Affrontements entre Internes du CHU Gabriel TOURE et Forces de l'Ordre

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Pour se faire entendre et attirer l’attention de l’opinion publique nationale sur leurs revendications, les internes ont décidé hier de prendre des mesures qui, jusque là, ont été évitées. Il s’agissait de bloquer les issues de l’hôpital Gabriel Touré et interrompre la circulation aux alentours du centre hospitalier. Mais dans un souci de respect de l’éthique, les révoltés étudiants rendaient l’accès libre à tous les patients. Hélas ! Après une intervention musclée des forces de l’ordre, trois internes ont été gravement blessés.

près plusieurs semaines sans issue favorable, nombreux étaient les observateurs qui estimaient que la crise, qui oppose les internes de l’hôpital Gabriel Touré au département de tutelle, allait dégénérer. Il n’a pas fallu longtemps pour voir ce pressentiment se réaliser. Car hier, suite à une tentative, des révoltés étudiants de la médecine, à se faire entendre, les grévistes se sont vus molester et sévèrement séquestrer par les forces de l’ordre. Un accrochage qui a fait trois blessés dont un grave avec fracture du crâne et du thorax.

Aux dires du porte-parole des internes, Eler Tabet, dans le cadre des négociations et de tentative de sortie de crise, une rencontre a regroupé jeudi dernier les internes et l’administration du ministère de la santé. Face au refus des étudiants de revenir sur le point qui concerne leur salaire quotidien journalier qui ont été augmenté à 500f au lieu de 120f qu’ils perçoivent présentement, le ministère a alors décidé de considérer toutes les autres revendications comme caduques. Même celles qui avaient déjà été acceptées et qui connaissent un début d’exécution. Notamment l’injection des étudiants contre l’hépatite " B ". C’est exactement ce radicalisme qui a jeté l’huile sur le feu.

Quant au secrétaire à l’information du comité AEEM de la FMPOS, Massedou Traoré, cette subite recrudescence de la crise était dans l’intention de montrer aux populations la place qu’occupent les internes dans la bonne marche de l’hôpital Gabriel Touré. " Tout ce qui se passe ici est rendu possible grâce aux efforts des internes. Du début des consultations jusqu’à la fin vous trouverez des internes. Dans tous les pavillons, vous trouverez que des internes ardus et dévoués pour la cause des patients. Mais ces internes sont traités avec toutes les bassesses du monde.

Imaginez, lorsqu’un gardien laisse entendre qu’il peut prendre en charge avec son salaire plus de cinq internes. Je pense que vous constatez facilement l’écart qui existe entre le salaire d’un interne et celui d’un gardien. "

Ce qui est sûr, si l’on s’en tient aux propos du secrétaire général, Joseph Sagara, à sa sortie des services des urgences, la bataille est loin d’être terminée. " Chers camarades, après vous avoir remercié pour votre soutien, je me force de vous dire que l’heure n’est point au recul. Après ce qui vient de se passer, sachez que le fait de baisser le flambeau serait synonyme d’échec pour nous. Cette lutte qui vient de commencer ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Nous nous sacrifierons et même s’il faut notre âme pour atteindre l’objectif que visé. " Tels sont les propos de Joseph, après qu’il ait été correctement bastonné par les forces de l’ordre. Après plusieurs heures, les étudiants de la FMPOS ont tenu une assemblée générale devant l’ENI et ont décrété 48h de brève.

Rendez-vous est alors pris pour mercredi pour une nouvelle assemblée générale. Cette situation qui n’a que trop durée, est une preuve palpable de la carence que manifeste Mme Zeinab Mint Youba dans la gestion du département de la Santé.

Mais ce qui est embarrassant c’est le maintien de cette dame aux commandes de ce même département, malgré qu’elle s’est fait distinguer par son incompétence et sa légèreté. Malheureusement, le figuralisme qui est son fort est entrain de fouler aux sols le devenir du secteur de la santé.

Ousmane KONE

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