Chronique du web : Quel cru des médias sociaux pour 2017 ? (Tendances 2 et 3/7)

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Chronique du web : Quel cru des médias sociaux pour 2017 ? (Tendances 2 et 3/7)

La semaine dernière, nous avons entamé un périple exploratoire dans les dédales de ce que seront les médias sociaux en 2017. Cette semaine, nous poursuivons notre immersion dans ce labyrinthe à l’aide du fil d’Ariane que nous procurent des spécialistes du secteur. Ainsi, nous nous intéresserons d’une part à la tendance 2 qui confirme ce que tout le monde savait presque déjà, à savoir que les géants du web deviendront de plus en plus puissants, et d’autre part à la tendance 3 qui marque, quant à elle, un tournant majeur symbolisé par le début de la lutte contre les « fake news » (en français, rumeur ou fausses informations).

Les spécialistes sont unanimes : les géants du web seront de plus en plus puissants. Selon Michael Stelzner, CEO et fondateur de Social Media Examiner, les GAFA et autres géants du web ne feront que gagner en influence en 2017. Si vous êtes un lecteur un tant soit peu assidu de cette rubrique, vous savez sûrement que l’acronyme GAFA désigne les géants de la Silicon Valley que sont Google, Amazon, Facebook et Apple.  A côté de ces majors, d’autres jeunes loups aux dents tout aussi longues qu’acérées tentent de marquer leur territoire : Netflix, LinkedIn, YouTube, Twitter, Paypal… Ce sont les patrons de quelques-uns de ces mastodontes que le président élu des USA, Donald TRUMP, a rencontrés le mercredi 14 décembre dernier dans sa Tour, à New-York, pour faire la paix des braves, ceux-ci ayant majoritairement soutenu sa rivale démocrate, Hillary CLINTON.

Le Jeune Mark ZUCKERBERG (Facebook) et les patrons de Twitter ont été les absents remarqués de cette rencontre qualifiée de « constructive ». Notre spécialiste n’est pas à une formule-choc près : « L’autoroute de distribution de l’information aura des péages par lesquels devront passer les créateurs de contenu. Si vous voulez que votre contenu soit visible, vous devrez le publier sur les plateformes qui contrôlent ces péages ».  In fine, Michael Stelzner soutient que Google, Facebook, LinkedIn et autres encourageront les créateurs de contenu à ne pas mettre de liens vers du contenu extérieur. Ces grandes entreprises deviendront l’équivalent de l’Amérique en ligne des années 90, une espèce d’Hôtel California (Référence à la chanson culte des Eagles) où vous pouvez entrer mais ne jamais partir. Dans la même veine, Julie Albenque, créatrice de l’agence Webzako commente sur le caractère bientôt incontournable des investissements publicitaires sur les réseaux sociaux pour les marques en recherche de visibilité pour leur contenu : « L’investissement publicitaire sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, etc.) doit être désormais intégré dans la stratégie de communication et permettra d’atteindre des audiences peut-être plus qualifiées grâce au croisement de critères de ciblage de plus en plus fins ». On aura tous compris, le web du futur s’écartèlera entre les géants et les start-up, ces jeunes pousses qui investissent des niches et entendent y prospérer. La 3ème, tendance, nous l’annoncions, sera, sans conteste, celle dédiée à la lutte contre la rumeur sur les médias sociaux.

Le cas le plus emblématique qui a mis l’Amérique en émoi, au lendemain de l’élection de M. TRUMP, est cette rumeur folle relative à un réseau de pédophilie à partir d’une pizzeria de Washington (le Comet Ping Pong), dirigé par Hillary CLINTON herself. Dans un pays où la paranoïa est à fleur de peau, il n’en fallait pas plus pour que quelques individus pètent le plomb dont ce tireur de 28 ans, Edgard WELCH, débarquant dans cette pizzeria, déterminée à mener sa propre enquête et soucieux de protéger ses deux enfants de l’emprise de quelque prédateur. Aux dires des spécialistes, l’Amérique de Donald TRUMP sera permanemment sujette à ce genre d’«infaux » que de petits malins s’ingénuent à inventer. Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a dû faire face à une avalanche de critiques à l’encontre de sa plateforme et de son manque de contrôle sur les contenus qui y sont partagés. Même bilan sur Twitter après qu’un internaute, avec une communauté de quelques dizaines d’abonnés, ait répandu presque malgré lui une fausse rumeur à l’aide d’une photo montrant des bus transportant supposément des manifestants payés pour manifester contre Trump. D’où la prédiction de Rand Fishkin, fondateur de Moz, : “Je m’attends à ce que les plateformes des médias sociaux soient forcées de confronter certaines des conséquences du phénomène d’amplification qu’elles génèrent. Je pense tout particulièrement que Twitter va augmenter le nombre de ses fonctionnalités qui permettent de limiter les abus, et que Facebook va se concentrer sur le problème des « fake news », des fausses déclarations et des inexactitudes factuelles sur sa plateforme. Que nul ne soit donc surpris si, dans les mois à venir, les grosses plateformes durcissent leurs clauses sur la « netiquette », et introduisent d’autres types de sauts d’obstacles pour tenter de « contrôler » les intox, les rumeurs, les « infaux » et toutes autres formes de détournement de l’information qui pourraient créer le malaise, la peur-panique et autres mouvements de foule au sein de l’opinion.

Serge de MERIDIO

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