Justice et médias : Un partenariat nécessaire pour promouvoir l’état de droit

Une cinquantaine de journalistes de la presse écrite et audio-visuelle, venus de Bamako et des régions, ont pris part à une session de formation sur la justice qui s’est déroulée du 21 au 23 dernier à l’Institut de formation judiciaire Me Demba Diallo de Bamako.

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Une cinquantaine de journalistes de la presse écrite et audio-visuelle, venus de Bamako et des régions, ont pris part à une session de formation sur la justice qui s’est déroulée du 21 au 23 dernier à l’Institut de formation judiciaire Me Demba Diallo de Bamako.

La rencontre a été initiée par le ministère de la Justice en collaboration avec l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP). L’objectif recherché était d’aller au contact d’un corps étranger mais nécessaire à la bonne compréhension de la justice. Il s’agissait aussi de sensibiliser les journalistes sur les priorités du département de la Justice parmi les quelles la lutte contre la corruption et la délinquance économique, la lutte contre les violences conjugales, l’insécurité routière et bien d’autres maux qui gagnèrent notre société.

Pour le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Seaux, Me Mamadou Ismaël Konaté, cette formation est d’une grande importance pour qui connaît l’alliage  nécessaire entre  médias et justice.  Il s’agit, selon lui, de deux corps de métier qui jouent les mêmes rôles, et qui sont très souvent assujettis aux mêmes critiques.  Le souci du ministre de la Justice, qui est d’ailleurs celui de tout lecteur, est de lire des articles de presse, plus précisément des chroniques judiciaires dans les quelles il n’y a aucune confusion entre les différents termes juridiques comme c’est actuellement le cas dans les journaux de la place. « Pour donner aux décisions de justice tout leur sens et les rendre compréhensibles du public, il faut qu’elles soient largement commentées. Et pour mener à bien cet exercice, encore faudra-il connaître les méandres de la justice », a souligné le Garde de Sceaux.

C’est à ces soucis auxquels les différents conférenciers ont largement répondu en décryptant de façon méthodique les thèmes inscrits au programme de cette session : l’organisation judiciaire au Mali, les acteurs de la justice, le procès civil et pénal, justice et droit de l’homme ou encore la traite des personnes.

Ainsi, la vision du département de la Justice est de diffuser et expliquer la loi pour prendre en compte le besoin d’information de nos populations. L’ouverture prochaine à Sikasso du procès de l’ancien putschiste, Amadou Aya Sanogo, est entre autres sujets brûlants sur lesquels le ministère de la Justice entend bien informer les populations. A ce sujet, Mamadou Ismaël Konaté a invité les confrères à couvrir l’événement et a promis de primer les meilleurs articles qui en seront publiés.

Le président de l’ASSEP, Birama Fall, a convié les hommes de médias à appliquer dans les faits ce qu’ils ont appris pendant cette session. Il les a invités à ne pas considérer la justice comme un monstre mais plutôt un partenaire avec le quel il faut améliorer la démocratie et l’état de droit au Mali.

L. ALMOULOUD

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