Statut de l’opposition : Le décret d’application se fait toujours attendre

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‘’L’incontournable statut de l’opposition’’, tel était le thème de l’émission « Question d’actualité» sur l’Ortm, le dimanche 30 mars 2014. L’émission était présentée par Niaza Coulibaly. Il recevait sur le plateau, Boubacar Touré du Parti Rpm, Younoussa Touré de l’Urd, Samba Ibrahima Tembély du Sadi et Hamed Sékou Diallo du Forum des organisations de la société civile. Les invités sont tous unanimes qu’il est urgent de donner un statut à l’opposition pour la bonne marche de la démocratie malienne.

 

 

Une loi est créée en 1995 et modifiée en 2000 donnant un statut à l’opposition parlementaire. Mais l’application fait toujours défaut. Pour quoi tout ce temps pour donne un véritable statut à l’opposition ? Boubacar Touré du Rpm répond en disant que les conditions n’étaient pas réunies pour cela. Mais maintenant que le moment est propice, le Mali a besoin d’une opposition crédible, a-t-il dit. Younoussa Touré de l’Urd explique ce retard en affirmant que l’opposition n’était pas forte pour l’application dudit texte, ce qui fut un préjudice pour la démocratie malienne. « Nous voulons le confort de la démocratie et permettre à l’opposition de critiquer le gouvernement. Les medias publics doivent être équitable entre la majorité et l’opposition même en dehors de la campagne électorale. Nous voulons le statut de l’opposition pas en terme de place même si cela permet d’être visible mais en terme de contribution », a-t-il dit. Pour Samba Ibrahima Tembély du Sadi, l’opposition est mal perçue. Avant de souligner que l’opposition va avoir sa place et joué son rôle. « Il faut un décret d’application de la loi donnant statut à l’opposition. Il y’a eu beaucoup d’erreurs si on écoutait l’opposition cela n’allait pas arriver », a-t-il conclu. Selon Hamed Sékou Diallo du Forum des organisations de la société civile, le Mali est champion dans l’élaboration des textes de lois mais c’est l’application qui pose problème surtout si ça n’arrange pas le pouvoir en place. Il a jugé nécessaire la diffusion du statut de l’opposition pour permettre aux uns et autres de comprendre le texte. Il a fait savoir que la transhumance politique est immorale et doit être banni au Mali. Hamed Sékou Diallo a indiqué que la faute de non application du statut de l’opposition incombe à l’Etat. Selon un politologue, interviewé au cours de l’émission, une fois que vous acceptez de rentrer au gouvernement, vous perdez votre statut d’opposant. Et le statut ordonne le président de la république de consulter l’opposition sur certaines questions de la vie de la nation.

Aguibou Sogodogo

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