Zoumana Tangara, secrétaire général de la CNAS : « La situation exige Zou »

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En marge de la visite que vient d’effectuer la CNAS dans le cercle de Barouéli, la direction du parti, en l’occurrence Zoumana Tangara, secrétaire général, entouré de quelques conseillers politiques, en présence de son candidat, Soumana SAKO, a bien voulu répondre à nos questions, notamment sur le choix du candidat, les objectifs du parti, la situation du Mali, entre autres sujets passés au peigne fin.

Le Prétoire : Soumana Sako vient d’être investi de la confiance de la CNAS- Faso Hèrè pour briguer la magistrature suprême. Quel sont les raisons et critères qui justifient votre choix ?

Zoumana Tangara : Je profite tout d’abord de l’occasion que vous m’offrez pour saluer les militantes et les militants d’avoir participé massivement au 1er Congrès Ordinaire de la CNAS-Faso Hèrè et à l’investiture de notre candidat, qui ont été sans conteste un événement marquant de la vie politique de notre pays. Par la même occasion  je remercie le Dr Soumana Sako pour avoir répondu favorablement à notre appel à candidature. Le choix de Soumana Sako  a été guidé par ses qualités intellectuelles et morales, ses qualités d’homme d’Etat,  son expérience en matière de gestion de l’Etat doublée d’une expérience internationale. Notre Candidat a fait preuve d’un engagement constant aux côtés du peuple, pour la défense de ses intérêts depuis le banc de l’école.

La situation actuelle  de notre pays commande de faire appel à un candidat de la trempe et de la carrure de Soumana Sako ; celui-ci est un homme de poigne, un grand organisateur et un leader dont la compétence, l’intégrité morale, le patriotisme, le sens élevé de la justice sociale, les qualités de visionnaire sont unanimement reconnus. Soumana  Sako a fait ses preuves au Mali et sur le plan international. Par sa capacité à rassembler les Maliennes et les Maliens de bonne volonté autour de ce qui nous grandit, il est le mieux indiqué pour relever les défis de l’heure.

 

Qu’entendez-vous par «situation actuelle de notre pay » ?

Comme vous le savez, la situation actuelle du pays est caractérisée par une insécurité grandissante non seulement au Nord mais sur l’ensemble du pays, la crise de l’école malienne dont les séquelles risquent d’être profondes pour notre pays si elle n’est pas traitée à temps, une corruption  endémique, la vie chère,  la perte de l’autorité de l’Etat et la rupture de la  confiance entre l’Etat et les populations, l’impréparation du secteur privé, le chômage des jeunes.

Quel regard portez-vous sur la classe politique actuelle ?

Permettez-moi de saluer et de remercier la classe politique pour avoir effectué le déplacement lors de la tenue du 1er Congrès Ordinaire de la CNAS-Faso Hèrè. J’ai confiance dans la capacité de la classe politique à dépasser les clivages partisans, à se hisser et à se mobiliser pour l’approfondissement de la démocratie pour faire face aux défis qui nous interpellent, à s’unir autour d’un Pacte Refondateur Global qui serve de socle solide et de tremplin pour un nouveau départ, le vrai, le bon, pour notre peuple.

En 1991, en acceptant le poste de Premier ministre de la Transition, votre candidat a renoncé à toute activité politique à l’époque. Qu’est ce qui motive son retour sur la scène politique nationale ? Est-ce parce qu’il est déçu de 20 ans du processus démocratique ?    

Notre candidat, au moment où il était physiquement loin du pays, n’a jamais été éloigné des préoccupations du peuple. Malgré le devoir de réserve qui s’imposait à lui, il a toujours réagi et donné son point de vue sur les grandes questions de la Nation. Pour ne pas avoir été mêlé ces derniers temps, de quelque manière que se soit, à la gestion du pays, Soumana Sako a les coudées franches: il est à même de reconnaitre et de renforcer ce qui a été accompli de positif, et de redresser les dérives et insuffisances constatées.

Quelle opinion avez- vous sur  deux des questions brûlantes de l’actualité nationale: le projet de révision  constitutionnelle et le projet de Code des personnes et de la famille, adoptés par l’Assemblée Nationale ?

En ce qui concerne le projet de réforme constitutionnelle, la CNAS-Faso Hèrè et son candidat n’ont pas fait mystère de leur position: nous pensons que cette réforme est inopportune, inutilement coûteuse et qu’elle constituera, si elle était adoptée, un  recul démocratique pour notre pays.

Par rapport au Code des personnes et de la famille, il me plait de rappeler que la CNAS-Faso Hèrè a été la première formation politique à regretter le manque de concertation qui a présidé à l’élaboration de la première mouture. A cet égard, nous nous réjouissons  que le Code, qui traite des questions majeures de société, ait fait l’objet d’une deuxième lecture.

La CNAS-Faso Hèrè croit toujours aux vertus de la concertation. Soucieuse du bien-être de la femme, la CNAS-Faso Hèrè reste attachée à nos valeurs culturelles positives de société, qui ne sont pas incompatibles avec la nécessaire émancipation de la femme.

Si votre candidat est élu Président de la République à l’issue de la présidentielle du 29 avril prochain, quelles seront ses cinq priorités pendant ses cent jours à la tête de l’Etat ?

Notre candidat, s’il est élu, s’attachera prioritairement pendant les cent premiers jours de son mandat à jeter les bases d’un règlement durable de la crise scolaire,  restaurer l’autorité de l’Etat et assurer la quiétude des citoyens sur l’ensemble du territoire en luttant contre l’insécurité, réviser les contrats miniers, mettre en œuvre le dispositif nécessaire pour enrayer la corruption, relancer l’économie nationale et assurer les créations d’emplois par la promotion de l’entreprenariat privé.

Ces actions, pour être efficaces, seront adossées à une politique vigilante de sécurité alimentaire.

Propos recueillis par Cheick TANDINA

PRESIDENTIELLE 2012

Des «Dô dugu » pour Soumana Sako

En fin de week-end dernier, le candidat de la CNAS, comme à son habitude, était dans le Mali profond pour prendre contact avec le peuple et lui expliquer les raisons de sa candidature à la future présidentielle. La région de Ségou était encore à l’honneur.

«Retrouvons ce qui nous grandit». En application de ce credo, le candidat de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS), Soumana Sako, à la tête d’une importante délégation du «parti du peuple» était dans le cercle de Barouéli (région de Ségou). Comme à son habitude, l’ancien Premier ministre a privilégié le contact direct avec le peuple dont il entend recueillir de vive voix les préoccupations. C’est dans cette optique qu’a été organisé un meeting populaire dans le village de Kamba. Mais avant d’atteindre sa véritable destination, le Docteur Sako a fait l’objet d’un accueil populaire, celui des grands jours, successivement à Barouéli, chef-lieu du cercle, et à Boidié. Si dans la première localité le candidat de la CNAS s’est limité à une courte halte sur son chemin, qui lui a néanmoins permis de s’entretenir avec le chef de village, le porte-parole des jeunes et la représente des femmes, lesquels lui ont assuré le soutien et l’accompagnement des onze communes du cercle, à Boidié il a eu droit à un véritable tour du propriétaire.  Accueil populaire par le chef de village entouré de ses conseillers et de tous les notables, visite à l’imam, et, surtout, rencontre mémorable avec ses parents dans le Vestibule de la grande famille SACKO. Il faut noter que ce patronyme a une importance particulière et déterminante dans toute cette zone constituée essentiellement des légendaires «Dô Dugu», les villages du Dô qui recèlent et gardent encore un grand pan de l’histoire des royaumes bambara.

Après cette historique escale, la délégation a mis le cap sur Kamba où elle a également été reçue, en grandes pompes, par des milliers de villageois qui ont suspendu toute activité pour accueillir comme «cela se doit, l’enfant du terroir». Car, comme l’ont dit les différents intervenants, Zou étant natif du village voisin de Nyamina (Région de Koulikoro), il échappe désormais à ce seul village pour être le fils d’un vaste ensemble, d’abord, ensuite, de la nation entière. Les deux premiers orateurs, le chef de village, Ladji Sacko, et le secrétaire général de la sous-section CNAS de Kamba, ont rassuré leur candidat: il est chez lui et peut compter sur le soutien de tous et de toutes, une population qui n’a pas d’autre choix que lui. Le maire de la commune rurale de Boidié, Lassana Sacko, qui a fait le déplacement de Kamba pour la circonstance, est aussi de cet avis et partage la conviction de ses prédécesseurs: en plus des 25 villages de sa commune, Soumana Sako peut compter sur le vote des villages des communes voisines que sont Barouéli et Nyamina. Pour le moment. Parce qu’ils comptent s’impliquer pour rallier toutes les communes de la région à la cause du «candidat du peuple». Il a, en outre, rappelé les liens et rapports culturels, historiques et séculiers qui existent entre Kamba et Nyamina, que seul un fleuve sépare.

Zoumana Tangara, secrétaire général de la CNAS, a rassuré les populations des Dô Dugu: le Docteur SAKO, le natif de Kamba et de Nyamina, homme d’Etat, est désormais investi d’une stature nationale pour mener une mission internationale au bénéfice du continent, conformément à la volonté du parti de réaliser une «Afrique solidaire». Mais pour que leur candidat arrive au sommet, il doit d’abord être élu. Un préalable à cette élection, c’est le vote massif. C’est pourquoi le secrétaire général de la CNAS a invité ses nombreux militants à se faire inscrire sur les listes électorales afin de bénéficier du précieux sésame qu’est la carte d’électeur.

La présentation du candidat et de son parcours sera fait par l’honorable Mamadou Kané, après l’intervention de Mohamed Abdramane Traoré, représentant du Front africain pour le développement (FAD) un parti qui a épousé la cause Sako.

Quant à Zou lui-même, il s’est appesanti sur les nombreuses tares et les dysfonctionnements qui gangrènent et handicapent le développement du pays. Des tares qui ont pour noms: la corruption, la délinquance financière, la gabegie, la mauvaise gestion, les solutions inadaptées aux problèmes locaux, la crise de l’école, l’insécurité, etc. Le ministre de l’Economie et des finances, le Premier ministre de la transition, le chef du Projet de renforcement des capacités des pouvoirs publics et du secteur privé des Etats africains, qu’il a été, sait de quoi il parle. Et sait aussi pouvoir relever les défis.

Avant de regagner Bamako, la délégation a rendu une courte visite aux autorités locales de Garana, un village voisin de Tamani, où elle a également bénéficié de tous les honneurs.

Cheick TANDINA.       

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