Que sont-ils devenus ? Djibril M’Bodge : La passion de l’audiovisuel

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Que sont-ils devenus ? Djibril M'Bodge : La passion de l'audiovisuel
Le président ATT répondant aux questions de Djibril M'Bodj en mars 1991 en présence de Zoumana Sacko

Pour exercer avec satisfaction un mĂ©tier ou une profession, il faut l’aimer et mĂȘme en avoir la passion. Il faut cultiver en soi l’envie de bien faire. C’est Ă  ce seul prix que se fera  la rĂ©ussite. Tel est le cas de notre hĂ©ros du jour pour la rubrique ” Que sont-ils devenus ? “. Il s’agit de Djibril M’Bodge. Nous  nous souvenons encore de cette voix grave sur les antennes de Radio Mali, dans les annĂ©es 1978 -1979, de RFI et d’Africa N°1 de 1983 Ă  1995. Mais aussi de cette silhouette du prĂ©sentateur attitrĂ© du journal tĂ©lĂ©visĂ© au tout dĂ©but de la tĂ©lĂ©vision au Mali, en 1983. Aujourd’hui, notre hĂ©ros savoure une retraite bien mĂ©ritĂ©e dans sa rĂ©sidence aux 300 logements de Garantibougou, Ă  Bamako, oĂč nous l’avons rencontrĂ©. Djibril M’Bodge nous conte son passĂ© et son prĂ©sent !

A l’Ă©poque, pas de tĂ©lĂ©, pas de radios privĂ©es, la seule station qu’on Ă©coutait partout dans le pays demeurait la Radio Mali. Certes, la jeune gĂ©nĂ©ration Ă©tait collĂ©e au disque ou phono, mais il y avait au moins dans chaque famille un transistor sur lequel on entendait les voix des Samba Guindo, Balla Moussa KeĂŻta, El hadj Bourama Coulibaly, Samba Sidibé  pour les avis et communiquĂ©s et les spots publicitaires.

Le journal parlĂ© Ă©tait l’affaire d’une gĂ©nĂ©ration de grands journalistes comme Daouda N’Diaye, Baba DagamaĂŻssa, Lamine Coulibaly, Djibril M’Bodge, AĂŻssata CissĂ©, Fatim SidibĂ©, Thiona Mathieu KonĂ©. Ils donnaient un goĂ»t Ă  la profession de journaliste et cultivaient en l’auditoire l’envie de les rĂ©Ă©couter tout le temps. Mais hĂ©las ! Ils ont disparu des Ă©crans radars. Certains sont dĂ©cĂ©dĂ©s, d’autres sont Ă  la retraite. Mais ce qui est incomprĂ©hensible et paradoxal, ces monuments de la presse parlĂ©e sont tombĂ©s dans l’anonymat total.

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… ici, Ă©changeant avec le prĂ©sident Alpha Oumar KonarĂ©

Baba Daga, aprĂšs avoir quittĂ© son poste de conseiller technique au ministĂšre des Finances, a passĂ© des annĂ©es Ă  la maison, sans ĂȘtre rĂ©affectĂ© dans un service Ă  l’Ortm. A l’image de Balli Idrissa Sissoko qui chĂŽme depuis qu’il a Ă©tĂ© relevĂ© de son poste de directeur gĂ©nĂ©ral de l’Ortm. Djibril M’Bodge a subi le mĂȘme sort. Thiona Mathieu KonĂ© et Lamine Coulibaly ont  prĂ©fĂ©rĂ© s’en aller.  Avec leur expĂ©rience, leur dextĂ©ritĂ©, leur amour pour la profession, ils auraient dĂ» ĂȘtre un pool de formateurs  pour la jeune gĂ©nĂ©ration. Surtout que la passion du service public est devenue le slogan de l’Ortm. Confier aujourd’hui un dĂ©bat tĂ©lĂ©visĂ© Ă  Djibril M’Bodge ou Ă  AĂŻssata CissĂ© donnerait un autre goĂ»t Ă  l’Ă©vĂ©nement.

Dans tous les cas, ces doyens de la presse parlĂ©e continuent leur vie dans le silence. A l’image d’un Djibril M’Bodge  que nous avons rencontrĂ© Ă  son domicile aux 300 logements de Garantibougou.

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… entrourĂ© de Tiona Mathieu KonĂ© (D) et feu Thierno Ahmed Thiam

Non Ă  la craie !

L’homme, ĂągĂ© aujourd’hui de 64 ans (il est nĂ© le 27 fĂ©vrier 1953) se dit passionnĂ© de radio comme la Voix d’AmĂ©rique, de voyages et de grandes rencontres. C’est pourquoi, dans sa tendre jeunesse, il dĂ©sirait l’une des trois professions : avocat, journaliste ou pilote. Mais comment ? Contre toute attente aprĂšs son bac, il est orientĂ© Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure en 1975, donc destinĂ© Ă  une carriĂšre d’enseignant. NĂ©anmoins,  Djibril M’Bodge a commencĂ© les Ă©tudes dans l’Ă©tablissement, mais disait Ă  qui veut l’entendre que son sĂ©jour est temporaire. Comme s’il prĂ©disait l’avenir. La mĂȘme annĂ©e, il entre, sur concours, au Cesti de Dakar, en compagnie de son ami Baba DagamaĂŻssa. Il y sortira trois ans plus tard, avec des temps de stages au quotidien national L’Essor en 1976 et Ă  la RTI en 1977.

Nanti du diplĂŽme du Cesti, spĂ©cialitĂ© audiovisuelle, Djibril M’Bodge retourne au pays et intĂšgre la Radio Mali en  juillet 1978, aprĂšs un passage Ă  l’Institut Français de Presse de Paris XI, et six mois au Centre audiovisuel de MontrĂ©al au Canada.

Ses tùches à Bozola : les reportages,  la préparation et la présentation du journal parlé.

Avec ses compagnons d’infortune, Baba Daga, Lamine Coulibaly, AĂŻssata CissĂ© et autres, il accompagne la naissance d’un bĂ©bĂ© Ă  Bozola, la tĂ©lĂ©vision nationale, qui Ă©met pour la premiĂšre fois le 22 septembre 1983, grĂące au guide de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi.

Djibril M’Bodge devient le premier rĂ©dacteur en chef de la tĂ©lĂ©, prĂ©sentateur attitrĂ© du journal tĂ©lĂ©visĂ© et correspondant permanent de RFI Ă  Bamako. Deux ans aprĂšs, il est propulsĂ© au poste  de directeur des informations de la tĂ©lĂ©. En 1985, il quitte les services de RFI pour Africa N°1 et ce, durant dix ans.

Trois ans aprĂšs la rĂ©volution du 26 mars et l’avĂšnement de la dĂ©mocratie pluraliste, le prĂ©sident de la RĂ©publique Alpha Oumar KonarĂ© avait besoin de ses compĂ©tences pour animer sa cellule de communication. Mais une telle fonction, en termes d’occupation et de temps, est incompatible avec un poste de correspondant. Le prĂ©sident Alpha a mis la forme. Il en parla Ă  Oumar Bongo afin d’Ă©viter une animositĂ© entre son ainĂ© et lui. Le vieux Gabonais donne son accord et les choses s’accĂ©lĂšrent. Djibril M’Bodge quitte  la station panafricaine en 1995  pour  Koulouba. Cinq ans plus tard, en  2000, il  dĂ©missionne  pour  exprimer sa dĂ©sapprobation face Ă  une nomination qui le mettait sous les ordres d’un novice de la communication.

Jusqu’en 2004 il n’avait aucune fonction, aucune occupation Ă  l’Ortm. Heureusement que le prĂ©sident Amadou Toumani TourĂ© le rĂ©cupĂšre pour l’envoyer Ă  l’ambassade du Mali Ă  Addis Abeba comme conseiller Ă  la communication. AprĂšs six ans dans la capitale Ă©thiopienne, Djibril M’Bodge regagne le pays en 2010, oĂč il plongera une fois de plus dans un chĂŽmage technique jusqu’Ă  sa retraite en 2015.

Face Ă  face avec Senghor

Ce qui aurait dĂ» ĂȘtre pour Djibril M’Bodge  un Ă©chec, un fiasco, un cauchemar, est finalement devenu l’un de ses meilleurs souvenirs. Encore Ă©tudiant au Cesti en 1976, son directeur de l’Ă©poque, Amadou Thiam, lui confia  l’interview du prĂ©sident sĂ©nĂ©galais LĂ©opold SĂ©dar Senghor. L’entretien devrait se passer en direct sur la radio nationale, depuis le palais prĂ©sidentiel. Pour la premiĂšre fois, ses pieds ont tremblĂ©. Parce que lui, Djibril M’Bodge, savait qui est Senghor : prĂ©sident d’un grand pays comme le SĂ©nĂ©gal,  homme d’Etat, un grand intellectuel, acadĂ©micien. Donc, il s’est dit que la premiĂšre rĂ©ponse de LĂ©opold SĂ©dar Senghor le bloquerait totalement et l’entretien serait un fiasco. Devant un tel complexe teintĂ© de frayeur, qu’est ce qu’il faut faire ? Djibril se rappelle encore de la maniĂšre dont il a pris son courage Ă  deux mains pour relever un dĂ©fi qui s’offrait Ă  lui. RĂ©cit : “Ce jour, j’Ă©tais perdu dans un cyclone de peur, d’incertitude et de complexe. A cƓur vaillant rien d’impossible, je me suis ressaisi en ayant Ă  l’esprit que seuls les grands Ă©vĂ©nements font les grands journalistes. ArrivĂ© au palais prĂ©sidentiel, je rĂ©alise l’interview avec une dextĂ©ritĂ© extraordinaire. De retour Ă  la radio, mon directeur me fĂ©licite et m’encourage. Ce jour a Ă©tĂ© un dĂ©clic pour ma carriĂšre. Rien d’autre ne pouvait m’effrayer. Je profite d’ailleurs  pour Ă©voquer l’un de mes meilleurs souvenirs aussi. C’est l’entretien que le prĂ©sident Thomas Sankara m’a accordé  Ă  Ouagadougou lors  d’un sommet de la Ceao, en 1986. Malheureusement, un an aprĂšs, il sera assassinĂ©. Cela m’a beaucoup marquĂ© dans ma carriĂšre de  journaliste “.

Autre bon souvenir, c’est la couverture mĂ©diatique, en 1992, du procĂšs crimes de sang, du gĂ©nĂ©ral Moussa TraorĂ©, de son gouvernement et des membres du Bureau exĂ©cutif central (BEC). C’est un procĂšs qui a rassemblĂ© des dizaines de journalistes Ă©trangers Ă  Bamako. Mais la radio Africa N°1 s’est rĂ©servĂ©e d’envoyer un reporter pour couvrir l’Ă©vĂ©nement, parce que les responsables de la station panafricaine ont  estimĂ© qu’avec  la prĂ©sence sur place  de Djibril M’Bodge, Africa N°1 sera au cƓur de l’Ă©vĂ©nement. Effectivement, tout s’est bien passĂ©.

Nous avons encore en mĂ©moire ses commentaires Ă©mouvants  sur Mme le procureur gĂ©nĂ©ral Manassa Dagnoko. Celle-ci venait de faire un rĂ©quisitoire de cinq heures d’horloge pour assoir son accusation contre Moussa TraorĂ© et autres.

Cette marge de confiance et de considération de ses anciens collaborateurs  de la radio Africa N°1 a beaucoup marqué notre héros.

La carriĂšre de Djibril M’Bodge fut aussi parsemĂ©e d’embĂ»ches. En plus des sanctions disciplinaires Ă  l’interne, il s’est dit injustement frappĂ© en 1989  par une dĂ©cision en haut lieu, qui demandait son exclusion de la Fonction publique. Et cela suite Ă  un reportage sur le Maroc. Les  autoritĂ©s  algĂ©riennes se sont plaintes  de l’Ă©lĂ©ment diffusĂ©. Mais, son ministre de tutelle, Mme SidibĂ© AĂŻssata CissĂ©, s’est opposĂ©e Ă  cette dĂ©cision et a prĂ©fĂ©rĂ© quitter le gouvernement. MalgrĂ© tout, Djibril M’Bodge n’Ă©chappera pas. Il Ă©copera d’une suspension de six mois. Cet incident fait partie des mauvais souvenirs  de sa carriĂšre de journaliste.

Les anecdotes

Bougies secourables : On ne saurait faire trois dĂ©cennies dans une boite comme l’Ortm sans avoir des anecdotes. Djibril M’Bodge se rappelle comme si c’Ă©tait hier,  avoir prĂ©sentĂ© le journal Ă  la radio avec la lumiĂšre de bougies allumĂ©es pour la circonstance. Cela se passait chaque fois qu’il y avait coupure de courant. Le studio Ă©tait  alimentĂ© par la  batterie, les Ă©metteurs connectĂ©s au   groupe Ă©lectrogĂšne. L’auditoire ignorait tout des remues mĂ©nages dans la cabine. Il savourait le journal sans se rendre compte que le gĂ©nĂ©rique Ă©tait souvent  mis Ă  profit pour rallumer des bougies qui s’Ă©teignaient en arrangeant les feuilles du journal parlĂ©.

On exĂ©cute : Avec le temps, la passion du mĂ©tier est devenue  la passion du service public Ă  Bozola. Il se rappelle aussi qu’un jour, au moment oĂč il cherchait un moyen de programmer une  longue interview du prĂ©sident Moussa TraorĂ©, son directeur (aujourd’hui un homme politique), est venu lui dire qu’avec le prĂ©sident, on ne rĂ©flĂ©chit pas, mais on exĂ©cute. C’est une façon de dire que la radio et la tĂ©lĂ© d’Etat ont leurs  exigences.

C’est lĂ  oĂč Djibril M’Bodge pense qu’un journaliste  peut frĂ©quenter  les politiciens, mais ne doit pas ĂȘtre un homme politique.  C’est pourquoi, il n’a jamais militĂ© dans un parti politique.

Bruits de bottes : Autre anecdote, le 26 mars 1991, tranquillement couchĂ© Ă  la maison, aux environs de 4 heures du matin, des militaires armĂ©s  sont venus taper Ă  sa porte. Avant qu’il ne comprenne, Djibril M’Bodge dit avoir perdu son sang-froid. Parce que la situation Ă©tait confuse, et apercevoir des militaires armĂ©s n’Ă©tait pas quelque chose de rassurant. AprĂšs les salutations d’usage, le chef de l’opĂ©ration l’informa qu’ils sont venus le chercher  sur ordre de feu Kafougouna KonĂ©. Et cela pour rĂ©aliser la premiĂšre interview du prĂ©sident du Conseil de rĂ©conciliation nationale, le lieutenant-colonel  Amadou Toumani TourĂ© qui s’est emparĂ© du pouvoir. Avec ces propos, il a retrouvĂ© ses esprits et son courage. En cours de route, il tentait par tous les moyens de vaincre la peur et construisait dans sa tĂȘte le questionnaire.

L’honneur de trop ? : ArrivĂ© Ă  l’Ortm, Djibril M’Bodge s’installe avant l’arrivĂ©e d’ATT. Mais pas dans la tranquillitĂ©, parce que les commandos parachutistes, trĂšs excitĂ©s, cherchaient plutĂŽt à  sĂ©curiser  les lieux. Ils se passaient des grenades, des cartouches de balles. Tout cela dans une atmosphĂšre tendue. Il s’est  posĂ© la question de savoir s’il  n’y laissera pas sa peau ? Entre temps, ATT et tout son cortĂšge arrivent pour la premiĂšre interview qu’il a eu l’honneur de  faire avant mĂȘme qu’il ne lise, Ă  6 heures du matin Ă  la radio nationale, le premier communiquĂ© qui a consacrĂ© la chute du rĂ©gime de Moussa TraorĂ©.

La magie des Ntic

La rĂ©volution de la technologie et du numĂ©rique constitue le seul facteur pour comprendre qu’on ne saurait faire une comparaison entre le passĂ© et le prĂ©sent Ă  l’Ortm.

Dans le temps, les journalistes n’Ă©taient pas habillĂ©s, contrairement Ă  aujourd’hui. Le groupe des Lamine Coulibaly, Baba Daga, Baba DjourtĂ© et Djibril M’Bodge Ă©tait constituĂ© de vrais copains qui se rivalisaient dans la convivialitĂ©. Ils passaient  ensemble au grand marchĂ© pour se payer des costumes Ă  la friperie. Ils les repassaient pour ensuite les placer dans un coin du bureau. Le soir, au moment de prĂ©senter le journal tĂ©lĂ©visĂ©, l’orateur du jour ĂŽtait seulement son boubou, pour se brayer sur le pantalon du Bazin.

Comment cela pouvait-il passer inaperçu? Djibril M’Bodge dit que seuls le costume et la cravate Ă©taient visibles, le bas Ă©tait cachĂ© par la table. Autre particularitĂ© Ă  leur temps, depuis le matin le journaliste qui devrait prĂ©senter le journal se mettait Ă  la tĂąche pour Ă©viter de perdre le bout du fil, au  moindre geste. Aujourd’hui, avec  la tĂ©lĂ© prompteur (ils lisent le texte sur une bande qui dĂ©file devant leurs yeux), les jeunes ne fournissent pas assez d’effort. C’est pourquoi d’ailleurs, certains ont des difficultĂ©s pour lire un communiquĂ© tombĂ© en plein journal.

Depuis le 31 DĂ©cembre 2015, Djibril M’Bodge a fait valoir ses droits Ă  la retraite. Mais, il est convaincu que le journaliste est comme ce mĂ©decin, cet ingĂ©nieur, ce vĂ©tĂ©rinaire qui se promĂšnent avec  leurs expĂ©riences, et qui peuvent les partager Ă  tout moment et partout oĂč ils passent. Pourvu qu’ils soient mis en valeur.

Il consacre son temps aux cours de journalisme qu’il dispense Ă  l’Ispric, Ă  regarder la tĂ©lĂ©, et Ă  frĂ©quenter  la mosquĂ©e. C’est quand mĂȘme regrettable, sinon incomprĂ©hensible que Djibril M’Bodge ne soit pas retenu pour diriger ou occuper un poste Ă  la  Haute AutoritĂ© de la Communication (HAC). Les choix du prĂ©sident de la RĂ©publique ou de l’AssemblĂ©e nationale auraient dĂ» porter  sur lui, eu Ă©gard Ă  son  expĂ©rience et au fait qu’il a consacrĂ© toute sa vie Ă  la radio et Ă  la tĂ©lĂ©. Dommage !

Cependant, deux faits l’ont socialement marquĂ©s et demeurent un rĂ©confort moral qu’il n’oubliera jamais : en 2015, Bally Idrissa Sissoko, Ă  l’Ă©poque directeur  gĂ©nĂ©ral de l’Ortm, lui a fait l’honneur de l’envoyer Ă  la Mecque.

DeuxiĂšmement, rĂ©cemment quand il Ă©tait malade, l’ancien Premier ministre, Modibo KeĂŻta, l’a Ă©vacuĂ© en Tunisie pour y suivre un traitement digne de ce nom.

Au moment de le quitter le doyen Djibril M’Bodge a tenu Ă  nous donner un conseil en citant une pensĂ©e  d’Einstein “N’essayez pas d’ĂȘtre un homme Ă  succĂšs, essayez plutĂŽt d’ĂȘtre un homme qui a de la valeur”.

O. Roger Sissoko

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6 COMMENTAIRES

  1. Ce qui arrive Ă  Djibril est le sort reservĂ© Ă  chaque cadre malien, y compris nos prĂ©sidents, 1ers ministres, ministres, etc. C’est ça le Mali et c’est en raison de ce qui prĂ©cĂšde que les gens sont peu Ă  respecter la chose publique.

  2. O. Roger, moi je ne me casse pas la tĂȘte pour retrouver ces anciens de l’ORTM, je fais un petit tour au CERCLE MESS DES OFFICIERS et …… les voilĂ  !

    • 😀😀😀😀😀😀😀😀 😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀

      DORTMUNDER, tu es un romancier Hassidi qui a du dire la mĂȘme chose quand la bande des Issiaka SIDIBÉ, Karim KEÏTA, Moussa MARA Ă©tait au HADJ passĂ© mais tu dois comprendre que la MECQUE est pour tous.

      😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀😀

      • Heureusement que t’es mon ancien ici mon cher #Yugu. En tout cas saches que moi je refuse de partager la mĂȘme religion que des rats de bars qui ont tous contribuĂ© a faire du Mali ce qu’il est aujourd’hui. Et cela inclut la pire espĂšce de piranhas que t’as citĂ©.

        Bon Ramadan tt mm

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