant la question de l’école, le président du parti Sadi s’est appesanti sur l’historique de l’école malienne de 1960 à nos jours, sans oublier les réformes intervenues au fil des régimes. Malheureusement, regrette Cheick Oumar Sissoko, ces réformes n’ont pu permettre à l’école malienne de retrouver ses lettres de noblesse. Comment faire alors pour remettre l’école sur les rails ? Pour le parti Sadi, « la solution est un tout ». Car elle est indissociable des autres secteurs de développement, tels l’emploi, l’adéquation entre la formation et l’emploi, etc. Aujourd’hui on estime à 30%, le budget alloué à l’éducation. Pour le parti Sadi, il faut revoir la gestion de ces fonds, sortir l’école des Programmes d’ajustement structurel (PAS), revoir la politique de formation des enseignants, valoriser le métier d’enseignant, moraliser les critères de création des écoles privées. Bref, selon Cheick Oumar Sissoko, il faut revoir la stratégie  de l’Etat par rapport à l’éducation.

S’agissant de l’autosuffisance alimentaire, elle passe par la volonté de « mettre l’agriculture au centre des politiques ». Cela doit se matérialiser par la facilité d’accès aux matériels et intrants agricoles par les paysans, l’accès des producteurs à la terre, et favoriser l’industrialisation. « Pour parvenir à cette industrialisation, il faut transformer sur place ce qu’on produit, en réduisant les importations », tranche Cheick Oumar Sissoko.

La question de la souveraineté a été aussi au centre des discussions entre les jeunes et les responsables de la direction du parti Sadi. Sur la question, le président Cheick Oumar Sissoko est formel qu’elle passe par la création de la monnaie nationale. « Cette création de monnaie est d’autant utile et indispensable qu’elle permet de maitriser l’investissement de son pays », pense le président de la formation politique de l’opposition.

Parlant de la lutte contre la corruption, la direction du parti recommande « la responsabilité de l’Etat face à la gestion des fonds publics. « Le pouvoir a la responsabilité  de veiller à l’utilisation de ses biens. Et les fautifs doivent être contraints à rembourser et à être sanctionnés selon les dispositions juridiques du pays », a recommandé le parti Sadi par la voix de son président.

Bonnes notes

Les jeunes du parti Sadi, qui ont pris bonnes notes de ces explications des responsables de la direction, ont réaffirmé leur engagement à jouer leur rôle dans le renforcement du parti et la vulgarisation de ses idéaux.  « Organiser une telle activité sur fonds propres, dénote de  notre indépendance dans notre façon de travailler, et notre droit de regard sur le travail de la direction centrale du parti. Les conclusions nous permettront d’élaborer notre stratégie de campagne en faveur de notre candidat », a déclaré Dr Etienne Oumar Sissoko, membre de la Commission de structuration de la direction nationale de la jeunesse du parti. Ces discussions avec le bureau central, explique-t-il, nous a permis aussi de savoir si nos préoccupations étaient prises en compte au niveau national du parti.

Pour les élections du 29 avril, les jeunes se lancent donc dans la bataille avec un objectif : celui d’assurer la victoire au candidat Oumar Mariko. C’est ainsi qu’ils ont procédé à l’ouverture de comptes populaires de soutien à celui-ci. Ces fonds, précisent les jeunes, constitueront notre contribution financière dans le financement des activités de campagne du parti.

Comme pour dire que la jeunesse Sadi est véritablement en ordre de bataille pour 2012.

Issa Fakaba Sissoko  

 

 


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