HOPITAL DE SIKASSO: ‘’Tant pis pour les malades’’

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Suite à un de nos articles sur le trafic illicite de sang à l’hôpital de Sikasso, nous avons reçu la réaction du directeur régional, le docteur Mamadou Dolo. Réaction dans laquelle il nous a demandé de l’aider dans l’assainissement du secteur sans toutefois démentir ce que nous avions écrit.
Mieux, il reconnaît avoir enregistré quelques plaintes de la part des patients. Des plaintes qui l’ont poussé à prendre des sanctions contre les fautifs et des dispositions pour le bon fonctionnement de son établissement. Ces nouvelles dispositions ont braqué des agents et même le syndicat contre lui. Ces derniers pensent qu’il met les patients au-dessus des travailleurs.
Il n’ y a pas que le trafic du sang qui gangrène l’hôpital de Sikasso. Il y a autres pratiques peu orthodoxes qu’on y rencontrait, à savoir le rançonnement des femmes par certaines sages-femmes dont une a été d’ailleurs sanctionnée. Il y a également des manœuvres qui ramassent des gangs usés pour les laver et les donner à des agents pour être vendus aux patients. Quel scandale et quel danger pour la santé ?
Le Dr Dolo, médecin par amour du métier, fils d’agent de santé, lance un appel pressant afin qu’il démasque tous ceux qui s’adonnent à des pratiques à l’encontre du précieux serment qu’ils ont prêté : il faut soigner et non blesser.
La vision actuelle de l’hôpital
L’arrivée à la tête du ministère de la santé de Mme Maïga Zeïnab Mint Youba a été salutaire. Ne serait-ce que pour le visage actuel qui a été donné aux grands hôpitaux publics. De l’hôpital CHU de Gabriel Touré en passant par l’hôpital du Point G et autres hôpitaux de Kati et Sikasso, partout où on passe, on sent un vrai changement, surtout par rapport à la propriété. Les cours sont propres et les toilettes aussi. Au revoir vraiment les odeurs nauséabondes qui suffoquaient les malades et aggravaient même les maladies. Malgré tout, il reste beaucoup à faire face aux brebis galeuses qui ont comme jeu favori de brader leur précieux serment Hippocrate contre de l’argent. ‘’Tant pis pour les malades’’ est leur devise.
Dans la capitale du Kénédougou, l’aspect de l’hôpital fait que les patients sentent déjà un soulagement face à la propriété relative à une bonne organisation. Toute chose que les responsables de l’hôpital doivent garder pendant longtemps.
La section ophtalmologique : une structure très bien organisée
Fréquentée à 80 % par les personnes âgées, voilà une section où il faut tirer un coup de chapeau avec le travail remarquable du Dr Coulibaly, le major Camara et ses stagiaires tchadiens. Ils font correctement leur travail avec gaieté, dans une assiduité et une ponctualité totale.
Maïmouna Danioko

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