Hôpital de Sikasso: comment un bébé est mort par négligence du personnel

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L’hôpital de Sikasso fait parler de lui. Un nouveau-né vient d’y mourir par négligence du personnel sanitaire. En effet, après l’accouchement de la dame Ahoua au centre de santé de “Mancourani 1” à Sikasso, l’enfant a connu des problèmes respiratoires. Il n’arrivait pas à pousser ses premiers cris. Sur instruction de l’infirmière principale du centre, le nouveau-né est évacué à l’hôpital de Sikasso.

Dimanche 30 avril, vers 20 h, le patient est pris en charge par Madame TOURE du service de pédiatrie. Les premières ordonnances sont payées. Après administration des premiers soins et grâce au dévouement de Madame Touré, l’enfant pousse pour un premier cri, au grand soulagement de la famille. Malheureusement, ce soulagement sera de courte durée car la bouteille d’oxygène qui alimente les poumons du bébé se vide peu à peu au milieu de la nuit. Avant que l’oxygène ne finisse totalement, l’infirmière de garde, Mme TOURE,  appeler au moins 20  fois un membre du personnel médical chargé, à titre exclusif, de remplacer la bouteille d’oxygène. L’intéressé reste injoignable. L’enfant finit par décéder pour défaut d’oxygène. En témoigne un certificat de décès que nous nous sommes procuré. Quelques minutes après ce décès, un autre enfant mourra pour la même cause.

La famille du défunt, très éplorée, se rend chez le directeur de l’hôpital afin de se plaindre. Elle dit avoir été  très bien accueillie par ce responsable qui lui leur a demandé un temps d’enquête pour situer les responsabilités. Lundi 2 avril, le corps du bébé a rendu à la famille et mis en terre. Le directeur de l’hôpital, son adjoint et le chef du service de pédiatrie sont allés présenter leurs condoléances à la famille; ils ont promis des sanctions contre les personnes fautives. On attend la suite…

Abdoulaye Koné

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4 COMMENTAIRES

  1. La culture de l’irresponsabilité ayant atteint un niveau irréparable dans notre pays, ayant insidieusement infecté tout même les hôpitaux, les failles tendent de plus en plus vers une simplicité horrible! Les erreur et les bavures ne sont plus complexes; elles sont aussi simple que faillir a maintenir l’oxygène au souffle d’un bébé malade. Ici il s’agit d’un crime abominable de la part de l’hôpital de Sikasso. Umm ha!!! Donc les clés des boites d’oxygène sont alors confiées a une seule personne irresponsable et injoignable (qui ne sait pas a quoi il a affaire comme enjeux dans son boulot…qui serait peut-être couché avec une femme pendant un bébé cherche l’air)…????

  2. les populations souffrent face au non professionnalisme des commis de l’Etat, surtout dans les services socio-sanitaires. Le cas de Sikasso mérite un temps soit peu une attention particulière des autorités sanitaires et administratives. L’arrogance, l’égoïsme et l’inconscience se conjuguent pour donner une sombre perspectives à un développement et épanouissement dans un milieu où le de dans voir vous a fait habiter.
    La prise en charge des patients est un grand problème les hôpitaux et structures sanitaires avec 5 étoiles pour Sikasso sous l’oeil fermé de ceux qui ont pour mission de soulager la souffrance des maliens.
    Il est clair qu’au Mali on sait bien jouer aux sapeurs pompiers quand le feu est à la maison mais jamais pour prévenir un mal.
    On va apaiser les familles des parents en les accompagnant pendant leur temps de deuil, multiplier les visites de tel ou tel personnalité tout en promettant de punir les coupables mais quand passe la fumé, on reprend son sommeil peinard et tant mieux à ceux qui en font les frais. Pauvre de Mali, pauvre de nous maliens ‘”Quand l’Etat est faible, nous périssons”

  3. Non la famille doit porter plainte contre l’hôpital . Les médecins ont tués des gens pour réclamer le droit de gagner plus de prime et maintenant c’est la société civile de porter son combat contre l’impunité .

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