Trois questions à… : Alphady Fadiga Samounou, représentant du parti Yéléma à Kayes

0
1

Lors de notre passage dans la Cité des Rails, nous avons approché le porte-parole des militants du parti Yéléma dans cette localité pour qu’il nous édifie sur la reconstitution locale de ce parti après la démission de quelques  responsables, partis soutenir un candidat indépendant.

Le Prétoire : vous êtes le représentant du parti Yéléma à Kayes. Peut-on avoir une idée de l’implantation de ce parti dans la localité ?

Alphady Fadiga Samounou : Je peux vous dire que le parti Yéléma est bel et bien à Kayes. Dans un premier temps, nous avons eu des difficultés après le départ de quelques membres. Mais actuellement, tout est rentré dans l’ordre et nous en remercions vivement le bon Dieu.
 
Le Prétoire : Le départ de ces ex-camarades n’aura-t-il pas un effet sur l’élection de votre candidat dans la région de Kayes ?
 
Alphady Fadiga Samounou 
: Je ne pense pas. Il faut tout simplement être sérieux dans tout ce qu’on fait dans la vie. La démission de nos amis est tout simplement liée à un problème d’argent. Est-ce qu’on quitte un parti sous le prétexte qu’il n’y a pas d’argent pour se présenter aux élections? C’est là toute la question. Le comble dans cette affaire, c’est que nos amis ont quitté le parti pour s’aligner derrière un indépendant. On crée un parti pour aller aux élections et non pour supporter d’autres partis politiques. Il y a eu du bruit autour de leur départ parce que les gens n’avaient pas assez d’information. Mais au fil du temps, tout le monde a compris la cause de leur départ et cela nous réconforte d’autant plus que d’autres sont venus nous rejoindre, grâce à une interview de Moussa Mara sur les antennes de la radio Sahel.  C’est lors de cette intervention que les militants ont compris la réalité qui se cachait derrière leur lettre de démission. Nous avons alors fait le tour de la région pour expliquer aux militants et sympathisants et cela a même permis à ceux qui n’ont jamais fait de la politique d’intégrer nos rangs.

 Le Prétoire : Quelles sont les stratégies que vous êtes en train de mettre en place pour hisser Moussa Mara à la magistrature suprême ?

Alphady Fadiga Samounou : Nous sommes tout d’abord fiers de se mettre derrière l’homme à cause de son programme. Il a vraiment de l’ambition pour son pays. Nous devons faire en sorte qu’il soit à la tête du pays après le scrutin du 29 avril 2012. Nous sommes en contact permanent avec les mouvements et surtout avec les associations féminines. Nous avons expliqué le programme de société de Moussa Mara qui semble être à la hauteur de ce que nous, la jeunesse, nous attendons.

Propos recueillis par Destin GNIMADI  
     
Valeurs sociales et religieuses
Les propositions du parti Yéléma

Les valeurs sociales et religieuses au sein de notre société sont d’une importance capitale en ce 21e siècle. Le président du parti Yéléma, Moussa Mara,  s’est prononcé sur ce sujet qui semble nécessaire pour l’harmonisation de la population. C’était lors d’une rencontre avec les hommes de média à l’hôtel Kamankolé Palace, le vendredi 13 janvier 2012, dans la Cité des Rails (Kayes).

Dans sa stratégie de conquête du pouvoir, le parti Yéléma entend mettre ses propositions à la disposition des Maliens et Maliennes pour un nouvel élan dans notre société. C’est dans ce cadre que le parti a initié des conférences de presse pour édifier l’opinion nationale en générale et celle de la région de Kayes en particulier. Cette initiative, qui en est à sa sixième édition, a permis de plancher sur le thème: «Les valeurs sociales et religieuses préservées pour une société harmonieuse et propice au progrès»


On notait, autour du président du parti Yéléma, Moussa Mara, les représentants du bureau du parti à Kayes, avec à sa tête, Alphady Fadiga Samounou. Il y avait aussi les membres du parti et les notables et sympathisants qui ont effectué le déplacement.
Le trémolo dans la voix, Moussa Mara, dans un premier temps, n’a pas caché la joie qui l’anime en se trouvant dans une salle archi comble pour la circonstance. Dans sa communication liminaire et avant de répondre aux questions des journalistes, le président du parti a axé sa communication sur la protection des valeurs, la promotion et l’encadrement juridique.


«Le Mali millénaire, celui dont nous sommes fiers et qu’on rappelle à chaque occasion, était un pays de civilisations, de grande organisation étatique avec la succession de plusieurs empires et royaumes ayant des racines profondément ancrées dans les valeurs intemporelles. Ces valeurs sont le creuset de notre société. Ces valeurs constituent encore aujourd’hui un des soubassements qui font que l’édifice Mali ne s’est pas encore affaissé face aux offensives du matérialisme véhiculés en grande partie par l’occident et par ce qu’on appelle la mondialisation», a déclaré Moussa Mara.
A en croire le conférencier, avec l’urbanisation croissante de la société, la promotion des technologies d’information et de communication véhiculant des valeurs individualistes et matérialistes, l’entrée de notre pays dans la modernité sans en maîtriser les tenants, le recul de la citoyenneté et du patriotisme au profit des avantages personnels, nos cultures et les valeurs qu’elles véhiculent reculent et tendent à disparaître.


«Prenons garde à ne laisser happer ce que nous sommes, en même temps que ce que nous avons par les vagues de la modernité et de la mondialisation qui constituent autant de menaces culturelles aujourd’hui que d’opportunités économiques demain», a-t-il souligné.


Selon lui, si le peuple le porte à la tête du pays, il entend prendre des mesures en perpétuant ces outils d’harmonie sociale dans le cadre d’une laïcité renouvelée qui ne sera pas contre les religions, mais collaborative avec elles. Il promet de formaliser cette collaboration à travers le corpus législatif en construction avec le soutien de tous les acteurs concernés, a souligné Moussa Mara.


Le président du parti Yéléma se propose, à travers ses réponses à la presse, de mieux outiller
la Brigade des mœurs et la Brigade
de protection de l’enfance ; de rendre plus désagréable l’ouverture des maisons closes, des hôtels de passe ; mieux encadrer les activités nocturnes exercées par les mineurs ; apprécier la possibilité de traquer les images obscènes ; lutter contre ces images et enfin alourdir les sanctions contre les comportements négatifs.
Destin GNIMADI  



NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.