Radio Kayira : 24 ans au service de la liberté et de la démocratie

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La Radio privée Kayira, la voix des Sans Voix, a soufflé ses 24 bougies, le 19 juin 2016. A l’occasion de cette journée, la direction de la radio Kayira a organisé une  conférence sur le foncier. Plusieurs victimes des spéculations foncières ont assisté à ladite conférence, animée par l’honorable Moussa Coulibaly. Les victimes pointent un doigt accusateur sur les juges, les maires et certains agents de l’administration.

Le Réseau de communication Kayira compte aujourd’hui dix (10) radios FM à travers le pays. Pendant vingt-quatre ans, Kayira a été un centre de formation pour les jeunes journalistes et animateurs de la place.

La grande satisfaction du Réseau radio Kayira est que la plupart des journalistes et animateurs-vedettes de beaucoup de journaux et de radios de Bamako ont fait leur baptême de feu à la radio des Sans Voix. Parmi lesquels on peut citer : Boukary Daou (directeur du journal Le Républicain), Oumou Diarra dite Djèma (Chaîne 2), Ibrahim Djonkoloni Coulibaly (Chaîne 2), Fousseyni Diarra dit Foussoukou (ORTM), Amidou Diarra dit Dragon (radio Klédu), Adama Diarra dit Vieux Blé (Fréquence 3), Bandiougou Tounkara dit Djougous (Maliba FM), Ramata Dia (directrice de radio Guintan FM, la Voix des femmes), Dramane Djibo (Guintan FM, la Voix des femmes), Amadou Maïga (radio Liberté), Dieudonné Dakouo (directeur de la radio Jèkafo), Fousseyni Kéita dit Sadam (Jèkafo), Guedjoul Camara (Jèkafo), Yaya Coulibaly dit Yascoul (radio Nassiraoulé), Tiécoura Goïta (Mikado FM, radio de la MINUSMA).

Nul doute donc que la radio libre Kayira a marqué de son empreinte indélébile la marche de la démocratie en République du Mali, rien que par la formation de ces nombreux hommes de presse. Aussi, si l’on ne peut arrêter la roue de l’histoire, il faut simplement dire qu’en dépit de la boulimie des gouvernements successifs de la 3ème République, la radio Kayira retentit de plus en plus fort et chaque jour plus loin dans le cœur des amis et de ses ennemis.

Force est donc de constater que rien ne peut casser l’élan révolutionnaire et patriotique de la radio des Sans Voix. Cette vérité nous rappelle l’enseignement historique d’une éminence grise allemande selon laquelle : «Lorsque  la presse révolutionnaire s’empare des masses populaires, elle devient une force matérielle irrésistible.»

Contre vents et marrées, parce que faisant sienne les préoccupations profondes de son peuple, Kayira vivra tant qu’il y aura des partisans de la vérité. Joyeux anniversaire !

Fatou CISSE

 

 

24ème ANNIVERSAIRE DE RADIO KAYIRA

«La Voix des Sans Voix» retentit chaque jour plus fort et plus loin

Pour soutenir et pérenniser les acquis de la lutte héroïque du peuple travailleur du Mali, des hommes et des femmes ont mis ensemble leur cœur et leur esprit pour mettre au point un puissant moyen de communication qu’est la Radio libre Kayira. C’était un 19 juin 1992. Un comité de gestion s’est constitué pour le besoin de la cause. Entre autres membres de ce comité l’on peut citer : Cheick Oumar Sissoko (Président), Rokia Sanogo, le professeur Many Camara (secrétaire  administratif, Oumar Mariko.

Il faut rappeler ici que cette radio a traversé moult zones de turbulences sans fléchir un instant parce que ses serviteurs étaient et restent convaincus que la vérité finit toujours par triompher, n’en déplaise aux fossoyeurs du peuple malien !

Pour commémorer ses vingt-quatre (24) ans d’existence, le réseau de Communication Kayira a organisé à son siège une conférence-débat sur le thème : «Problématique du foncier au Mali : proposition de pistes de solution».

A la table de conférence étaient présents : Me Mariam Diawara (avocate au barreau de Bamako, au service des citoyens brimés), Oumar Mariko (l’un des fondateurs de radio Kayira, député à l’Assemblée nationale du Mali), Moussa Coulibaly (député chargé des Affaires foncières et domaniales à l’Assemblée nationale, élu en commune VI du district de Bamako), Bourama Tidjane Traoré dit Bananzolé Bourama (député de Kati résident à Oueléssebougou). La table de conférence a été rejointe par le représentant du ministre des Affaires foncières et des Domaines de l’Etat en déplacement.

Par la présence de son représentant, le ministre Bathily a signifié qu’il fait cause commune avec tous ceux qui se battent pour la protection et la sauvegarde de la propriété terrienne des citoyens.

C’est l’honorable Oumar Mariko qui a présenté le thème de la conférence-débats. D’entrée de jeu, Mariko a dit à qui veut l’entendre que la démocratie ne réside pas dans la multitude de médias mais dans le bien être socioéconomique, politique et culturel des masses laborieuses, toute chose qui constitue la raison d’être de radio Kayira, la radio des Sans Voix.

Dans la brève introduction, le député de Kolondiéba a estimé devant les auditeurs que le changement est un impératif catégorique qui ne peut pas ne pas se produire au Mali. Comme pour que ce changement à l’avantage du peuple malien pour lequel il n’a cessé de se battre est inévitable.

C’est alors que le conférencier principal, l’honorable député de la commune VI, Moussa Coulibaly, a souhaité à toutes et à tous la bienvenue à cette rencontre sur un sujet particulièrement sensible parce que tout chant à la grosse épine qui agace la quasi-totalité des masses populaires de notre pays. La mobilisation générale constatée est à l’image de l’intérêt fondamental que les citoyens accordent à la gestion foncière et domaniale dans notre pays.

  1. Coulibaly a d’abord expliqué que les biens sont de deux sortes : immobilier et mobilier. Il a ensuite porté à la connaissance de l’auditoire que le colonisateur français a imposé à notre pays un code domanial depuis 1906. Ce code, poursuit-il, a été confirmé en 1912. Ce n’est que plus tard en 1925 que le droit coutumier fut reconnu par le colonisateur français.

L’honorable député n’a pas manqué de préciser que le code domanial n’est pas adapté à nos réalités. Il a ensuite fait savoir que le permis d’occuper a pratiquement disparu de la circulation depuis 2002. Après une explication de ce que l’on appelle «Loi Hamidou Diabaté», Moussa Coulibaly a dit avec insistance, au regard des graves problèmes nés de l’application de ladite loi, que «Si la Loi Hamidou Diabaté n’est pas abrogée, c’est la guerre civile». M. Coulibaly a dit que les dégâts dans la gestion du foncier au Mali n’ont jamais été aussi dramatiques que sous la transition.

De son côté, l’honorable député Bourama Tidjani Traoré a dit que bien de députés ne sont pas corrects vis-à-vis de la nation malienne. Se tournant du côté des juges, il a dit que lorsqu’un juge se construit des maisons à étage, il se nourrit de malversations et de magouille aux dépens de masses travailleuses.

Répondant au conférencier principal qui a rendu hommage aux femmes députés siégeant à l’Assemblée nationale, Me Mariam Diawara a dit qu’elles ne sont pas toutes à louer, loin s’en faut. Notamment, elle a cité Mme Diallo Aïssata Touré et Mme Haïdara Aïssata Cissé dite Chato.

En conclusion, il faut dire que la situation de paix se dégrade chaque jour davantage sur fond de gestion opaque du domaine foncier en République du Mali. La seule évidence est et reste que le peuple reprendra ses droits et tous ses droits sur la terre de ses ancêtres.

Pour son dernier mot, Oumar Mariko a dit que la bataille est engagée pour la mise au point de la télévision Kayira.

Bon vent à Kayira et longévité à ses serviteurs.

Fodé KEITA

 

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