Tiébilé Dramé, chef de file du PARENA: « Si nous n’arrivons pas à ramener la paix, n’allons-nous vers un report des élections ? »

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Tiébilé Dramé a livré les conclusions essentielles de ses analyses et de ses observations. Premier point : « le Mali vit une de ses heures les plus graves de son histoire millénaire. Jamais l’unité de notre pays n’a été menacée » avec la résurgence de la rébellion touareg aspirant à une partition du pays. Second point : la classe politique ne pouvait restée indifférente. D’où son implication réelle dans la recherche de sortie de crise à travers un plan  d’actions remis au président de la République AmadouToumani Touré. Troisième point : la réaffirmation du principe de non négociation de l’unicité du territoire national. Quatrième point : une pensée pieuse à l’endroit des victimes tant militaires que civiles. Une minute de silence a été observée pour le repos éternel de l‘ensemble des victimes  et des vœux émis pour le rétablissement prompt des blessés. Le chef de file du Parti pour la renaissance nationale  (PARENA) a trouvé les mots justes pour peindre un tableau triste. Qui du reste reflète la dure situation sur le terrain. Comme en atteste les images de ces « milliers de compatriotes  jetés sur les routes de l’exil. Cette guerre a fait des milliers de déplacés à l’intérieur du pays. Que dire de ces militaires fait prisonniers et exécutés froidement, les mains attachés au dos. » En dépit de son appel lancé aux rebelles de déposer les armes. Et ce dès le 18 janvier dernier, soit le lendemain de l’attaque perpétrée contre la ville de Ménaka, au nord –est  du pays.

Dernier point : les inquiétudes  sur la tenue des élections à bonne date. « Quand le pays brûle on ne s’occupe pas d’écurie. » Un vocabulaire imagé pour signaler que son parti a renoncé à tenir le Conseil national devant désigner son candidat à l’élection présidentielle  du 29 avril prochain ou décider d’une éventuel soutien de candidature. Pourquoi ne pas en faire de même : «  si nous n’arrivons pas à ramener la paix, n’allons –nous vers un report des élections ?  Est-il concevable d’organiser des élections dans une partie du territoire ? »Dans un contexte aussi lourd que celui-là « pouvons –nous nous payer le luxe d’élections contestée qui rajouteraient à la crise. »

Sans le dire explicitement, il désormais clair comme le jour que le chef de file du PARENA plaide pour le report des élections.

Yattara

 

 

 

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